Récipiendaires 2016

Grand Prix

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Faisons équipe contre le cancer : un levier d’autonomisation pour les personnes atteintes de cancer et leurs proches En Gaspésie

Le projet « Faisons équipe contre le cancer » a été initié par des infirmières du service d’oncologie et des soins à domicile du CISSS de la Gaspésie. Il consiste en un outil d’enseignement par vidéo qui innove en matière d’enseignement clinique et d’approche « patient partenaire ».

Pour développer son autonomie et son bien-être, le patient atteint de cancer doit faire appel à un nombre important de compétences dans le domaine des autosoins. Étant donné que plus de 70 % de la population de la Gaspésie est aux prises avec des problèmes de compréhension de lecture, l’enseignement par capsules vidéo permet de faciliter la compréhension et le transfert de connaissances. Mené en collaboration avec des patients et en partenariat avec un groupe de 12 personnes ayant vécu le cancer, le projet est un succès grâce au partage du savoir expérientiel de la maladie avec d’autres patients. Les capsules traitent de prévention, de soins et de soutien. Elles sont diffusées sur le Web et dans les bibliothèques municipales de la région, et sont intégrées à des supports visuels utilisés par le personnel soignant et par des bénévoles à domicile.

L’infirmière joue un rôle déterminant en mettant en place les conditions propices au processus d’apprentissage des autosoins en impliquant aussi les proches. Le projet met en lumière toute la force de l’accompagnement thérapeutique de la pratique infirmière dans une approche interprofessionnelle. En soutenant une information en santé accessible en ligne, le projet vise à diminuer la dépendance envers les services hospitaliers et à favoriser la création d’une communauté solidaire.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIBSLGIM

Carole Mercier, secrétaire générale, OIIQ; Deyna-Marie L’Heureux, présidente, ORIIBSLGIM; Hélène Coulombe, assistante infirmière-chef en oncologie, CISSS de la Gaspésie; Marius Damboise, infirmier en soins à domicile, CISSS de la Gaspésie; Sylvie Dubois, Direction nationale des soins infirmiers et autres professionnels au ministère de la Santé et des Services sociaux, et professeure associée à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal; Johanne Méthot, directrice des soins infirmiers et directrice générale adjointe, CISSS de la Gaspésie; Lucie Tremblay, présidente, OIIQ; Renée Rivière, présidente sortante; ORIIBSLGIM; Christine Arsenault, infirmière et cogestionnaire en cancérologie, CISSS de la Gaspésie; Julie Pombert, Directrice, Groupes d’affinité à la Banque Nationale

Récipiendaires régionaux

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Saguenay-Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec

Une p’tite capsule, une bonne formule

À la différence des formations théoriques classiques de plusieurs heures, le projet du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, mené par Nadia Gagnon, conseillère en soins infirmiers, et de précieux collaborateurs, se décline en 50 capsules de 15 minutes qui facilitent les apprentissages et se caractérisent par leur potentiel de développement et de valorisation de la pratique infirmière.

Dès l’automne 2014, des besoins de formation et de soutien se sont fait sentir parmi les infirmières et infirmiers du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la suite de la fusion de plusieurs unités de soins. Pour s’assurer du respect des pratiques cliniques, une rencontre hebdomadaire de 15 minutes a été instaurée pour traiter de divers sujets, en vue de maintenir une prestation de soins sécuritaires et de qualité pour la clientèle.

Dans le cadre de ce projet, chaque capsule doit respecter un format standardisé d’une page recto verso. Ainsi, l’équipe soignante et les professionnels de l’équipe interdisciplinaire sont appelés à uniformiser leur pratique clinique de façon efficace. Par ailleurs, le savoir des infirmières et infirmiers cliniciens est mobilisé en vue de l’amélioration de la pratique infirmière, de la formation de la relève et de la mise en œuvre de la collaboration interprofessionnelle.

En s’appropriant ces activités réservées, les infirmières et infirmiers développent leur leadership et occupent pleinement leur champ d’exercice : une solution innovante qui contribue au rayonnement de l’excellence et à l’intégration des meilleures pratiques. Les capsules cliniques sont modulables et peuvent être adaptées aux différents milieux qui pourraient dorénavant en bénéficier.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIISLSJNQ

À l'avant : Nadia Gagnon, Mélanie Côté, Amélie Langevin, Catherine Larouche et le représentant de la Banque Nationale Éric Beaulieu. Au milieu : Guylaine Gobeil, Marie-Andrée Lavoie, Anne Boudreault, Hélène Dufour et Josée Munger. À l'arrière : Sylvie Tremblay, Chantale Larocque, Johanne Lacoursière, Suzie Vaillancourt, Johanna Fortin et la présidente de l'ORIISLSJNQ Nancy Bouchard.

