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Actualités régionales de l'ORIIE

Retrouvez sur cette page, l’actualité de l’Ordre régional de l'Estrie.

Journée internationale de l'infirmière 2017

Rendez-vous le 10 mai au théâtre Granada

Hâtez-vous de vous inscrire

Le comité organisateur de la Journée internationale de l'infirmière2017 de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers de l'Estrie vous invite à participer à la soirée qui souligne l'événement le mercredi 10 mai 2017, au Théâtre Granada à Sherbrooke.

Inscrivez-vous en remplissant, puis en envoyant le coupon-réponse, accompagné d'un chèque de 40 $.

Déroulement de la soirée

  • 17 h 15 - Accueil, incluant une consommation
  • 18 h 15 - Hommage aux 30 ans de profession. Souper et musique d'ambiance
  • 19 h 30 - Remise du prix Denise-Paul
  • 20 h 15 - Remise du prix de la Relève
  • 21 h 30 - Fin de la soirée

En bref

  • Date : Mercredi 10 mai au Théâtre Granada (voir la carte)
  • Tarif :
    • 30 $
    • 25 $ pour les étudiants

Revivez la soirée 2016 en photos

Remise du prix Relève régionale

Prix Relève régionale 2016 ORIIE
Adnan Bradaric, représentant de la Banque Nationale; Hassan Nait, représentant de la Banque Nationale; Jessica Fraser Guillemette, conseillère de la Banque Nationale; Didier Mailhot-Bisson, responsable du Comité des prix reconnaissance; François-Michel Paré, lauréat; Marie-Christine Laramée, responsable du prix Relève régionale, Émilie Simard, présidente du Comité jeunesse et Charles Bilodeau, secrétaire du Comité jeunesse.

Remise du prix Denise-Paul

Prix Denise-Paul 2016 ORIIE
Frances Gallagher, professeure agrégée; Line Saintonge, lauréate; Maryse Grégoire, présidente de l’ORIIE; Patricia Bourgault, directrice de l’École des sciences infirmières, et Didier Mailhot-Bisson, responsable du Comité des prix reconnaissance de l'ORIIE.

Quelques photos de la soirée

Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE
Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE
Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE
Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE
Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE
Soirée Journée internationale infirmière 2016 ORIIE

Portrait de l'effectif infirmier 2016 

Découvrez les particularités de la région

Portrait de l'effectif infirmierL’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a dévoilé récemment que le nombre d’infirmières et d’infirmiers inscrits au Tableau de l’OIIQ en 2015-2016 s’élevait à 74 206, soit 584 membres de plus que l’année précédente. Par ailleurs, l’OIIQ a délivré 3 879  permis pour la même période.

Depuis les trois dernières années, l’OIIQ délivre annuellement plus de 3 500 permis – des chiffres notamment attribuables au nombre élevé de diplômés des programmes québécois de formation infirmière initiale. Ainsi, la relève comble les départs à la retraite et conduit, cette année encore, à une légère croissance de l’effectif global.

L’Estrie se démarque avec le taux de croissance de son effectif infirmier le plus élevé en 2015-2016

Au cours de la dernière année, l’effectif infirmier de l’Estrie a enregistré une croissance de 4,2 % alors que le taux provincial est de 0,8 %. Cette forte croissance s’explique, en partie, par le fait que la région a embauché près de 250 infirmières de la relève au cours de l’année. En outre, le taux d’emploi à temps complet de l’effectif infirmier est parmi les plus élevés, soit 64 % comparativement à 60 % dans l’ensemble. Même constat pour la relève infirmière : 39 % travaillent à temps complet alors que cette proportion est de 28 % pour l’ensemble de la relève infirmière au Québec.

Par ailleurs, le taux de poursuite des études universitaires (pour la relève titulaire d’un DEC) est de 55 %, soit une proportion légèrement supérieure à la moyenne provinciale de 51 %. Au 31 mars 2016, 3 130 infirmières et infirmiers exerçaient la profession dans la région de l’Estrie, soit 4,5 % de l’effectif provincial. Ainsi, la région compte 9,7 infirmières pour 1 000 habitants, ce qui la place au-dessus de la moyenne provinciale de 8,4.

