Admission à la profession

Foire aux questions

La Foire aux questions concernant l'externe a été mise à jour le 27 mai 2016 pour refléter les modifications au Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers.

Conditions générales

À propos des externes en soins infirmiers

Une externe est une étudiante en soins infirmiers ou en sciences infirmières qui, du 15 mai au 31 août et du 15 décembre au 20 janvier, peut exercer, sous la supervision d’une infirmière, certaines activités professionnelles réservées aux infirmières. Les activités que peut exercer l'externe en soins infirmiers se trouvent à l’annexe 1 du Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers.

L’étudiante du Québec qui, depuis 12 mois et moins, répond à l’une des cinq conditions suivantes :

  • elle a terminé avec succès les deux premières années du programme collégial en soins infirmiers;
  • elle a accumulé avec succès au moins 34 crédits du programme d’études de l’Université de Montréal;
  • elle a accumulé avec succès au moins 36 crédits du programme d’études de l’Université de Sherbrooke;
  • elle a accumulé avec succès au moins 38 crédits du programme d’études de l’Université du Québec à Trois-Rivières;
  • elle a accumulé avec succès au moins 60 crédits d’un autre programme d’études universitaires qui mène à l’obtention d’un diplôme donnant ouverture au permis de l’OIIQ.

L'externat n'est pas une obligation, il se situe en dehors des programmes d'études.

L’externe peut uniquement travailler dans les établissements publics ou privés conventionnés suivants :

  • un centre hospitalier de soins généraux et spécialisés;
  • un centre d'hébergement et de soins de longue durée;
  • un centre de réadaptation pour les personnes ayant une déficience physique.

Les lieux d’exercice interdits, principalement en raison de la complexité des soins, sont :

  • les soins intensifs et intermédiaires;
  • l’unité coronarienne;
  • le bloc opératoire et la salle de réveil;
  • la salle d’accouchement et la néonatalogie;
  • les unités et les services de psychiatrie de courte durée.

Il est important de noter que l’externe exerce auprès d’un patient dont l’état de santé n’est pas dans une phase critique ou requérant des ajustements fréquents, et ce, quel que soit le lieu d’exercice.

Conditions d’exercice

Oui, si l'étudiante n'a pas terminé sa session d'études lors du début de la période d'externat, elle peut commencer uniquement le volet théorique du programme d'intégration avant d'exercer les activités cliniques permises. L'étudiante devra attendre que son établissement d'enseignement confirme à l'OIIQ qu'elle répond aux conditions d'admission de l'externat et que la Direction, Registrariat et examens de l’OIIQ confirme l'admissibilité à l'employeur.

Elle doit, dans un premier temps, être embauchée à titre d'externe par un établissement de santé visé au Règlement. Elle produit à l’OIIQ deux attestations :

  • une attestation émise par l’établissement ayant retenu ses services;
  • une attestation émise par l’établissement d’enseignement.

Pour conclure, la Direction, Registrariat et examens de l’OIIQ confirme l'admissibilité à l'employeur.

Non, l'externe effectue les activités permises auprès de patients qui sont sous la responsabilité d'une infirmière.

Oui, le Règlement précise qu'un programme d'intégration d’une durée minimale de trois semaines doit être offert à l'externe par l’employeur pour lui permettre de :

  • parfaire ses connaissances et ses habiletés nécessaires pour exercer les activités prévues à l’annexe 1 du Règlement, selon les méthodes de soins qu'il devra appliquer;
  • démontrer sa capacité à exercer ces activités;
  • se familiariser avec les politiques et directives de l'établissement.

Il appartient à l'établissement, selon son contexte, de déterminer le contenu du programme ainsi que de définir quelle proportion prendra la partie théorique par rapport à la partie clinique.

Non, l'externe doit travailler uniquement sous la supervision d'une infirmière responsable du patient. Cette dernière doit être présente dans l'unité de soins1 concernée en vue d'une intervention rapide2. Il est exclu que la supervision de l’externe soit confiée à la CEPI ou à une infirmière auxiliaire.

L’externe est toujours responsable des actes qu’elle pose, même si elle exerce sous la supervision d’une infirmière. Elle doit consigner ses interventions au dossier du patient en apposant sa signature, suivie de « externe inf. ». Ces notes n’ont pas à être contresignées par quiconque.


1. Par unité de soins, on entend un secteur d’activités cliniques. Toutefois, les unités de soins réparties sur plus d’un site sont exclues.
2. Pour une intervention rapide auprès du patient, l’infirmière doit être en mesure d’évaluer l’état du patient.