Mauricie/Centre-du-Québec

Quatuor

Le projet de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie (HCM), mené par Sonia Vivier, infirmière chef d’unité de médecine, Kaven Bruneau, infirmier coordonnateur à la gestion des lits et à l’efficacité clinique, et le DPatrick Houle, médecin de famille, s’est démarqué par son remarquable potentiel d’optimisation du leadership infirmier et de la concertation interprofessionnelle. Créé à l’intention de la clientèle hospitalisée en médecine familiale de l’HCM, il s’est rapidement imposé comme un modèle de pratique pour l’atteinte de plusieurs objectifs organisationnels.

Les rencontres de « Quatuor » sont de courtes séances bihebdomadaires, de type caucus, qui permettent aux professionnels d’harmoniser leur vision de la trajectoire de soins du patient, en vue d'optimiser son séjour. La plus grande innovation de « Quatuor » consiste à faire appel à l’expertise infirmière pour assurer la fluidité du parcours du patient. L’infirmière ou l’infirmier engagé dans « Quatuor » sollicite notamment l’évaluation de la condition physique et cognitive, la définition et l’ajustement du plan thérapeutique, et la continuité des soins offerts par les autres intervenants concernés.

Auprès d’une clientèle souvent âgée, vulnérable et aux prises avec différents problèmes de santé, cette approche collaborative permet de dresser un portrait global du patient en vue d’améliorer les soins offerts. De plus, elle valorise la synergie positive infirmière-médecin, ainsi que la collaboration interprofessionnelle, tout en démocratisant les prises de décision. Tous les intervenants travaillent à l’unisson pour le bien-être du patient, créant ainsi les conditions favorables à la satisfaction au travail. Le projet « Quatuor » retient grandement l’attention, en contribuant pleinement à améliorer la qualité des soins offerts et à façonner les soins de santé de l’avenir.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIMCQ
Kaven Bruneau, Andrée Richard, la présidente de l'OIIQ Lucie Tremblay, le directeur de succursale de la Banque Nationale Stéphane Gagnon, Sonia Vivier et la présidente de l'ORIIMCQ Marie-Andrée Gauthier.

Estrie

L’amélioration des compétences d’évaluation de l’infirmière clinicienne en contexte de code orange : la simulation clinique au service des victimes d’une catastrophe

Ce projet a pour but d’améliorer les soins offerts aux victimes d’une catastrophe en préparant les finissantes en soins critiques du baccalauréat en sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke à intervenir dans ce genre de circonstances et à mieux en comprendre les enjeux et les défis. La simulation d’un code orange comme stratégie pédagogique est une première. La préparation adéquate du personnel des différents milieux, dont les infirmières d’urgence, est complexe. La simulation permet d’exposer les apprenants à un événement rare et à haut risque. Depuis 2015, 125 étudiantes ont profité de cette formation qui favorise une connaissance concrète des soins infirmiers d’urgence, de la théorie à la pratique.

Ce projet met l’accent sur plusieurs aspects de la compétence infirmière, notamment sur le plan de l’évaluation clinique du patient et de l’intervention en situation de crise. Étant donné que ces éléments sont réalisés alors qu’un nombre important de victimes doivent être évaluées et soignées, le niveau de complexité est décuplé. Ainsi, le leadership infirmier est inhérent à ce projet, puisque l’infirmière est au centre de l’intervention; elle doit passer de la planification à la gestion des ressources, et de l’établissement des priorités à la dispensation des soins. Chaque simulation mobilise un nombre important de personnes, ce qui favorise également la collaboration interprofessionnelle.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIE
Stéphane Lavoie, récipiendaire; Hassan Nait, représentant de la Banque Nationale; Jessica Fraser, conseillère à la Banque Nationale; Maryse Grégoire, présidente de l’ORIIE; Mélanie Marceau, récipiendaire; Didier Mailhot-Bisson, responsable du Comité des prix Reconnaissance de l’ORIIE, et Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ.

Montréal/Laval

La vaccination chez les enfants atteints de cancer : la collaboration interprofessionnelle pour une meilleure qualité de soins

En 2011, le CHU Sainte-Justine a constaté que le taux de vaccination des enfants atteints de cancer qui subissent une chimiothérapie n'était pas connu et que la prise en charge de la vaccination de ces patients était faible, voire inexistante.