Pour en savoir davantage

Têtes d'affiche

Prix Innovation clinique 2016

Bravo à Mélanie Marceau et Stéphane Lavoie

Le prix Innovation clinique Banque Nationale 2016 de l’Estrie (ORIIE) a été décerné au projet de Mélanie Marceau et Stéphane Lavoie intitulé « L’amélioration des compétences d’évaluation de l’infirmière clinicienne en contexte de ʺ code orange ʺ : la simulation clinique au service des victimes d’un désastre externe ».

Un exercice qui prépare les infirmières novices à agir dans ce cadre particulier et unique de la prestation des soins infirmiers d’urgence, et qui met l’accent sur plusieurs aspects de la compétence infirmière en situation d’urgence : évaluation, triage, priorisation des interventions, gestion des ressources humaines et matérielles, communication et collaboration.

Bravo à tous les lauréats.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIE
Stéphane Lavoie, récipiendaire; Hassan Nait, représentant de la Banque Nationale; Jessica Fraser, conseillère à la Banque Nationale; Maryse Grégoire, présidente de l’ORIIE; Mélanie Marceau, récipiendaire; Didier Mailhot-Bisson, responsable du Comité des prix Reconnaissance de l’ORIIE, et Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ.

Têtes d'affiche

Ginette Henri membre émérite de l’AQIISM

Le 2 juin 2016, Ginette Henri a reçu le prix Membre émérite de l’Association des infirmières et infirmiers en santé mentale du Québec (AQIISM).

Ce prix provincial prestigieux est remis chaque année à une infirmière œuvrant en santé mentale qui s’est démarquée par son engagement auprès de ses pairs ou de la clientèle qu’elle dessert.

À propos de Ginette Henri

Après une carrière infirmière de 48 ans, dont 43 ans en santé mentale, voilà un honneur pleinement mérité pour Ginette Henri, infirmière clinicienne spécialisée en soins à la personne aînée présentant des troubles de santé mentale. Mme Henri s’est de plus démarquée au fil des années par son expertise unique en santé mentale des personnes aînées. Mentionnons aussi son engagement pour la qualité des soins offerts à cette clientèle, son souci de toujours maintenir ses connaissances à jour, les nombreuses heures consacrées à partager son savoir ainsi que son implication dans le milieu académique, professionnel et gouvernemental.

Sa nomination fut appuyée par de nombreux collègues et pairs du milieu clinique et universitaire.

Marie-Claude Jacques

Ginette Henri nommée membre émérite de l’AQIISM
De gauche à droite: France Laflamme, infirmière conseil en santé mentale à la direction du développement et du soutien professionnel à l'OIIQ; Ginette Henri, inf., M.A (gérontologie) infirmière clinicienne spécialisée en soins à la personne aînée présentant des troubles de santé mentale; Lise Laberge, inf, M. Sc., présidente AQIISM; Claire Page, inf., Ph. D, professeure associée à l'UQAR

Têtes d'affiche

Prix étudiants régionaux : découvrez-les lauréats

Le 8 juin, l’ordre régional a profité de son assemblée générale pour remettre ses prix régionaux étudiants. En voici les lauréats.

Prix soulignant la réussite et l’engagement étudiant

  • Bourse Fonds du Patrimoine de l’OIIQ : Mélanie Lavoie
  • Bourse d'études de baccalauréat de perfectionnement de l’OIIQ : Maryse Saint-Amand Guinois
  • Prix du baccalauréat en sciences infirmières : Anthony Van Winden, infirmier finissant de l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke (bourse de 350 $)
  • Prix mérite en soins infirmiers : Elsa Simard, infirmière finissante du Cégep de Sherbrooke (250 $)
  • Prix mérite en Soins infirmiers : Anie de la Fontaine, infirmière finissante du Cégep de Sherbrooke (250 $)
  • Prix mérite en Soins infirmiers : Emily MacGregor, infirmière finissante du Collège Champlain (250 $)

Bravo à toutes et à tous.

