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Quelle est la marche à suivre pour un établissement qui doit vérifier le statut d’une CEPI ?
Il incombe à l’établissement qui souhaite recruter une CEPI de vérifier son statut. Il faut savoir que le certificat d’immatriculation de l’étudiante n’est pas une preuve de l’obtention du statut de candidate à l’exercice. Le certificat d’immatriculation est émis par l’Ordre uniquement en vue d’autoriser une étudiante en soins infirmiers à faire un stage clinique durant sa période de formation. De plus, l’établissement qui engage une CEPI devrait exiger de celle-ci une lettre du registraire de son établissement d’enseignement confirmant l’obtention de son diplôme (DEC ou bac).
L’établissement peut communiquer en tout temps avec le Bureau du registraire de l’OIIQ pour vérifier le statut des CEPI qu’il désire recruter.
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La CEPI peut-elle commencer son programme d’intégration même si elle n’a pas encore reçu la confirmation de l’obtention de son diplôme ?
La CEPI qui n’a pas encore reçu la confirmation de l’obtention de son diplôme peut commencer seulement le volet théorique de son programme d’intégration. Elle ne peut exercer aucune activité professionnelle. Quant au volet pratique, il ne doit être entrepris que lorsque la CEPI est en mesure de présenter son diplôme ou, à défaut de ce dernier, une lettre du registraire de son établissement d’enseignement confirmant son obtention.
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Quelle devrait être la durée du programme d’intégration ?
Il revient à chaque établissement de déterminer la durée du programme d’intégration en tenant compte des exigences établies par le Règlement et en exerçant un suivi régulier des apprentissages de chaque CEPI.
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Une CEPI peut-elle agir comme accompagnatrice, à titre de préposée aux bénéficiaires, dans une ambulance ?
Hors de l’établissement de santé, la CEPI ne peut exercer aucune activité professionnelle. Toutefois, dans certaines situations, elle peut agir à titre de non-professionnelle (préposée aux bénéficiaires), employée par l’établissement et servir d’accompagnatrice si cette activité n’implique aucune activité clinique.
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La CEPI peut-elle rester seule dans une unité de soins de courte durée pendant les pauses et les repas ?
Non, à aucun moment. Comme le stipule le Règlement , la CEPI doit agir sous surveillance d’une infirmière présente dans l’unité de soins, cette surveillance ayant pour objectif la sécurité des clients.
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La CEPI peut-elle prendre la responsabilité d’une unité de soins ?
Non. La CEPI ne peut pas prendre la responsabilité d’une unité de soins, car celle-ci incombe à une infirmière, à un coordonnateur ou un chef d’unité qui est présent dans l’établissement.
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La CEPI peut-elle être chef d'équipe ?
Oui. La notion de chef d’équipe concerne l’organisation du travail. La CEPI peut donc être jumelée à une infirmière auxiliaire et continuer d’exercer ses activités conformément au Règlement.
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Une CEPI peut-elle être jumelée à une externe ?
Non. Le Règlement exige que l’externe agisse sous la surveillance d’une infirmière présente dans l’unité, responsable du client, et possédant une expérience pertinente. L’externe est donc jumelée à cette infirmière pour l’exécution de l’acte. Ainsi, l’externe ne peut être jumelée à une CEPI.
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Une CEPI peut-elle exercer dans une résidence ou dans un cabinet privé ?
Non. Ces lieux ne sont pas des établissements au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, comme le précise le Règlement.
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La CEPI peut-elle exercer :
Au service de consultation externe ? Oui, sauf en médecine de jour ou en chirurgie d’un jour.
En hémodialyse ? Oui.
Aux soins intensifs et aux soins intermédiaires ? Oui. Toutefois, ses activités sont limitées et il faut tenir compte de l’importance de la surveillance et du soutien à offrir aux CEPI afin d’assurer la qualité des soins et la sécurité des clients dont la condition clinique est instable.
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Une CEPI peut-elle administrer des antinéoplasiques ?
Oui. Cependant, la CEPI, comme l’infirmière, doit agir avec compétence et tenir compte de ses limites (Code de déontologie, art.17).
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Quelles interventions la CEPI peut-elle faire en présence d’un « Code » ?
En situation d’urgence, toute personne doit intervenir pour porter secours à quelqu’un dont la vie est en péril. Toutefois, la CEPI agit sous la surveillance d’une infirmière, laquelle doit être en mesure d’intervenir auprès du client dans un bref délai. La CEPI qui constate un arrêt cardiorespiratoire doit signaler le « Code » immédiatement et amorcer les manœuvres de réanimation jusqu’à ce que l’équipe d’intervention et l’infirmière qui assurent sa surveillance, arrivent sur les lieux. Par la suite, elle offre un soutien à l’équipe (prise des notes, préparation des médicaments, prise en charge des clients de l’infirmière qui répond au code, etc.).