Le projet d’une équipe du CHU Sainte-Justine – qui réunit, entre autres, Denis Blais, infirmier clinicien en maladies infectieuses; Audrey Grenier, infirmière clinicienne en oncologie; Gabrielle Desgagné, infirmière clinicienne en oncologie; Marie-Claude Charette, chef d’unité d’une clinique d’oncologie, et Denise Bijimina-Ntumba, infirmière auxiliaire d’une clinique d’oncologie – a permis de créer un tout nouveau Protocole de vaccination per et postchimiothérapie qui est adapté à cette clientèle, en mettant en place une clinique de vaccination qui recueille des données et permet de partager cette expertise avec le réseau. En instaurant une collaboration interprofessionnelle étroite entre les services d’oncologie et ceux des maladies infectieuses, le CHU Sainte-Justine a facilité l’évaluation et la prise en charge de l’immunisation de ces enfants.

Ce projet permet également d’uniformiser la pratique professionnelle en matière de vaccination chez la clientèle atteinte de cancer, de mieux comprendre les connaissances et les croyances des parents en ce qui a trait à la vaccination, et de mesurer, chez les enfants, la couverture vaccinale et le degré de protection immunitaire face aux maladies évitables par la vaccination avant et après leurs traitements de chimiothérapie.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIML
La présidente de l’ORIIM/L Josée F. Breton, la directrice de succursale de la Banque Nationale Louise Leduc, Gabrielle Desgagné, Marie-Claude Charette, Audrey Grenier, Denis Blais et la présidente de l’OIIQ Lucie Tremblay.

Outaouais

Infirmière et personnes âgées : partenaires dans l’autogestion de la continence

Le projet mené par Johanne Gélinas, infirmière ASI et conseillère en continence à l’Hôpital de jour gériatrique de Hull, apporte une nouvelle contribution à l’avancement de la pratique infirmière et à l’amélioration de la qualité des soins, en permettant aux infirmières et infirmiers d’être mieux outillés pour intervenir auprès de la clientèle souffrant d’incontinence.

Ce programme est unique en son genre au Québec. De 50 % à 70 % des personnes souffrant d’incontinence ne consultent pas un professionnel de la santé, car elles sont souvent trop gênées pour en parler. Le professionnel spécialisé en continence, en l’occurrence une infirmière ou un infirmier, offre l’évaluation, précise le diagnostic d’incontinence, intervient et éduque la clientèle aux prises avec ce problème. Le nombre de rencontres varie selon les besoins, soit d'une à six rencontres d’une durée d’une heure. Les séances sont données par une infirmière ou un infirmier qui agit en tant que personne-ressource auprès du médecin de famille. Les progrès sont très significatifs.

La clientèle âgée voit une amélioration de 50 % de l'incontinence à la fin du programme. Les patients reprennent le contrôle de leur corps et reconnaissent plus facilement les facteurs de risque qui contribuent à l’incontinence. Par ailleurs, le programme comprend un volet « formation des pairs » qui permet une prise en charge améliorée de la clientèle. Ce projet répond aux besoins actuels en améliorant la prise en charge et la qualité de vie des personnes touchées, ainsi que l’accès à des soins de santé adaptés.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIO
François-Régis Fréchette, président de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Outaouais; la récipiendaire du prix Innovation clinique Johanne Gélinas, infirmière ASI et conseillère en continence; Lise Aubut et Lucie McNicoll, représentantes de la Banque Nationale, et Gilles Coulombe, conseiller et responsable du projet.

Abitibi-Témiscamingue

Plan Alzheimer

Le projet a été mis sur pied par Josée St-Cyr, infirmière clinicienne à la Clinique régionale de la mémoire du CSSS de Rouyn-Noranda, Guylaine Leblond, infirmière clinicienne pivot Alzheimer en groupe de médecine de famille (GMF) à Rouyn-Noranda, et par Sylvie Théberge, infirmière clinicienne chef d’unité en santé mentale à l’Hôpital de Rouyn-Noranda. Implanté dans l’ensemble des GMF de la région, le projet permet d’optimiser le délai pour poser un diagnostic et de définir la prise en charge par une équipe interdisciplinaire, autour d’une infirmière ou d’un infirmier pivot, pour les personnes susceptibles de présenter des signes et des symptômes de troubles cognitifs, ou des symptômes comportementaux et psychologiques de démence.