Prix Mérite en soins infirmiers – Collège Champlain
De gauche à droite : Yvonne Wilkin et Louise Éthier, enseignantes au Collège Champlain, Emily MacGregor, lauréate; Maryse Grégoire, présidente et Didier Mailhot-Bisson, responsable du comité des prix reconnaissance
Bourse du Fonds du Patrimoine
De gauche à droite : Mélanie Lavoie, lauréate, Maryse Grégoire, présidente, et Didier Mailhot-Bisson, responsable du comité des prix reconnaissance

Cliniquement vôtre

Bons soins au bon moment

Une nouvelle chaire de recherche en Estrie

Le 11 juin 2015, l’Université de Sherbrooke a annoncé la création de la Chaire de recherche axée sur le patient et les soins hospitaliers aigus.

Née de la coopération entre l’Université de Sherbrooke, le CHUS et le Centre de recherche du CHUS, cette nouvelle chaire a pour but de comparer l’efficacité, la sécurité et les coûts de différents soins hospitaliers aigus. Sa création est un geste concret qui vise à faire en sorte que les patients reçoivent les bons soins au bon moment.

Lisez l'article paru dans le Perspective infirmière.

Bons soins au bon moment - Une nouvelle chaire de recherche, Perspective infirmière, mai/juin 2015, vol. 13, n0 2

Activités légales

Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ, en Estrie

Retour sur l'assemblée générale annuelle régionale 2016

C’est le mercredi 8 juin que l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l'Estrie a organisé son Assemblée générale annuelle régionale.

Assemblée générale annuelle

Lors de cette assemblée, les membres ont pris connaissance des activités des différents comités et ont ratifié les états financiers de l’ordre régional.

Ils ont aussi procédé à l’élection des 45 délégués qui représenteront la région à l'Assemblée générale annuelle provinciale de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec qui aura lieu le 7 novembre, à Montréal.

Conférence de Lucie Tremblay

Après avoir rencontré le personnel infirmier à l'hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), a présenté une conférence qui avait pour titre : « Mon expérience de l’exercice du leadership ».

Dans l'après-midi, Mme Tremblay avait donné une entrevue à La Tribune, dans laquelle elle avait rappelé que les 74 000 infirmières et infirmiers ont des solutions pour désengorger le réseau.

Lucie Tremblay au CHUS de Québec
Lucie Tremblay posent avec des infirmières et des infirmiers de l'hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Tendances infirmières

La détresse émotionnelle et l'initiative concertée d'amélioration de l'expérience des patients atteints de cancer1

Les patients atteints de cancer doivent faire face à de nombreux défis à la suite de l'annonce du diagnostic, notamment à de la détresse émotionnelle. Celle-ci peut avoir des répercussions négatives sur les résultats de santé des patients, tant en ce qui a trait à leur adhésion au traitement qu'en ce qui concerne leur qualité de vie.

« Selon tous les sondages menés à travers le Canada, de façon constante et significative, c'est la détresse émotionnelle qui cause le plus d'insatisfaction chez les patients », explique le Dr Zeev Rosberger, chercheur principal du projet Improving Patient Experience and Health Outcomes Collaborative (iPEHOC) et directeur du Programme d'oncologie psychosociale Louise Granofsky de l'Hôpital général juif. « Lorsque l'on aura compris l'expérience du patient grâce au processus de dépistage et de mesure des résultats, nous pourrons mieux viser le symptôme et prescrire la bonne intervention, en temps opportun. Jusqu'ici, nous ne sommes pas parvenus à le faire de façon optimale. »

Dépistage systématique de la détresse

Afin de pallier ce manque et pour optimiser la qualité des soins prodigués aux patients, le programme de cancérologie du Centre hospitalier de St. Mary (CHSM) a mis en place, en 2008, un dépistage systématique de la détresse des patients en utilisant une approche plus personnalisée, centrée sur les besoins particuliers de chaque individu. Cette approche permet à l'équipe soignante de définir les préoccupations informationnelles, pratiques et sociales des patients ainsi que de cerner les besoins d'ordre émotionnel et d'y répondre, alors que ceux-ci ne sont généralement pas pris en charge lors des suivis médicaux réguliers.

