Récipiendaires 2002

Grand prix

Québec

Projet PACTE

Un groupe d'infirmières de l'Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, du CLSC-CHSLD La Source et du CLSC Orléans a mis sur pied PACTE, un projet de services intégrés aux personnes âgées des plus novateurs. La coordonnatrice du projet, Louise Talbot, explique que l'information sur l'état de santé de chaque personne inscrite est centralisée et mise à jour régulièrement dans un système de guichet unique. Un numéro de téléphone permet de joindre une infirmière 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Lorsqu'elle reçoit l'appel, l'infirmière oriente la personne âgée, fait le lien avec le médecin de famille et organise une visite de l'infirmière à domicile, au besoin. Les quelque 2044 personnes inscrites à PACTE se sont dites très satisfaites des services reçus. Ce projet aide aussi à diminuer la durée moyenne de séjour des patients en centre hospitalier et le nombre de visites à l'urgence.

Les participant(e)s au projet PACTE sont : Jean Ampleman, Marie Bergeron, Lise Bouchard, Diane Chrétien, Marie Gagné, Nathalie Gauthier, Sylvie Imbeault, Johanne Tremblay et Louise TalbotLes participant(e)s au projet PACTE sont : Jean Ampleman, Marie Bergeron, Lise Bouchard, Diane Chrétien, Marie Gagné, Nathalie Gauthier, Sylvie Imbeault, Johanne Tremblay et Louise Talbot.

Récipiendaires régionaux

Abitibi–Témiscamingue

La santé mentale, c'est fondamental!

Sylvie Théberge et Josée Francœur, du Centre hospitalier de soins psychiatriques, ont voulu démythifier les maladies mentales. Elles ont utilisé leur temps libre pour concevoir Info-flashes : 16 capsules d'une durée de 50 secondes chacune télédiffusées sur la majeure partie du territoire. Chaque capsule portait sur un thème, comme la schizophrénie, la dépression, le stress, etc. Outre la sensibilisation du public, ces infirmières ont voulu aider les personnes atteintes à reconnaître les symptômes d'une maladie mentale afin de les inciter à demander de l'aide. Les auteures-compositrices-interprètes et metteuses en scène de ces Info-flashes croient que leurs capsules pourraient être utiles aux élèves du primaire et du secondaire, ainsi qu'aux étudiantes en soins infirmiers.

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

La violence dans les relations amoureuses chez les ados, une problématique qui nous concerne tous!

Isabelle Rousseau, du Centre hospitalier régional de Rimouski, a conçu un programme de formation à l'intention des jeunes qui subissent de la violence dans leurs relations amoureuses, une problématique qui toucherait entre 10 % et 20 % des adolescentes. Les aspects de la violence et l'ampleur du phénomène, le cycle de la violence conjugale ainsi que les signes et les symptômes de la violence au sein du couple y sont abordés. La formation a été donnée à des étudiants inscrits au programme d'adaptation scolaire offert à l'école Paul-Hubert. Après cinq rencontres, les jeunes ont dit être mieux informés et avoir appris comment se sortir eux-mêmes d'une telle situation ou aider les autres à s'en sortir.

Chaudière-Appalaches

Puberté/Sexualité… Féminin/Masculin

Jacques Potvin, du Centre de santé et CLSC Paul-Gilbert a conçu un cédérom, un moyen original et actuel de faire des présentations animées sur grand écran à l'intention des élèves de 5e année. Les jeunes obtiennent de l'information sur les étapes du développement de l'être humain, le passage de l'enfance à l'adolescence, les hormones masculines et féminines, les différences entre les filles et les garçons sur le plan de la croissance, le fonctionnement des organes génitaux masculins et féminins, l'alimentation, le sommeil et, enfin, l'exercice physique. En 2001, 300 jeunes de six écoles primaires ont vu la présentation, ce qui représente environ la moitié du public ciblé. Une façon simple de rendre attrayant et vivant un sujet vieux comme le monde.

Côte-Nord

Implantation d'une clinique périnatale externe au Centre hospitalier régional de Sept-Îles

Dolores Z. Roy, du Centre hospitalier régional de Sept-Îles, a implanté cette clinique qui offre des services aux femmes enceintes présentant une grossesse à risque, de Sept-Îles jusqu'à Blanc-Sablon et Schefferville. Ces futures mères sont prises en charge par une infirmière qui évalue leur état de santé et donne les soins et l'enseignement nécessaires. Tous les suivis sont inscrits dans un carnet de suivi systématique. Les infirmières peuvent prévenir les complications et vérifier si la patiente s'en tient aux consignes reçues. L'an dernier, plus de 1000 suivis ont été faits auprès de femmes hypertendues, diabétiques ou qui risquaient d'accoucher prématurément, ce qui a permis de stabiliser, voire d'améliorer leur état de santé, et de réduire les séjours à l'hôpital.

Estrie

Augmentation de l'accessibilité pour les clientèles en attente d'angioplastie cardiaque

Les infirmières Andrée Maltais, Danielle St-Louis et Ghislaine Girard, ainsi que le cardiologue Michel Nguyen, du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, ont réussi un tour de force : réorganiser les soins de façon à réduire considérablement la liste d'attente et le délai d'attente des patients devant subir une coronarographie ou une angioplastie. L'équipe a convaincu les centres hospitaliers généraux de reprendre leurs patients le jour même de l'examen, et formé les infirmières pour faire leur suivi. Des protocoles ont été rédigés pour la préparation, l'enseignement, la surveillance des patients et le retour au centre d'origine. Quatre lits de « court séjour » ont été réservés pour cette clientèle. En un an, la liste d'attente des patients est passée de 300 à 75, et le délai d'attente pour les cas à haut risque est maintenant de moins de 48 heures, contre 7 à 21 jours auparavant.