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Une CEPI peut-elle assurer la surveillance d’un client sous télémétrie ?
La CEPI peut assurer les soins du client, elle peut être responsable de la surveillance cardiaque et de la lecture du tracé à condition d’avoir complété un programme de formation théorique et pratique lui permettant d’acquérir les connaissances nécessaires et démontrer sa capacité à l’exercer.
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La CEPI peut-elle prendre en charge un client qui a une canule artérielle ?
La CEPI peut prendre soin d’un client porteur d’une canule artérielle. Elle peut y effectuer des prélèvements sanguins aux fins d’analyses si elle possède les compétences nécessaires pour exécuter cette technique de façon sécuritaire. Toutefois, la surveillance hémodynamique demeure la responsabilité d’une infirmière.
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Quelle est la responsabilité de la CEPI au regard de l’administration d’un produit sanguin ?
La CEPI qui administre un produit sanguin est responsable de s’assurer qu’elle a les connaissances et les compétences nécessaires pour le faire. Il importe que l’établissement définisse dans quel contexte une CEPI peut administrer un produit sanguin et fasse preuve de vigilance lorsqu’il est question de lui confier des activités comportant un risque de préjudice élevé pour la clientèle. Par ailleurs, la CEPI doit agir sous la surveillance d’une infirmière présente dans l’unité de soins en vue d’une intervention rapide, au besoin.
La double vérification d’un produit sanguin administré par une CEPI devrait être assurée par une infirmière de l’unité. La CEPI peut toutefois assurer la double vérification d'un produit sanguin administré par une infirmière, selon la politique de l’établissement.
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La CEPI peut-elle ajuster la médication selon une ordonnance ?
Oui. Une CEPI peut ajuster la médication dans la mesure où elle agit selon une ordonnance individuelle (par exemple ajustement de l’insuline ou de la perfusion d’héparine d’un client selon l’échelle prescrite).
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Une CEPI peut-elle relever les ordonnances médicales ?
La CEPI peut relever les ordonnances écrites mais ne peut accepter d’ordonnances verbales. Toutefois, elle peut exécuter une ordonnance téléphonique ou verbale qui a été consignée au dossier du client par une infirmière.
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En quoi consiste l’interdiction pour la CEPI d’initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques selon une ordonnance ?
L’action d’INITIER est reliée à la notion d’ordonnance collective et implique un processus décisionnel qui exige une évaluation préalable de l’état de santé du client par l’infirmière. La CEPI peut toutefois exécuter une ordonnance collective à la demande de l’infirmière qui a procédé à l’évaluation nécessaire. Dans ce cas, la note au dossier doit clairement faire état de l’évaluation faite par l’infirmière et de sa décision d’appliquer l’ordonnance collective, ainsi que de l’activité pratiquée par la CEPI.
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La CEPI peut-elle participer au contrôle et au décompte des narcotiques ?
Chaque établissement est responsable d’adopter une politique de contrôle des narcotiques selon les lois et les règlements en vigueur. Cette politique détermine les professionnels (infirmières, CEPI ou autres) qui ont accès aux narcotiques de même que la méthode de contrôle qu’ils doivent appliquer, par exemple pour le décompte.
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Une CEPI peut-elle faire des heures supplémentaires ?
Le Règlement n’interdit pas à la CEPI de faire des heures supplémentaires. Tout comme l’infirmière, celle-ci se heurte à un dilemme : l’obligation de prendre des moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins aux clients dont elle a la responsabilité, et celle de s’abstenir d’exercer sa profession lorsqu’elle est dans un état susceptible de compromettre la qualité des soins et des services ou la sécurité des clients.
En fait, la CEPI qui décide de ne pas faire d’heures supplémentaires parce qu’elle juge que son état est susceptible de compromettre la qualité des soins ou la sécurité des clients ne porte pas atteinte à ses obligations déontologiques. À ce sujet, lire la chronique déonto « Les heures supplémentaires : pour une prise de décision éclairée ». (http://www.oiiq.org/uploads/periodiques/Journal/vol2no1/ss02.htm)
Par ailleurs, sur le plan de la responsabilité professionnelle, la CEPI est protégée pour les soins et les traitements qu’elle donne dans le cadre de ses activités. Aucune limite d’heures n’est imposée ; c’est plutôt son autoévaluation de sa capacité à exercer ses activités professionnelles qui fixe la limite.