Implantation du projet iPEHOC

Jusqu'à tout récemment, le CHSM réalisait le dépistage de la détresse sur papier. Le projet iPEHOC a toutefois été implanté voici quelques mois à travers les trois hôpitaux du Réseau de cancérologie Rossy, en collaboration avec Action Cancer Ontario, permettant ainsi aux équipes soignantes d'offrir un dépistage de la détresse aux patients à l'aide d'une tablette électronique.

Le logiciel d'évaluation et de réponse à la détresse Distress Assessment and Response Tool (DART) résume les résultats obtenus et génère un rapport qui est immédiatement imprimé et revu par l'équipe soignante (les patients en obtiennent également une copie). Les cliniciens peuvent ainsi déterminer en quelques minutes quels symptômes nécessitent leur intervention. « Le processus de dépistage nous aidera non seulement à établir les 35 à 45 % des patients qui souffrent de détresse émotionnelle et qui peuvent être soutenus par l'équipe soignante qui s'occupe déjà d'eux, mais aussi les 15 % des patients qui ont besoin de soins plus spécialisés en santé mentale », explique Rosana Faria, codirectrice du projet et psychologue clinicienne au Centre hospitalier de St. Mary, où un projet pilote qui touche tous les patients soutenus par l'infirmière pivot est mis en œuvre.

« Les patients, médecins et infirmières deviennent plus responsables grâce à de meilleures connaissances. Le patient est conscient de ce qui se passe, est conscient des ressources et participe à la prise de décision », fait remarquer la codirectrice du projet.

L'équipe de projet inclut :

  • Manon Allard, directrice adjointe de la Direction des soins infirmiers du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal
  • Rosana Faria, psychologue
  • Adriana Krasteva, gestionnaire de projets du Réseau de cancérologie Rossy
  • Karine Gimmig, Benedict Romano et Jeffrey Mangerpan, infirmiers pivots du programme de cancérologie du CHSM.

Les infirmières reçoivent les rapports de dépistage, valident les données auprès des patients, ciblent les priorités avec eux et effectuent le suivi. Elles s'assurent que les patients qui ont exprimé un certain niveau de détresse sont réévalués à chaque rencontre ou dirigés vers le bon service au besoin.

L'équipe pourra évaluer les effets de cette intervention sur le bien-être des patients grâce à un tableau de bord mensuel et à un algorithme d'intervention.

Ce projet, premier du genre au Canada, va sans aucun doute permettre d'assurer la prestation de soins personnalisés grâce à une approche globale et améliorera la qualité de vie des patients atteints de cancer.

L'équipe de cliniciens du centre de cancérologie du Centre hospitalier de St. Mary 
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal

1 Cet article a déjà été diffusé dans le cyberjournal de Montréal/Laval, volume 7 , numéro 3

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10 000 dollars en bourses d'études en Estrie

Mélanie Lavoie et Maryse St-Amand Guinois
Mélanie Lavoie et Maryse St-Amand-Guinois

Bravo aux deux étudiantes

L’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l'Estrie (ORIIE) a remis deux bourses d'études du Fonds Patrimoine, d'une valeur de 5 000 $ chacune, à la relève infirmière régionale pour les aider à poursuivre leurs études universitaires.

​Les lauréates sont : Mélanie Lavoie et Maryse St-Amand-Guinois. Ces bourses viennent récompenser l'excellence de leurs résultats scolaires et leur leadership.

À propos du Fonds Patrimoine de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
En 2006, l'OIIQ a sollicité une contribution financière de tous ses membres pour la création du Fonds Patrimoine : un fonds destiné à faciliter l’accès à la formation infirmière, tant initiale que continue, et à assurer une relève suffisante.

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Prix Denise-Paul 2016

Félicitations à Line Saintonge!

Le prix Denise-Paul 2016 a été remis à Line Saintonge de l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke.

