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Historique de l'ORIIQ

Découvrez l'histoire de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers de Québec.

Un peu d'histoire

histoire_quebec.jpgLe 6 novembre 1944, cent vingt-cinq infirmières, religieuses et laïques, membres de l’Association des Gardes-Malades Enregistrées de la Province de Québec (AGMEPQ) se réunissaient à l’Hôtel-Dieu de Québec dans le but de former le Comité du district no 9, ancêtre de l'Ordre régional actuel.

On sait qu’une lutte féroce avait opposé l’AGMEPQ dès 1928 à une association rivale de la Capitale, l’Association des Gardes-Malades Catholiques Licenciées de la Province de Québec (AGMCLPQ), mieux vue des instances religieuses de l’époque, suspicieux à l’égard de l’association montréalaise non confessionnelle.

On sait également que c’est à l’encontre des directives et à l’insu des autorités cléricales que les religieuses hospitalières de la région de Québec présentèrent les étudiantes infirmières de leurs écoles aux examens d’enregistrement de l’AGMEPQ dès le début des années trente.

Une page d’histoire s’ouvrait. L’adhésion encore facultative à l’AGMEPQ, qui sera désormais connu sous le nom de Association des infirmières de la Province de QUÉBEC (AIPQ) deviendrait obligatoire sous peu par l’adoption de la Loi des infirmières en 1946. La loi précisait les exigences d’admission des membres et des programmes d’étude et créait la profession «fermée», c’est-à-dire ouverte aux seules personnes satisfaisant aux exigences de formation prescrites et ayant réussi l’examen d’enregistrement. De même, pour des fins administratives, la nouvelle loi maintenait la division de la province en douze districts calqués sur les districts électoraux régionaux dont le district no 9 qui comprenait les districts électoraux de Portneuf, Québec-Comté, Québec-Centre, Québec-Est, Québec-Ouest, Saint-Sauveur, Montmorency et Charlevoix. C’est encore à peu de chose près le territoire actuel de l’ORIIQ.

Le Comité du district No 9 se composait alors de onze membres élues soit cinq religieuses et six infirmières laïques. Tel qu’il appert aux procès verbaux de l’époque, les membres du Comité du district no 9 furent très actives dans l’élaboration de la Loi de 1946. En effet, elles avaient créé un Comité de Législation qui proposa et obtint plusieurs amendements au projet de loi proposé dit Bill des infirmières qui fut alors la cible de détracteurs acharnés dans la presse de la ville de Québec. Fait intéressant à noter, parmi les prérogatives du Comité du district, on note le pouvoir de « conclure et de signer comme agent et mandataire, au nom de tout groupe de membres de l’Association du district no 9 pratiquant dans la juridiction territoriale de ladite association qui pourrait lui en faire la demande, des conventions ou des contrats collectifs avec toute catégorie d’employeurs ». Nous étions alors à mi-chemin entre une association professionnelle et une association syndicale.

À l’issue de la réforme du système professionnel et de l’adoption du Code des professions, les prérogatives de protection du public de l’AIPQ qui deviendra l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) seront claires et sans équivoque. Le mandat de négocier des conditions de travail disparaîtra tant au niveau régional que provincial au profit des associations syndicales.

Au fil des modifications des lois professionnelles, le district no 9 deviendra successivement « la Corporation des infirmières et infirmiers de le région de Québec, puis, plus récemment, l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de Québec (ORIIQ).

La lecture des volumineuses archives de l’Ordre régional nous apprend que les infirmières de la Capitale-Nationale furent très actives dans l’animation de la vie professionnelle régionale voire même dans les réalisations provinciales. Tout au long de leur histoire, elles se sont appliquées à promouvoir la profession et à organiser des activités qui visaient à améliorer les connaissances de ses membres.

SAVIEZ-VOUS QUE :

Rachel BureauDeux infirmières de la région de Québec ont présidé les destinées de l’OIIQ au cours de son histoire. Ce sont Madeleine Jalbert (1967-1969) et Rachel Bureau (notre photo)(1971-1974). C’est d’ailleurs au cours du mandat de madame Bureau que fut adopté la Loi sur les infirmières et les infirmiers (L.R.Q., c. I-8) dans le cadre de la réforme professionnelle des années 70 et de l’avènement du Code des professions.

Au début de son histoire, le district no 9 comptait un chapitre francophone et un chapitre anglophone.

Un aviseur moral était nommé par l’archevêque de Québec pour participer aux délibérations du Comité du district no 9 ainsi qu’aux assemblées générales annuelles des membres du district. Il s’agissait d’un prêtre du diocèse. Le règlement de l’époque stipule que son rôle était de « donner les directives et les conseils opportuns suivant la morale chrétienne et la doctrine sociale de l’Église ». Il n’avait cependant pas droit de vote. Cette situation a perduré jusqu’en 1958.

Le Comité de Régie de l’AIPQ (aujourd’hui le Bureau de l’OIIQ) dont le siège social était à Montréal venait siéger à Québec à certaines occasions.

En 1963, le district no 9 retournait à l’AIPQ, pour y être déposées au fond de construction de l’édifice actuel de l’OIIQ, les cotisations per capita reçues du 1 janvier au 31 décembre de la même année. Ce fut une généreuse contribution des infirmières de Québec à leur association professionnelle.