Considérant les délais d’attente importants pour l’accès aux soins spécialisés et les lacunes de formation relatives à cette maladie complexe, ces trois infirmières ont mis en place le « Plan Alzheimer », une méthode qui vise à améliorer et à simplifier l’évaluation des fonctions cognitives, ainsi que le dépistage de la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles neurocognitifs. Avec l’appui d’infirmières ou d’infirmiers cliniciens, l’infirmière ou l’infirmier responsable exerce un rôle central de coordination du continuum de soins et des interventions des équipes soignante et médicale, en veillant au respect des besoins du patient. La relation de confiance avec ce dernier et ses proches s’en trouve améliorée, au même titre que l’accès aux services de santé et de services sociaux.

Le « Plan Alzheimer » permet également aux infirmières et aux infirmiers d’occuper pleinement leur champ d’exercice. De l’évaluation à la prescription, en passant par l’ajustement des médicaments, leurs compétences sont ainsi mises à profit. Jugement clinique, autonomie professionnelle et leadership infirmier sont autant de marqueurs de succès dans ce projet. Par le passé, la majorité des patients dirigés vers la deuxième ligne avait 75 ans et plus. On constate aujourd’hui une augmentation de la prise en charge des 40-74 ans, et même des moins de 40 ans. Le « Plan Alzheimer » est un modèle de soins préventifs des plus novateurs qui s’adapte aux besoins actuels et à venir de la population québécoise.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIAT
André Lesage, vice-président régional de la Banque Nationale; Josée St-Cyr, infirmière clinicienne; Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ; Guylaine Leblond, infirmière clinicienne; Danielle Gélinas, présidente de l’ORIIAT, et Josée Bouchard, directrice de succursale de la Banque Nationale à Rouyn-Noranda. (Absente de la photo : Sylvie Théberge, infirmière clinicienne.)

Côte-Nord

Tronc commun : un programme d’orientation qui prend racine

Le projet, mené par la conseillère clinique Nancy Asselin, vise à fournir un programme d’orientation en tronc commun de quatre jours qui répond à la fois aux besoins de formation des nouvelles candidates à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) et à ceux des infirmières et des infirmières auxiliaires qui sont recrutées au Centre intégré de services de santé et de services sociaux de la Côte-Nord. Le tronc commun permet de transmettre des notions théoriques et pratiques afin d’acquérir des compétences initiales et transversales. En effet, l’orientation et l’intégration de CEPI, d’infirmières et d’infirmières auxiliaires au sein d’un même groupe permettent la transmission d’une pratique uniformisée et standardisée.

Toutes les dimensions de la pratique infirmière sont mises en valeur dans ce projet qui mise principalement sur l’évaluation de la santé sur les plans préventif, curatif et palliatif. La planification des soins, la communication et la coordination des soins entre les infirmières et les autres professionnels de la santé sont également favorisées, car plusieurs outils, ordonnances collectives et sujets de formation sont préparés ou soumis en collaboration avec des médecins, des pharmaciens, des travailleurs sociaux et des nutritionnistes. Le projet favorise la collaboration interprofessionnelle et la création d’une culture de soins infirmiers sécuritaires et de qualité.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIICN
Carole Mercier, secrétaire générale de l'OIIQ; Marlène Robichaud, représentante de la Banque Nationale; la responsable du projet gagnant Nancy Asselin, conseillère clinique au CISSS Côte-Nord; Sylvie Charette, infirmière au CISSS Côte-Nord et membre de l'équipe gagnante; Esther Cimon, secrétaire de l'ORIICN, et Marie Legendre, présidente de l'ORIICN.

Chaudière-Appalaches

Implantation des soins buccodentaires en collaboration interprofessionnelle au Centre d’accueil Saint-Joseph de Lévis

Ce projet est un bel exemple de collaboration interprofessionnelle entre les dentistes, les infirmières et les infirmières auxiliaires. Cette collaboration permet aux personnes hébergées au Centre d’accueil Saint-Joseph de Lévis d’avoir accès, dans leur milieu de vie et en tout temps, à des soins buccodentaires préventifs ou curatifs de qualité.

Grâce à une formation de quatre heures sur l’évaluation buccodentaire et sur les soins buccodentaires de base, l’infirmière peut procéder, lors de son évaluation de la condition physique, à l’évaluation de la santé buccodentaire des résidents et s’assurer de la dispensation de soins buccodentaires appropriés par l’équipe de soins. Cette évaluation permet également de prévoir plus rapidement, lorsque cela est nécessaire, une visite du dentiste ou du médecin.