Prix Denise-Paul 2016
Chantal Lessard, vice-présidente et relationniste de l'ORIIE; Frances Gallagher, professeure agrégée; Patricia Bourgault, directrice de l’École des sciences infirmières; Line Saintonge, lauréate; Maryse Grégoire, présidente de l’ORIIE, et Didier Mailhot-Bisson, responsable du comité Prix reconnaissance de l'ORIIE.

Cliniquement vôtre

Compétence de la relève infirmière

Marie-Ève Fortin et Marie-Hélène Coulombe
Marie-Ève Fortin et Marie-Hélène Coulombe

Depuis déjà plusieurs décennies, la compétence est un concept qui suscite l’intérêt des chercheurs. Toutefois, le manque de clarté entourant ce sujet est reconnu et l’abondance des écrits ne mène guère, encore à ce jour, à un consensus sur sa définition.

Une brève définition…

Selon l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (2000), la compétence est l’aptitude à intégrer et à appliquer les connaissances, les habiletés, le jugement et les caractéristiques personnelles qui sont nécessaires pour exercer un rôle professionnel dans un milieu donné, afin d’assurer une pratique sécuritaire et conforme à l’éthique. Lire la suite

L’importance de la compétence dans la pratique

Agir avec compétence tout en tenant compte de ses limites et s’assurer de tenir à jour sa compétence font partie intégrante des lois qui encadrent les devoirs inhérents à l’exercice de la profession infirmière (Code de déontologie des infirmières et infirmiers, art. 18 in fine). Les infirmières représentent le plus grand groupe de professionnels du système de la santé et jouent un rôle crucial dans l’amélioration de la qualité des soins pour la sécurité des patients, entre autres par leurs connaissances, leur vigilance et leur capacité à repérer les risques (AIIC, 2000). Toutes spécialités confondues, la sécurité des patients dépend fortement de la compétence infirmière, et ce, dans divers domaines tels que la gestion des risques et la reconnaissance des événements indésirables (Institut canadien pour la sécurité des patients, 2008; Kendall-Gallagher & Blegen, 2010).

La compétence chez les infirmières novices

La pénurie de main-d’œuvre en santé est une problématique internationale imminente, dont les impacts se font de plus en plus sentir. Plusieurs facteurs influencent l’évolution de l’effectif infirmier, tels que les changements sociodémographiques et les transformations majeures du système de santé. D’ailleurs, selon les projections actuelles, la proportion du personnel infirmier âgé de moins de 40 ans devrait atteindre 61 % d’ici 2020 (MSSS, 2005). Avec ce rajeunissement de la main-d’œuvre, les institutions de santé doivent faire face à de nouveaux enjeux concernant la compétence des infirmières novices et le maintien de la sécurité des patients. En effet, les infirmières novices doivent parfois assumer des rôles auxquels elles ne sont pas adéquatement préparées. Selon Casey, Fink, Krugman et Propst (2004), seulement 4 % des infirmières nouvellement diplômées se sentent à l’aise quand elles utilisent leurs habiletés et qu’elles entreprennent des procédures. Plusieurs auteurs s’entendent sur le fait qu’environ une année d’expérience est nécessaire pour que ces dernières se sentent en confiance et compétentes. En plus de travailler en plein cœur de la réalité de la pratique, elles doivent apprendre à gérer leur temps et à s’intégrer à l’équipe de travail (Valdez, 2008; O’Kane, 2012). Bien qu’elles soient enthousiastes à l’idée de faire de nouveaux apprentissages, elles manquent de confiance en elles et sont exposées au stress et à l’anxiété en ce qui a trait à leur performance. Cela peut rendre cette transition plus ardue (Valdez, 2008; O’Kane, 2012). Bien que ces dernières représentent une ressource indispensable dans un contexte de pénurie, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour les préparer adéquatement à la pratique.

Facteurs associés à la compétence

Selon Numminen, Leino-Kilpi, Isohao et Meteroja (2015), il existe une association significative entre l’autoévaluation de la compétence des infirmières nouvellement diplômées et le climat éthique de travail . Plus précisément, les facteurs entourant la relation avec les médecins, la gestion et l’hôpital constituent l’association la plus forte. Tandis qu’une association plus faible s’observe dans la relation avec les collègues et les patients.