La directrice des soins infirmiers (DSI) assume la responsabilité de l’externat et elle doit identifier, pour chaque externe, une infirmière à qui elle pourra se référer tout au long de son externat, afin de faciliter son intégration au milieu clinique et la consolidation de ses apprentissages.

Activités professionnelles

Oui, à l’exception de celles qui sont réservées à un professionnel. Tout comme les autres membres de l’équipe de soins infirmiers, elle peut effectuer des activités non réservées à des professionnels. Il est toutefois primordial de garder en tête l’objectif de l’externat, c'est-à-dire de contribuer à l’apprentissage d’une étudiante en lui permettant d’exercer certaines activités professionnelles. Si une grande partie du temps de l’externe est consacrée à des activités autres que celles qui lui sont permises en vertu du Règlement, une réflexion s’imposerait sur la valeur de l’expérience de l’externat pour son développement comme future professionnelle en soins infirmiers.

Par ailleurs, les situations dans lesquelles l’externe procède à des activités non réservées à un professionnel devraient plutôt constituer des occasions d’apprentissage où ses connaissances d’étudiante en soins infirmiers pourront lui permettre de contribuer à améliorer la qualité des soins tout en consolidant et en approfondissant ses connaissances en partenariat avec l’infirmière avec laquelle elle est jumelée.

Oui, la mesure des ingesta/excreta et la vidange d’un dispositif fermé d’une plaie ne sont pas des activités réservées à un professionnel au sens de la Loi sur les infirmières et les infirmiers. Elles peuvent donc être effectuées par l’externe qui doit s’en acquitter avec la même rigueur et la même compétence que l’ensemble des activités qu’elle accomplit.

Ainsi, les données de mesure d’ingesta/excreta recueillies par l’externe peuvent être utilisées par l’infirmière dans le cadre de la surveillance clinique de l’état de santé. Cependant, lorsque la condition du patient le justifie, l’infirmière peut se réserver la mesure d’ingesta ou d’excreta et la vidange d’un dispositif fermé d’une plaie, notamment en l’indiquant au PTI.

Oui, bien que l’externe puisse effectuer l’ensemble des tâches accomplies par une PAB, il est primordial de garder en tête l’objectif de l’externat, c’est-à-dire de contribuer à l’apprentissage d’une étudiante en lui permettant d’exercer certaines activités professionnelles. Si une grande partie du temps de l’externe est consacrée à des activités non professionnelles, une réflexion s’imposerait sur l’apport de l’externat pour son développement comme future professionnelle en soins infirmiers.

Oui, tous ces gestes peuvent être effectués par l’externe, à condition bien sûr qu’elle soit en mesure de les accomplir avec la même rigueur et la même compétence que l’ensemble des activités qu’elle accomplit. Il s’agit d’activités non réglementées qui peuvent être faites par une personne autre qu’une infirmière et qui sont bénéfiques pour la santé du patient. Il va sans dire que, dans la notion de supervision qui caractérise l’externat, ces exercices doivent êtres accomplis avec l’assentiment de l’infirmière du patient.

Oui, toujours dans le respect des limites de ses compétences et de son expérience, l’externe peut théoriquement faire les mêmes types de pansements que l’infirmière. Ses capacités légales à l’égard des pansements sont très larges. L’externe est encadrée dans la réalisation des pansements d’une part par ses propres limites, et d’autre part par les directives de l’infirmière ou la prescription du médecin.

Oui, elle le peut, puisqu’ils ne présentent pas un risque élevé de lésions ou de préjudices, les prélèvements capillaires ne sont plus une activité réservée depuis l’entrée en vigueur, en 2003, du projet de loi no 90. L’externe peut donc les faire à condition d’avoir la compétence nécessaire.

Chaque établissement est responsable d’adopter une politique de contrôle des narcotiques selon les lois et les règlements en vigueur. Cette politique détermine les professionnels (infirmières, CEPI ou autres) qui ont accès aux narcotiques de même que la méthode de contrôle qu’ils doivent appliquer, par exemple pour le décompte.

La double vérification n’est pas une activité réservée au sens de la loi puisqu’il ne s’agit pas de préparer, de mélanger ou d’administrer ledit médicament. Rappelons que la personne qui administre le médicament est toujours la responsable de cette activité.

Oui, l’externe peut ajuster le débit d’un soluté et elle peut irriguer et enlever le dispositif.