6-top-montreal-niveau-2.jpg

Concours Innovation clinique de l'ORIIM/L

Ce concours met en valeur la contribution clinique des infirmières de toutes les régions du Québec à la qualité des soins offerts à la population, à l'efficacité et à l'efficience des services de santé ainsi qu'à l'avancement de la profession d'infirmière. Il vise également à susciter l'échange d'informations entre les membres de la profession.
La période de présentation des dossiers de candidature a pris fin le 1er mars 2016. Les gagnantes du prix régional seront honorées lors de l'AGAR et recevront un montant de 1 000 $. Leur candidature sera ensuite transmise au niveau de l'Ordre provincial qui dévoilera les gagnants dans le cadre de son congrès annuel en novembre.
Pour en savoir davantage, consultez la section Présentation d'un projet du site de l'OIIQ.

Lauréats

2016

La vaccination chez les enfants atteints de cancer : la collaboration interprofessionnelle pour une meilleure qualité de soins

En 2011, le CHU Sainte-Justine a constaté que le taux de vaccination des enfants atteints de cancer qui subissent une chimiothérapie n'était pas connu et que la prise en charge de la vaccination de ces patients était faible, voire inexistante.

Le projet d’une équipe du CHU Sainte-Justine – qui réunit, entre autres, Denis Blais, infirmier clinicien en maladies infectieuses; Audrey Grenier, infirmière clinicienne en oncologie; Gabrielle Desgagné, infirmière clinicienne en oncologie; Marie-Claude Charette, chef d’unité d’une clinique d’oncologie, et Denise Bijimina-Ntumba, infirmière auxiliaire d’une clinique d’oncologie – a permis de créer un tout nouveau Protocole de vaccination per et postchimiothérapie qui est adapté à cette clientèle, en mettant en place une clinique de vaccination qui recueille des données et permet de partager cette expertise avec le réseau. En instaurant une collaboration interprofessionnelle étroite entre les services d’oncologie et ceux des maladies infectieuses, le CHU Sainte-Justine a facilité l’évaluation et la prise en charge de l’immunisation de ces enfants.

Ce projet permet également d’uniformiser la pratique professionnelle en matière de vaccination chez la clientèle atteinte de cancer, de mieux comprendre les connaissances et les croyances des parents en ce qui a trait à la vaccination, et de mesurer, chez les enfants, la couverture vaccinale et le degré de protection immunitaire face aux maladies évitables par la vaccination avant et après leurs traitements de chimiothérapie.

2015

Mourir chez soi : l’expertise de l’infirmière au soutien à domicile

Conçu par Brigitte Gagnon Kiyanda, infirmière clinicienne, et son équipe, ce projet innovant consiste à la mise en place d’une équipe spécialisée en soins palliatifs au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Sud-Ouest-Verdun, nouvellement intégré au CIUSSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal, dans le but de permettre à un plus grand nombre de personnes en fin de vie de vivre ce moment plus sereinement, à la maison, entourées de leurs proches.

L’équipe interdisciplinaire se compose de trois infirmières en soins palliatifs (jour et soir), de plusieurs médecins et autres professionnels qui assurent, en fonction de leur expertise propre, la dispensation des soins et des services. L’infirmière est responsable de l’évaluation des besoins des patients et de leur famille, de la communication avec les autres professionnels, de l’organisation des services et des soins, de la dispensation des soins, de l’accompagnement des familles et de la réévaluation constante des besoins. La présence des infirmières en soins palliatifs permet de respecter la volonté des patients de mourir à domicile, d’offrir un meilleur confort à ces personnes et elle contribue à augmenter la satisfaction de la clientèle. En plus des bénéfices directs aux patients, cette approche a des impacts sur les coûts pour le système de santé.

Ce modèle, déjà en cours d’implantation sur le territoire de Saint-Henri, démontre plusieurs bénéfices et il est exportable dans tous les programmes de soutien à domicile en CLSC, ce qui fait foi de son caractère exceptionnel.

2014

Le prix pour des infirmières du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal – Institut universitaire (CRDM-IU)

Éviter l'hospitalisation ou l'hébergement et opter pour une désintoxication externe avec soins intensifs
 
Dans le but d'améliorer l'état de santé, le bien-être, la qualité de vie et l'intégration des personnes ayant des problèmes de dépendance et de venir en aide à leur entourage, une équipe d'infirmières du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal – Institut universitaire (CRDM-IU) a créé une offre de service de désintoxication externe avec soins intensifs. Mis sur pied par Isabelle Thibault, Jacqueline Blais, Lucie Dubé et Lise Richard, le projet s'appuie sur des consultations médicales en externe qui requièrent que des infirmières soient disponibles pour effectuer l'évaluation et le suivi quotidien des usagers.
 

Ce service permet aux usagers de vivre un sevrage sécuritaire et d'éviter l'hébergement ou l'hospitalisation qu’implique habituellement cette démarche. Ce service augmente ainsi le nombre de personnes qui peuvent bénéficier d'une désintoxication avant que leur état s'aggrave. Et il diminue le nombre d'usagers à l'interne. Une quarantaine de personnes ont bénéficié du service depuis sa création il y a deux ans et la totalité d'entre elles ont maintenu leur sobriété. Grâce au modèle employé, le sevrage en externe peut facilement être réalisé dans d'autres centres de réadaptation en dépendance.

Après un an de travail, l'équipe a élaboré plusieurs documents, notamment un guide de référence et des outils de travail qui soutiennent la réalisation de cette offre de service. La décision d'admettre ou non un usager est maintenant guidée par des normes concrètes, le sevrage est sécurisé et les infirmières sont mieux outillées pour encadrer leur pratique.

2013

Toxicomanies/psychiatrie et infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS)

Oser faire une différence auprès d’une clientèle urbaine qui présente des problèmes de santé complexes

L’accessibilité à des soins intégrés pour les patients présentant des problématiques associées de toxicomanies/psychiatrie et infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) est désormais possible au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Cela grâce à l’initiative de trois infirmières de liaison en comorbidité qui ont implanté un projet impliquant les urgences et les différentes unités de soins du CHUM rattachées à une équipe de soins intégrés en médecine des toxicomanies qui comporte une unité de psychiatrie des toxicomanies (SMT/UPT).

Ce projet a vu le jour au printemps 2010 dans un souci particulier de joindre et d’évaluer des clientèles, et d’assurer leur prise en charge globale en leur reconnaissant le droit à un rétablissement. Il s’agit d’une première au Québec dans l’offre de services. Cette initiative facilite l’intégration des soins pour la clientèle aux prises avec des comorbidités complexes et assure un accès depuis l’urgence et les différentes unités hospitalières vers des services intégrés. Durant l’année 2012, les trois infirmières de liaison ont répondu à 1 484 consultations qui ont été demandées pour des nouveaux patients ou pour des patients à revoir, pendant un séjour à l’urgence ou sur les étages.

Au CHUM, il existe un engagement clair de soutenir la pérennité de ce projet d’infirmières de liaison en comorbidité : l’ajout de ressources humaines, à savoir deux équivalents temps complet (ETC) en soins infirmiers, par l’entremise d’un financement conjoint de la part du service de la médecine des toxicomanies et de la psychiatrie générale pour développer et pérenniser ce service jugé désormais essentiel au CHUM.