Voici quelques exemples de facteurs associés à l’autoévaluation de la compétence des infirmières novices.

  • Relation avec les médecins :
    • Les médecins consultent les infirmières avant de prendre des décisions relatives aux traitements
    • Relation de confiance et de respect mutuel même en cas de désaccord
  • Gestion :
    • Soutien auprès des infirmières lors de difficulté concernant les situations de soins
    • Disponibilité et écoute lors de problématiques ou de questionnements
  • Hôpital :
    • Les valeurs s’appuient sur la position du patient au centre des soins et des décisions
    • Gestion des conflits en priorité
  • Souci d’améliorer la qualité des soins
    • Relation avec les collègues :
    • Entraide et soutien au sein de l’équipe
    • Compétence des collègues
  • Relation avec les patients :
    • Clarté des procédures en cas de problème ou difficulté concernant les situations de soins
    • Accessibilité à l’information nécessaire pour prodiguer les soins

En terminant, le développement de la compétence est primordial pour la qualité et la sécurité des soins aux patients. C’est pourquoi les infirmières novices doivent assumer leur rôle professionnel en faisant l’acquisition continue du savoir, grâce à la formation continue et à leur apprentissage au fil de leurs expériences professionnelles. Toutefois, bien que la relève ait une responsabilité individuelle face au maintien de ses compétences, les milieux de soins doivent être conscientisés et préparés à soutenir ces infirmières dans leur nouveau rôle.

Marie-Élène Coulombe, infirmière aux soins intensifs médicaux au CIUSSS-CHUS site Fleurimont

Marie-Ève Fortin, infirmière en médecine générale au CIUSSS-CHUS site Hôtel-Dieu (photos)

Références :

Assemblée générale annuelle régionale

Avis de recherche

L’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Estrie (ORIIE) recherche une infirmière ou un infirmier bénévole pour combler le poste de scrutateur lors de l’Assemblée générale régionale annuelle le mercredi 7  juin 2017 au Club de Golf de Sherbrooke.

Toute personne intéressée à agir comme scrutatrice, doit faire parvenir une lettre de motivation ainsi que son curriculum vitae à la présidente des élections, madame Jocelyne Frenette à l’ORIIE, soit par :

Nous informerons la personne choisie des modalités et de la procédure pour la soirée, au moment opportun.

Pour toute information, communiquez avec Julie Blouin, agente administrative à l’ORIIE au numéro suivant : 819 346-6890.

Geneviève Paquette,
Secrétaire du Conseil

Portrait de Michel Nolin

Être infirmier au Québec des années 1970 à aujourd'hui

Après 10 ans au Conseil de section de l'ORIIE, Michel Nolin nous quitte pour une retraite bien méritée. Marie-Claude Jacques et Geneviève Paquette lui ont demandé de leur parler de sa carrière de ses débuts, dans les années 1970, à aujourd'hui.

Comment avez-vous décidé de devenir infirmier? (et si vous n'êtes pas gêné, en quelle année?)

J'ai toujours aimé aider les autres dès ma plus tendre enfance. Donc dans le but d'aider les gens ayant divers problèmes de santé, j'ai décidé de commencer mon cours d'infirmier en 1968 malgré la non-reconnaissance du statut pour les hommes au sein l'OIIQ. J'ai obtenu mon diplôme d'infirmier en 1971 à l'École des infirmières de l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville. 

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Comment se déroulait la formation à ce moment-là? Qu'est-ce qui est différent d'aujourd'hui?

La formation était très différente, car c'était une formation traditionnelle avec les religieuses dans les écoles d'infirmières d'hôpitaux. Il existe un grand écart avec la formation d'aujourd'hui. Nous faisions partie intégrante des équipes de soins, nous étions des stagiaires tout en travaillant comme du personnel à temps complet sur les unités de soins dès notre deuxième année. Nous travaillions sur des horaires nuit, jour, soir et deux fins de semaine sur trois. Lors de nos stages en salle d'opération, nous étions de garde de soir et nuit. Seulement deux semaines de vacances nous étaient allouées durant les périodes estivales. De la formation théorique nous était donnée chaque jour au moment de la sieste des patients et parfois de soirée. Nous avions la responsabilité de six patients le jour et de quinze patients le soir et la nuit, cela souvent sans préposé sur l'étage, il y en avait un pour tout l'hôpital. Il existait beaucoup d'entraide entre les étudiants afin de suffire à la tâche et de répondre adéquatement aux besoins des patients.