Lors de l'évaluation initiale, l’infirmière veille à enseigner les soins buccodentaires de base et informe les résidents de la possibilité de recevoir des visites du dentiste dans l’établissement, au besoin. Elle leur remet également un dépliant intitulé La santé buccodentaire, synonyme de qualité de vie.

Lors du lancement du projet, aucun centre d’hébergement au Québec n’offrait un tel service d’hygiène buccodentaire in situ à sa clientèle à un coût si faible. Désormais, l’évaluation buccodentaire est intégrée à l’évaluation initiale effectuée par l’infirmière pour chaque nouveau résident.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIICA
Ginette Bernier, présidente de l’ORIICA; Diane Dussault, représentante de la Banque Nationale; René Marcoux, infirmier; Nicole Normandeau, infirmière; Véronique Blais, infirmière; Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ; Guylaine Parent, directrice du Centre d’accueil Saint-Joseph de Lévis; Évelyne Desjardins, infirmière, et Gisèle Laverdière, représentante de la Banque Nationale.

Laurentides/Lanaudière

Vigilance hypertension : le leadership infirmier dans la prise en charge de l’hypertension artérielle

La pénurie de médecins de famille est particulièrement criante dans la région des Laurentides et de Lanaudière. Pour contrer ses effets sur la clientèle adulte souffrant d’hypertension artérielle, des infirmières de la région ont mis sur pied une équipe interdisciplinaire pour assumer le dépistage, le diagnostic et le traitement pharmacologique et non pharmacologique de l’hypertension artérielle chez cette clientèle et offrir un suivi de qualité avec une infirmière clinicienne. L’équipe est composée d’un médecin, d’une infirmière auxiliaire, d’un pharmacien, d’un kinésiologue et d’un nutritionniste.

En groupe de médecine de famille, ce projet offre une prise en charge des clients sans médecin de famille grâce au rôle central que joue l’infirmière clinicienne qui assure le suivi et coordonne les soins. Elle coordonne les réunions de l’équipe et crée le registre des statistiques et l’algorithme de suivi. Ce projet est innovateur, car il utilise pleinement les compétences de chaque professionnel, notamment celles des infirmières, et permet au patient de voir en tout temps le professionnel dont il a besoin. Il donne également un meilleur accès aux soins, diminue les visites à l’urgence et améliore le dépistage de l’hypertension artérielle. Ce projet est d’autant plus intéressant qu’il est facilement transposable à toutes les maladies chroniques chez l’adulte.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIILL
Assises : Chantal Babin, infirmière clinicienne; Isabelle Laurin, infirmière clinicienne, et Mélisa Lallier, infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne. Debout : Dre Marjolaine Sauvé; Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ; Anie Lenseigne, infirmière auxiliaire; Dre Geneviève Caza; Yvonne Khamla, pharmacienne; Éric Beauséjour, pharmacien; France Laframboise, présidente de l’ORIILL; Dre Nathalie Monarque et Roxane Beaucage, directrice du service à la clientèle à la Banque Nationale.

Montérégie

Par-delà l’appel du devoir : projet d’amélioration de l’expérience des patients ayant recours aux services de télésanté de la Clinique de sclérose en plaques du Centre universitaire de santé McGill

La gestion des appels téléphoniques des 3700 patients de la Clinique de sclérose en plaques du Centre universitaire de santé McGill entraînait beaucoup d’attente et d’insatisfaction. Considérant que ces patients vivent avec une condition neurologique chronique et instable, qui occasionne de nombreux symptômes et qui exige des suivis constants, l’accès à un service-conseil efficace était devenu indispensable.

La Clinique a donc mis en place un service d’aide téléphonique qui permet aux patients de parler directement à une infirmière spécialisée qui a accès à leur dossier, et ce, tous les jours de 9 h à 13 h. En cas d’engorgement des lignes téléphoniques, les patients sont rappelés en moins d’une heure. Ce service-conseil est aussi très utile aux partenaires de l’équipe, soit les pharmaciens, les médecins généralistes et spécialistes, les CLSC, et les autres intervenants.

Ce projet a grandement amélioré le rendement et l’efficacité du service d’aide téléphonique et l’accessibilité aux soins, puisque les patients ont désormais un accès direct à une infirmière. Au moins 75 % des patients de la Clinique préfèrent ce nouveau système à l’ancien.

Prix Innovation clinique 2016 de l'ORIIM
Daniel Cutti, président de l'ORIIM; Diane Lowden, infirmière clinicienne spécialisée; Mari-Jo Pires, patiente; Lucy Wardell, responsable du projet et infirmière gestionnaire des services ambulatoires, et Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ.