|
Accueil > Prix, bourses et distinctions > Concours Innovation clinique - 3M > Lauréates 2008 Lauréates 2008
Lauréates régionales 2008
Abititi-TémiscamingueÀ venir... Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-MadeleineUn projet innovateur qui favorise une culture d’apprentissage Face au nombre important d’infirmières qui partent à leur retraite et à la pénurie de ressources, l’équipe de l’unité de maternité du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Baie-des-Chaleurs a mis sur pied un projet qui favorise le transfert des connaissances des infirmières d’expérience au profit de leurs jeunes collègues. L’initiative inclut davantage de formation et de travail d’équipe ainsi que l’élaboration de guides et de normes. Les infirmières expertes ont cartographié les connaissances à transmettre aux jeunes infirmières et les compétences requises dans les situations spécifiques aux soins de maternité. Un aide-mémoire intègre les trucs du métier des infirmières d’expérience. Une vidéo a aussi été produite, présentant des situations réalistes ainsi que les réactions d’une infirmière experte. L’initiative a contribué à réduire le nombre de situations de non-respect des procédures, à améliorer la prise en charge des patientes lors de situations complexes et à augmenter la satisfaction du personnel médical et infirmier. On note aussi une diminution de 14 % du recours aux heures supplémentaires depuis 2005 et une augmentation du taux de rétention des recrues. L’initiative fait maintenant l’objet de projets pilotes dans différents secteurs du CSSS. Chaudière — AppalachesDes services préhospitaliers mieux ciblés et plus précoces Une équipe de six infirmières cliniciennes coordonnée par Denise Hébert a mis sur pied une Unité de coordination clinique des services préhospitaliers d’urgence (UCCSPU) au CHAU Hôtel-Dieu de Lévis afin d’améliorer ces services en acheminant le bon patient au bon endroit, avec les soins adéquats. Les infirmières coordonnent l’ensemble des interventions auprès des patients instables ou potentiellement instables. Ainsi, elles reçoivent les données transmises par le technicien ambulancier durant le transport, évaluent la situation clinique du patient, identifient sa condition conformément à l’échelle de triage, contribuent à établir un prédiagnostic et voient ensuite au cheminement approprié du patient à partir des protocoles des soins préhospitaliers. Au besoin, elles se réfèrent à l’urgentologue. Un rapport est ensuite transmis au centre hospitalier qui reçoit le patient. Ces interventions mieux ciblées et plus précoces diminuent la morbidité et possiblement la mortalité des patients. De même, certains transports secondaires sont évités et rendent les équipes ambulancières disponibles plus rapidement. L’unité, mise sur pied en juin 2006, a déjà suivi 5500 patients. Côte-NordUn protocole qui facilite le dépistage et la prévention des ITSS Jacqueline Losier, infirmière clinicienne au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Sept-Îles, a profité de l’avènement de la « Loi 90 » pour élaborer un protocole de dépistage et de prévention des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Ce protocole innovateur inclut toutes les informations, procédures et modalités pertinentes à l’égard du fonctionnement efficace d’une clinique de dépistage, incluant le cadre organisationnel, la démarche clinique ainsi que les rôles et responsabilités des membres de l’équipe. Son utilisation assure la standardisation des pratiques cliniques et la continuité des soins aux clients, tout en permettant à ces derniers de recevoir des services de qualité et un enseignement adapté à leurs besoins. Les infirmières expriment aussi leur satisfaction d’exploiter pleinement leurs compétences dans un cadre basé sur des données probantes. Le protocole a aussi permis d’augmenter le nombre d’usagers sans entraîner un accroissement des ressources et de réduire le délai avant le début des traitements. Il a également contribué à réduire la propagation des infections au sein de la population. EstrieUn solide coup de main aux personnes itinérantes Avec ses collaborateurs, Marie-Claude Jacques, infirmière clinicienne, a contribué à mettre sur pied l’Équipe Itinérance du Centre de santé et de services sociaux – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS), qui tend la main aux personnes itinérantes de la région. Mise sur pied en 2005, cette équipe comprend aussi un travailleur social, un organisateur communautaire et un médecin. Elle a pour objectifs de prévenir la dégradation et de favoriser l’amélioration des conditions de vie des personnes itinérantes, de soutenir les ressources de la communauté qui interviennent auprès d’elles et de soutenir le développement des capacités du milieu. L’approche de l’équipe est adaptée au mode de vie des personnes itinérantes. Les intervenants privilégient une approche communautaire, un suivi intensif dans le milieu, la réduction des méfaits et le développement local. Ainsi, l’équipe aide les personnes à trouver et à conserver un hébergement ou un logement, à mieux prendre en main leur santé, à avoir accès aux services dont elles ont besoin, à recréer des liens avec leur famille et à défendre leurs droits. En 2007, ses membres ont rencontré 246 personnes itinérantes. Laurentides/LanaudièreDes infirmières praticiennes spécialisées améliorent l’accessibilité des soins pour les jeunes enfants Pour contrer un grave problème d’accessibilité des soins et de prise en charge des enfants de 5 ans et moins, une équipe du Centre de