Où avez-vous fait carrière par la suite? Racontez-nous un souvenir marquant en lien avec votre pratique d'infirmier.

J'ai commencé ma carrière au CHUS en août 1971 comme infirmier soignant et chef d'équipe, pendant un an, puis AIC pendant deux ans de soirée. Par la suite, j'ai été coordonnateur de soins de soirée pendant douze ans et chef d'unités de soins pendant 18 ans, jusqu'à ma retraite en 2004.

Le fait le plus marquant de ma profession s'est passé lorsque j'étais coordonnateur de soins. Il s'agissait d'une dame ayant subi une chirurgie cardiaque avec un pronostic sombre de 1 % de survie. Elle s'est détériorée pendant une période de six mois pour sombrer dans un état neuro-végétatif malgré le bon déroulement de la chirurgie. La patiente avait abdiqué avant la chirurgie compte tenu du pronostic. Ce ne fut pas facile, car étant le seul à croire à la possibilité de rétablissement, j'ai dû faire face à beaucoup de controverses médicales et même du personnel soignant. Ma détermination avec l'implication de tous les intervenants, incluant la famille, ont permis à cette patiente que l'on croyait dans l'impossibilité de se rétablir de retourner dans sa famille pour les fêtes après quatre mois intenses de travail assidu au quotidien. Ce fut pour moi une réussite inestimable d'une très grande satisfaction d'avoir cru au potentiel de rétablissement de cette patiente tout en m'affirmant dans mon rôle d'infirmier auprès des autres professionnels. La satisfaction était d'autant plus grande qu'apprécié de la part de son mari et des membres de sa famille. L'équipe de soins et moi avons contribué à ajouter plusieurs années à sa vie.

Comment le fait d'être un homme dans la profession a-t-il évolué au fil des années?

Premièrement la reconnaissance des infirmiers comme membre de l'OIIQ en 1971 a donné un tout autre visage à la place des hommes dans la profession très majoritairement féminine. Il est évident qu'on a dû prendre réellement notre place en exerçant notre rôle professionnel d'infirmier au même titre que celui des infirmières en démontrant nos capacités et notre potentiel à s'occuper d'autrui. Avec le temps, l'infirmier n'était plus vu comme un préposé à l'égard des membres de l'équipe, mais comme réellement un professionnel à part entière capable d'assumer toutes ses responsabilités.

Parlez-moi de votre implication au sein de l'ORIIE depuis les touts débuts.

J'ai commencé en 2006 comme responsable du Comité de soutien financier pour la formation et le perfectionnement en mi-mandat en remplacement de ma prédécesseure. Par la suite, s'est ajoutée la responsabilité de l'organisation de l'AGAR et du transport pour l'AGAP. Puis en 2008, j'ai assumé la responsabilité de trésorier pendant laquelle l'ORIIE a vécu le remaniement provincial de la charte comptable des ordres régionaux. En 2012, j'ai passé le dossier de la trésorerie à un autre membre du CA et j'ai conservé mes autres responsabilités.

Est-ce que le rôle d'un Ordre régional a changé depuis les débuts de votre implication? Comment?

Je considère que le rôle de l'Ordre régional a évolué au niveau de différents dossiers depuis les débuts de mon implication. Je crois que la prémisse de base a toujours été axée sur les services aux membres. Par exemple, le retour d'une partie de leur cotisation se manifeste par du soutien financier pour la formation et le perfectionnement professionnel, des activités de formation continue et  des activités de reconnaissance. Une meilleure visibilité et le service aux membres ont contribué à une meilleure information et collaboration envers les membres. De plus, on constate une plus grande implication des membres par leur intérêt à participer aux activités et à s'impliquer tant comme membre du CA ou des comités.

