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Accueil > Être infirmière au Québec > Plan thérapeutique > Foire aux questions Foire aux questions concernant le plan thérapeutique infirmier [PTI]2. Responsabilités inhérentes au PTI
Au programme enfance-jeunesse 0 à 12 ans, si un seul suivi est nécessaire concernant le poids et l’allaitement, devons-nous faire un PTI ?Si le protocole prévoit une relance de routine pour le poids et l’allaitement à la suite du congé de l’hôpital, si aucune indication particulière de suivi n’est transmise par l’infirmière de l’hôpital, et si l’infirmière du CLSC qui fait cette relance juge qu’il n’y a pas de suivi clinique à effectuer, alors il n’est pas nécessaire de déterminer un PTI dans le dossier du client. Par contre, dès qu’un suivi s’avère nécessaire, un PTI doit être déterminé et inclus dans le dossier. De quelle façon les non professionnels n’ayant pas accès au dossier seront-ils informés des directives s’adressant à eux ?Les directives s’adressant aux non professionnels seront transmises dans un document auquel ils ont accès (p. ex. plan de travail ou feuille de route) et on doit s’assurer que l’information est suffisamment explicite pour leur permettre de les appliquer de façon appropriée. En réadaptation, est-ce que je devrai déterminer un PTI pour chaque suivi effectué auprès d’un client qui, par exemple, est revu en externe à tous les 90 jours ?Normalement, les aspects particuliers de la réévaluation aux 90 jours devraient être indiqués dans le PTI et documentés dans les notes d’évolution. Un PTI est requis chaque fois que l’infirmière juge qu’elle doit faire un suivi clinique. La révision du plan d’intervention interdisciplinaire aux 90 jours peut donner lieu ou non à un ajustement du PTI, selon l’évolution de la situation clinique du client. En obstétrique, la majorité des suivis post-partum étant normaux, devons-nous quand même faire un PTI ?Si l’évolution post-partum se déroule normalement et qu’aucun suivi particulier n’est requis, le PTI devrait minimalement indiquer dans les directives infirmières « suivi post-partum ». L’accouchement serait alors inscrit comme besoin prioritaire, avec les précisions pertinentes (p. ex. césarienne, 32 semaines). L’omission d’inscrire d’autres problèmes ou besoins prioritaires et d’autres directives infirmières au fil de l’épisode de soins constitue en soi une décision clinique fondée sur chaque évaluation effectuée par l’infirmière et dont elle est imputable. L’infirmière documente-t-elle le PTI au moment du congé d’un client si des problèmes prioritaires ne sont pas résolus et que des directives infirmières sont toujours en vigueur ?Non, car le suivi clinique se poursuit alors au-delà du séjour hospitalier, que ce soit le CLSC, le CHSLD ou le client et ses proches qui prennent le relais. L’infirmière documente le congé du client dans ses notes d’évolution et elle transmet, selon les règles en vigueur, le PTI ou les extraits pertinents pour le suivi clinique du client lors de son congé ou de son transfert. Dans l’exemple donné lors de la formation, pourquoi ne pas avoir inscrit le risque d’infection de la plaie comme problème prioritaire au moment où l’infirmière a constaté l’ulcère veineux ?À moins qu’un risque particulier d’infection ne soit constaté chez le client, le risque d’infection est inhérent à tout ulcère veineux et la surveillance clinique qui en découle fait partie des standards de pratique, à moins que l’infirmière ne détermine que des mesures particulières doivent être prises dans le cas de ce client. L’infirmière doit-elle inscrire dans le PTI la présence d’une allergie chez le client?La question à se poser est de savoir si l’allergie a un impact sur le suivi clinique du client. Si la réponse est positive, l’infirmière inscrit le problème dans le PTI. Par exemple, le suivi clinique consistant à donner de l’enseignement parce qu’une allergie vient d’être découverte justifierait son inscription dans le PTI. Dans une unité post-natale, la mère et le bébé auront-ils chacun un PTI ?Oui. Par exemple, dans le cas d’un problème d’allaitement requérant un suivi clinique particulier, le problème serait inscrit dans le PTI de la mère. Par ailleurs, si le bébé présentait un problème d’hyperbiliribunémie, ce problème serait inscrit dans le PTI du bébé. L’infirmière consultante (soins de plaie, allaitement, etc.) peut-elle déterminer ou ajuster le PTI ?Oui, si c’est elle qui prend la décision. Par exemple, l’infirmière stomothérapeute qui évalue une plaie et en détermine