santé et des services sociaux du Nord de Lanaudière a mis sur pied un projet inédit au Québec en embauchant dès 2005 des infirmières praticiennes en soins primaires formées en Ontario. Ce projet a permis de mieux appuyer les équipes de soins, de faire davantage de prévention et de paver la voie à l’introduction des infirmières praticiennes spécialisées de première ligne au Québec. Les tâches sont ainsi mieux réparties entre les médecins du Département de pédiatrie, les infirmières en santé parentale et infantile et les nouvelles infirmières praticiennes en soins de santé primaires, qui ont suivi plus de 500 enfants de 0 à 5 ans en 2007. La clientèle a ainsi un meilleur accès aux soins et les délais d’attente sont moins longs. Plusieurs parents ont exprimé leur satisfaction à l’égard de ce nouveau modèle de soins. Mauricie–Centre-du-QuébecAméliorer les soins aux personnes atteintes de la sclérose en plaques Mme Josée Vigneault, infirmière bachelière et son équipe ont mis leur expertise, leur créativité, leur leadership et leur persévérance au service des personnes atteintes de la sclérose en plaques (SEP) en mettant sur pied la clinique de SEP du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières en 2004. Elle en est maintenant la coordonnatrice. Plus de 400 usagers bénéficient désormais d’information et d’un soutien régulier de la part d’une équipe multidisciplinaire, limitant ainsi leur exode vers les grands centres et augmentant leur autonomie. La clinique contribue également à accélérer le processus diagnostique et le début des traitements, un facteur important lorsque l’on considère que la SEP peut mener à une invalidité si elle n’est pas traitée rapidement. Jusqu’ici, la clinique a permis de réduire les coûts liés aux visites à l’urgence de même que le nombre d’hospitalisations. Le suivi biopsychosocial des personnes atteintes est aussi plus rigoureux. La Société canadienne de la sclérose en plaques a d’ailleurs accordé à cette clinique le statut d’associée en 2006.MontérégieUn outil qui facilite les soins auprès des clients en oncologie et soins palliatifs à domicile Considérant l’augmentation constante du nombre de personnes atteintes de cancer et qui requièrent des soins à domicile, Denise Bergevin, Céline De Blois, Dominique Béland et Karine Lemoine, du CSSS Haut-Richelieu – Rouville et du CLSC de la Vallée-des-Forts ont développé et implanté un outil informatisé pour mieux planifier et dispenser les soins à cette clientèle. Le progiciel SyMO, intégré à une tablette PC, comprend toutes les fonctions nécessaires à la saisie, à l’entreposage et à la diffusion de l’information en temps réel ou différé. Il permet d’obtenir une vue d’ensemble du profil de chaque client, de ses besoins et des interventions prioritaires, en plus de produire des rapports de gestion. Cet outil convivial a contribué à améliorer la qualité et la continuité des soins, en plus de faciliter la communication et la coordination entre les professionnels. Résultat? La clientèle dit ressentir plus de sécurité et de confiance face aux soins reçus, grâce à une meilleure réponse à leurs besoins et à des soins plus humains. Montréal/LavalDes normes qui procurent plus d’autonomie aux infirmières Une équipe d’infirmières et infirmiers du Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances, soit Hélène Beaubien, Benoît Godbout, Luc Therrien, Isabelle Thibault et Annie Trudel, a conçu un guide d’admission et des critères d’évaluation de la clientèle alcoolique ou toxicomane afin de mieux évaluer la clientèle qui souhaite entreprendre une démarche de désintoxication ou qui est en situation de crise. Ces outils procurent aux infirmières plus d’autonomie et un cadre plus rigoureux afin de prendre la décision d’admettre un client à l’un des programmes ou à le référer à un centre hospitalier. En outre, ils aident l’équipe infirmière à mieux évaluer le degré de sévérité du sevrage et ainsi à assurer la sécurité du client. Ils contribuent également à une meilleure gestion de la médication lors du sevrage. Enfin, les autres membres de l’équipe de soins apprécient ces évaluations basées sur des critères standards et uniformes. Depuis la mise en place de ces outils, l’équipe a aussi constaté une diminution des risques liés au sevrage, ce qui a limité le nombre de transferts en ambulance. QuébecÀ venir... Saguenay–Lac-Saint-Jean/Nord-du-QuébecBâtir la confiance pour mieux renseigner les ados sur la sexualité Face au taux alarmant de grossesses non désirées et d’infections transmissibles sexuellement chez les jeunes, et considérant l’intérêt mitigé que suscitent les programmes usuels d’éducation sexuelle, Christine Tremblay, infirmière en santé sexuelle et reproductive de la clinique de santé sexuelle du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Lac-Saint-Jean-Est, et son équipe, ont mis sur pied le programme « Secrets de gang ». Ce programme invite les jeunes dans leur milieu scolaire secondaire à consulter volontairement, en petits groupes de pairs, un professionnel de la santé et un intervenant social au sujet de la sexualité. Entre amis, les jeunes sont plus à l’aise pour aborder les sujets qui les préoccupent et ils peuvent ainsi obtenir une saine information de la part des deux ressources complémentaires et de sexe opposé qui offrent l’activité, soit un professionnel de la santé et un intervenant psychosocial. Les infirmières scolaires de sept régions du Québec ont adhéré à ce programme jusqu’à présent. En quatre ans, il a permis de rencontrer près de 400 étudiants de 11 à 17 ans. |