Avez-vous des conseils pour les jeunes infirmiers et infirmières qui débutent?

Je souhaite que l'individu, la famille et les personnes significatives demeurent au cœur de la préoccupation de la relève. Le rôle de l'infirmière évolue en raison de la technologie, des responsabilités et des avenues qui se développent très rapidement. Il est donc primordial de toujours se rappeler l'importance des actes posés dans le but d'aider les gens dans toutes les sphères de leur vie.
Vous devez vous affirmer selon vos connaissances et vos convictions afin de soutenir et faire progresser la profession infirmière selon les règles de l'art.

Et quels sont maintenant vos projets de retraite?

Mes projets de retraite sont de prendre du temps pour moi, car ces dernières années furent très chargées émotivement au niveau personnel tout en exerçant mes différentes implications sociales et professionnelles. J'ai besoin de me ressourcer pour pouvoir profiter pleinement de la vie et des douceurs que celle-ci peut m'apporter au quotidien au niveau de mes différents champs d'intérêt.

Je tiens à remercier tous mes collègues de l'ORIIE de ces dix dernières années ainsi que tous les membres pour leur sollicitude à mon égard pendant cette étape de ma vie professionnelle. 

Merci beaucoup!

Vie démocratique de l’ORIIE et de l’OIIQ

Participez-y

Élections des membres du Conseil

Le 11 mars, vous avez reçu le Perspective Infirmière, mars/avril 2016. Il est important de prendre connaissance des documents (bulletin de vote, manuel de l'électeur et enveloppes) et d’exercer votre droit de vote pour élire les membres qui feront partie du Conseil de votre ordre régional.

N’oubliez pas d’inscrire toute l’information demandée sur l’enveloppe contenant le bulletin de vote afin que celui-ci ne soit pas rejeté. La date limite de réception des bulletins de vote est le 28 avril 2016.

Soyez un délégué de L'ESTRIE à l'AGA de l'OIIQ

Vous avez reçu par courriel  l'avis de convocation à l'Assemblée générale annuelle régionale (AGAR) de l’ORIIE. Il contient notamment des liens vers l'ordre du jour de l'AGAR et l'avis d'élection des délégués à l' Assemblée générale annuelle (AGA) de l'OIIQ.

Pour plus d'information, consultez la section portant sur l'élection des délégués de l'Ordre régional à l'AGA de l'OIIQ (articles 19 à 31 du Règlement général) pour l’AGA et les délégués.

Le rôle de délégué est essentiel, car il vous permet d’apporter des recommandations, des solutions ou d’orientations de même que des prises de positions au Conseil d’administration de l’OIIQ pour l’avancement de la profession.

La fin de la période de mise en candidature des délégués est le 1er juin 2016, à 17 h.

Grand prix Innovation clinique Banque Nationale 2014

Bravo à Marie Fortier pour son projet Mescoursprénataux

C'est en présence de la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay, du Dr Louis Couture, sous-ministre adjoint, Direction générale des services de santé et médecine universitaire du MSSS, et de Jean-Jacques Bérubé, vice-président, Relations marchands et Groupes d'affinité de la Banque Nationale, que le Grand prix Innovation clinique Banque Nationale 2014 a été décerné à Marie Fortier, infirmière de la région de l'Estrie, pour son projet intitulé www.mescoursprenataux.com, des cours prénataux en un clic! La remise a eu lieu le 4 novembre 2014 à Montréal, dans le cadre du congrès annuel de l'OIIQ.

Marie Fortier reçoit le grand Prix Innovation clinique 2014
De gauche à droite : Jean-Jacques  Bérubé, vice-président, Relations marchands et groupe d'affinité, Banque Nationale; Lucie Tremblay, présidente, OIIQ; Marie Fortier, infirmière spécialisée en maternité, lauréate du prix 2014; Dr Louis Couture, sous-ministre adjoint, Direction générale des services de santé et médecine universitaire, MSSS; Maryse Grégoire, présidente de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers de l'Estrie, Carole Mercier, secrétaire générale, OIIQ​