le plan de traitement inscrirait son constat et ses directives dans le PTI. Toutefois, il arrive que la consultante émette une opinion professionnelle dont l’infirmière responsable du client tient compte pour déterminer ou ajuster le PTI. Dans les deux cas, l’infirmière responsable du client doit ajuster le plan thérapeutique infirmier si l’évolution de la plaie ou la réaction du client l’exigent. L’infirmière praticienne spécialisée (IPS) qui est habilitée à prescrire peut-elle ou doit-elle utiliser le PTI pour donner ses directives ?Si la décision porte sur une activité relevant du champ d’exercice de l’infirmière (article 36 de la Loi sur les infirmières et les infirmiers), c’est le même principe qui s’applique (voir la réponse à la question 2.9). Si l’infirmière praticienne spécialisée agit à titre de consultante auprès de l’infirmière qui est responsable du client, c’est celle qui prend la décision qui l’inscrit dans le plan thérapeutique infirmier. Si la décision porte sur une activité médicale prévue à l’article 36.1 de la Loi sur les infirmières et les infirmiers comme la prescription de médicaments, l’IPS doit inscrire cette décision sur la feuille d’ordonnance médicale afin de faciliter le suivi conjoint du client. Quand doit-on inscrire une ordonnance médicale dans le PTI ?Lorsque l’infirmière décide d’appliquer une ordonnance médicale individuelle ou collective, elle l’indique dans le PTI dans la mesure où cette indication est cruciale pour le suivi clinique du client. Par conséquent, elle n’inscrirait pas nécessairement dans le PTI une décision ponctuelle à cet effet (p. ex. administration d’un antiémétique en oncologie), décision qu’elle inscrirait toutefois dans ses notes d’évolution. Inscrit-on une directive infirmière pour l’application d’une ordonnance collective ?Oui, dans la mesure où cette décision est cruciale pour le suivi clinique du client, notamment lorsque l’équipe de soins infirmiers comprend des infirmières auxiliaires, car celles-ci ne peuvent pas prendre cette décision, qui requiert une évaluation par l’infirmière. Doit-on inscrire l’administration des PRN dans les directives lorsque l’équipe de soins inclut des infirmières auxiliaires ?L’administration d’un médicament PRN fait l’objet d’une directive infirmière lorsque la situation du client le requiert, par exemple lorsqu’une évaluation de l’infirmière est requise au préalable ou lorsque l’administration de ce médicament est associée à une stratégie d’intervention déterminée par l’infirmière. En raison de son caractère obligatoire, la non-application d’une directive infirmière pourrait-elle conduire à remplir un rapport d’accident-incident ?Lorsqu’une directive infirmière n’est pas appliquée, il faut justifier sa non-application dans les notes d’évolution narratives. Si l’omission d’appliquer une directive infirmière n’est pas justifiée et qu’elle entraîne ou aurait pu entraîner des préjudices pour le client, il faut alors remplir un rapport d’accident-incident, comme on le ferait pour toute autre activité professionnelle. Lorsqu’une infirmière effectue un stage dans le cadre de sa formation universitaire, peut-elle déterminer et ajuster le PTI ?Lorsqu’une étudiante effectue un stage faisant partie de son programme de formation infirmière, elle est en apprentissage et c’est une infirmière employée de l’établissement qui est responsable du client et de son PTI. Toutefois, si cette étudiante est infirmière (membre de l’OIIQ), elle peut déterminer le PTI ou l’ajuster pendant le stage qu’elle effectue dans le cadre d’un programme d’études en sciences infirmières ou d’une formation d’infirmière praticienne spécialisée, à la condition qu’elle en ait convenu avec l’infirmière responsable du client en vue d’assurer la continuité des soins. Toutefois, l’infirmière responsable du client peut refuser que la stagiaire détermine ou ajuste le PTI pour un client particulier ou encore elle peut établir des balises, s’il y a lieu, selon la condition du client et l’expérience clinique de la stagiaire. En tout temps, l’étudiante doit reconnaître et respecter ses limites et se référer à l’infirmière responsable du client au besoin. Par ailleurs, la directrice des soins infirmiers de l’établissement peut adopter une règle de soins infirmiers pour encadrer la détermination et l’ajustement du PTI par une infirmière durant un stage, tout comme une université peut décider que ses étudiantes qui sont infirmières ne détermineront pas et n’ajusteront pas le PTI des clients durant leurs stages cliniques. |