Laurentides/Lanaudière

Implantation d'un programme d'insertion de cathéters centraux par voie périphérique au Centre hospitalier régional de Lanaudière

Robin Gagnon et Shirley Assels, en collaboration avec Martin Labrie et Mario Savoie, ont réalisé un projet de pratique avancée qui permet à des infirmières dûment formées d'installer des cathéters centraux par voie périphérique. Cette pratique accélère la prise en charge des patients qui doivent, par exemple, recevoir des antibiotiques à domicile pendant plusieurs jours. L'infirmière s'occupe du patient du début à la fin du traitement, d'une durée moyenne de 30,2 jours et assure le suivi nécessaire pour prévenir les complications possibles. Depuis le début du programme, aucun cas d'infection n'a été signalé, et le taux de phlébite, à 4,8 %, est légèrement inférieur au taux acceptable de 5 % documenté dans la littérature.

Mauricie/Centre-du-Québec

La clinique prédialyse

Cette région a maintenant sa propre clinique de prédialyse grâce à Réjean Despins et à Diane Deschênes, du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. La prévention et l'éducation des personnes à un stade précoce de l'insuffisance rénale constituent le cœur des activités infirmières. La période qui précède le début des traitements de dialyse est cruciale. Les infirmières ont le temps d'expliquer aux patients et à leur famille les diverses facettes de la maladie et les options de traitements possibles – hémodialyse ou dialyse autonome – afin qu'ils fassent un choix éclairé. On peut aussi devancer la prise de certains médicaments, ce qui retarde le début de la dialyse, améliore la qualité de vie des patients et permet de réaliser d'importantes économies.

Montérégie

Suivi intégré CH-CLSC pour la clientèle atteinte d'insuffisance cardiaque

Pauline Plourde, conseillère à la liaison des cinq CLSC de la sous-région de Longueuil, ainsi que Paule Myrand et Monique Olivier, du Centre hospitalier Pierre-Boucher, sont les instigatrices du projet. Chaque patient est d'abord vu à la clinique ambulatoire du centre hospitalier et il rencontre le cardiologue, le pharmacien et la nutritionniste. Une infirmière donne ensuite l'enseignement requis et amorce un continuum de services avec le CLSC. L'infirmière du maintien à domicile prend le relais pour faire le suivi de l'enseignement et des soins. En participant à leur propre traitement, les patients comprennent mieux leur situation de santé et peuvent agir sur les facteurs susceptibles de l'aggraver. Des statistiques portant sur 150 patients révèlent que le suivi intégré fait par les infirmières a permis de réduire le nombre de visites à l'urgence de 71 %, et le nombre d'hospitalisations de 62,6 %.

Montréal/Laval

Mise sur pied d'un service d'accueil/santé infirmier au CLSC La Petite Patrie

Marianne Kuster, Dominique Dufour, Lyne Bergeron et Sylvie Désilets ont mis sur pied ce service pour les personnes qui se présentent sans rendez-vous, du lundi au vendredi, de 10 h à 18 h. Les infirmières des services de santé courants évaluent une gamme de problèmes de santé en l'absence de ressources médicales. Un cadre de référence, qui contient de l'information sur près de 150 problèmes de santé, aide les infirmières à déterminer le degré de priorité et à intervenir en conséquence. Ces protocoles ont été développés en collaboration avec le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens. Entre 15 % et 25 % des personnes qui se présentent au CLSC utilisent quotidiennement ce service. Ce projet met en valeur l'expertise des infirmières en première ligne et accroît l'accès de la population aux soins.

Québec

Projet PACTE

Un groupe d'infirmières de l'Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, du CLSC-CHSLD La Source et du CLSC Orléans a mis sur pied PACTE, un projet de services intégrés aux personnes âgées des plus novateurs. La coordonnatrice du projet, Louise Talbot, explique que l'information sur l'état de santé de chaque personne inscrite est centralisée et mise à jour régulièrement dans un système de guichet unique. Un numéro de téléphone permet de joindre une infirmière 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Lorsqu'elle reçoit l'appel, l'infirmière oriente la personne âgée, fait le lien avec le médecin de famille et organise une visite de l'infirmière à domicile, au besoin. Les quelque 2044 personnes inscrites à PACTE se sont dites très satisfaites des services reçus. Ce projet aide aussi à diminuer la durée moyenne de séjour des patients en centre hospitalier et le nombre de visites à l'urgence. Les participant(e)s au projet PACTE sont : Jean Ampleman, Marie Bergeron, Lise Bouchard, Diane Chrétien, Marie Gagné, Nathalie Gauthier, Sylvie Imbeault, Johanne Tremblay et Louise Talbot

Saguenay–Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec

Les partenariats avec les personnes atteintes de cancer et un organisme de soutien : un « avis de succès » et un gage de succès

Hélène Lapointe, Jocelyn Tremblay, Monique St-Gelais, Cécile Labelle et Myriam Lapointe, du programme hémato-oncologie externe du Complexe hospitalier de la Sagamie, ont conçu une série d'activités visant à améliorer les soins et les services aux personnes atteintes de cancer. L'équipe a lancé l'atelier Belle et bien dans sa peau et le séminaire Mieux vivre le traitement du cancer. Elle publie aussi une chronique mensuelle qui raconte l'histoire de personnes ayant survécu plus de cinq ans à un diagnostic de cancer. Enfin, les infirmières ont développé, pour tous les stades de la maladie, une approche de soins personnalisée qui s'inspire de recherches portant sur le bien-être physique, psychologique, social et spirituel des personnes. Le programme est un véritable succès.