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Prix Florence

Les prix Florence sont décernés annuellement par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) pour souligner des actions et des réalisations d’infirmières et d’infirmiers qui peuvent servir de modèles à tous les membres. En attribuant ces prix, l’OIIQ veut mettre en valeur une contribution remarquable dans chacune des huit catégories.

Lauréats régionaux

2015

Cette année, l'Ordre des infirmières et infirmiers de Québec a eu la chance et l'honneur d'avoir deux lauréats parmi les huit prix Florence.

Isabelle Têtu - Catégorie Prévention de la maladie

Isabelle Têtu est une Infirmière praticienne spécialisée. Elle est à l'origine de la Coop de solidarité SABSA à Québec. Découvrez son portrait complet et sa vidéo.

Isabelle Tétu
De gauche à droite : Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ; Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée, COOP de solidarité SABSA (services à bas seuil d'accessibilité); Nathalie Gauthier, présidente de l'ORIIQ

Philippe Asselin - catégorie Relève

Philippe Asselin est conseiller en soins spécialisés - santé mentale, à la Direction des soins infirmiers du CHU de Québec. Découvrez son profil complet et sa vidéo.

Philippe Asselin
De gauche à droite : Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ, Philippe Asselin, conseiller en soins spécialisés, santé mentale, CHU de Québec, Nathalie Gauthier, présidente de l'ORIIQ

2014

Bernard Roy, professeur à l'Université Laval

Bernard Roy

Bernard Roy
Professeur titulaire
Faculté des sciences infirmières
Université Laval
 

« Ce prix légitime mon rôle auprès des Premières Nations, malgré mes positions qui ne font pas toujours l’unanimité. Il montre que mon travail a eu des répercussions et que des changements sont possibles dans notre façon d’intervenir auprès des Premières Nations. »

Infirmier et anthropologue, Bernard Roy a consacré une bonne partie de sa vie à la santé des Autochtones, explorant les causes médicales, sociales et politiques des problèmes qui les touchent, notamment le diabète.

Bernard Roy a un parcours atypique. Pendant une douzaine d’années, il s’est investi auprès des Premières Nations en Moyenne et en Basse-Côte-Nord. Il conjugue alors santé communautaire et pratique infirmière en dispensaire. Cette expérience et son engagement envers les gens qu’il soigne l’amènent à s’interroger sur le point de vue de ces communautés sur la santé, ce qui le pousse à poursuivre des études en anthropologie. Il consacre une série de travaux universitaires à la pratique infirmière auprès des communautés autochtones, pour, entre autres, améliorer les interventions cliniques auprès des diabétiques. Il publie Sang sucré, pouvoirs codés, médecine amère, une thèse de doctorat révolutionnaire qui explore les dimensions socio-politiques du diabète chez les Innus.

Un engagement indéfectible

Bernard Roy a su gagner la confiance de nombreux membres des Premières Nations par son approche participative de planification des programmes de santé, son respect de leur culture et son dynamisme. Solidaire des gens de la Minganie, il est un des acteurs à l’origine de la mobilisation de la population (Natashquan et Baie-Johan-Beetz) pour conserver les postes d’infirmières dans les dispensaires de ces communautés isolées.

L’engagement de Bernard Roy envers les Autochtones s’est traduit par la création d’un séminaire en santé communautaire. Ce cours, offert à distance, vise à offrir un soutien pédagogique aux infirmières et autres professionnels désirant mieux comprendre les gens des Premières Nations.

Aujourd’hui professeur à l’Université Laval, Bernard Roy est l’instigateur et le directeur de la collection «Infirmières communautés sociétés» aux Presses de l’Université Laval, consacrée à mettre en lumière les contributions des soins infirmiers au développement des sociétés d’hier et d’aujourd’hui. Il supervise également plusieurs étudiants.