Récipiendaires 2003

Grand prix

Québec

L'unité d'hémodialyse : un nouveau défi pour l'infirmière

Claude Amyot, Diane Boisvert, Hélène Côté, Danielle Dufour, Hélène Duval, Suzanne Giguère et Danielle Villeneuve, du CHUQ-L'Hôtel-Dieu de Québec, ont mis sur pied un concept unique, soit l'unité mobile d'hémodialyse. Cette solution novatrice permet d'améliorer l'accès géographique aux traitements d'insuffisance rénale et de maintenir l'accès aux soins et services à la clientèle atteinte en libérant des places dans les centres hospitaliers. Ce projet répond aux besoins des bénéficiaires tout en respectant les standards de qualité. Le potentiel de cette nouvelle unité est considérable puisque le produit pourrait aussi prendre la voie des marchés étrangers.

Récipiendaires régionaux

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

L'unité de transport pour intraveineuse (UTI)

Lisette Jean, du Centre hospitalier d'Amqui, a inventé une unité de thérapie intraveineuse (UTI), soit une unité de rangement qui permet d'accéder rapidement et en toute sécurité au matériel nécessaire à la thérapie intraveineuse lors du transport d'un patient en ambulance. Sur une surface de travail en tissu imperméable, elle a cousu des élastiques à divers intervalles et conçu des espaces de rangement pour des fioles de médicaments, des seringues de divers calibres, des tampons d'alcool et des rouleaux de diachylon. L'unité se fixe au moyen de deux attaches, sur la ceinture de sécurité du patient étendu sur la civière. En plus d'être faciles à transporter, légères et lavables, ces unités sont plus pratiques que les modèles existants et ne coûtent que 20 $. Grâce à cette invention, Mme Jean a mérité le Prix d'excellence du Canada en sécurité des soins infirmiers décerné par la Canadian Intravenous Nurses Association.

Chaudière-Appalaches

Nutri-Forme en santé mentale

Hélène Minville, du CLSC de Montmagny, est l'auteure d'un programme d'enseignement et de soutien qui aide les patients atteints de troubles de santé mentale sévères et persistants à rester fidèles à leur traitement tout en leur évitant de prendre du poids. Une fois par semaine pendant 20 semaines, les patients rencontrent une nutritionniste pour une demi-heure d'enseignement sur l'alimentation et un éducateur physique pour une heure d'exercice. L'infirmière vérifie ensuite la fidélité au traitement, apporte un soutien psychologique et suit l'évolution des paramètres physiques, comme le poids, le tour de taille, la tension artérielle, etc. C'est une aide inestimable pour cette clientèle qui a souvent de la difficulté à se prendre en main. Les cinq patients ayant suivi le programme ont amélioré leur état de santé, en perdant du poids ou en cessant de fumer, par exemple.

Côte-Nord

Camp pour diabétiques

Gail Cox, Daniel Gionet, Carynne Guillemette, Marie-Josée Michel, Léonce Picard, Karine Régis et Patsy Roussel, des Centres de santé de Uashat mak et Mani-Utenam ont voulu aider la communauté montagnaise à prendre en charge leur diabète, une maladie qui frappe cette population deux à trois fois plus souvent que la moyenne québécoise. Entre septembre 2001 et octobre 2002, les infirmières ont tenu cinq camps pour diabétiques d'une durée de trois jours chacun. Elles ont offert à une soixantaine de participants, dans leur langue maternelle, des ateliers sur les manifestations et les complications du diabète de type II, l'utilisation du glucomètre, la médication, la gestion du stress, les soins des pieds, l'alimentation et l'activité physique. Des suivis ont révélé que la plupart des participants avaient adopté des habitudes de vie plus conformes à leur état de santé. Ce projet répond aux objectifs du Programme national de santé publique, soit réduire de 40 % l'incidence du diabète chez les autochtones d'ici 2012.

Estrie

Équipe d'intervention pour les victimes d'agression sexuelle

Hélène Forget, Andrée Maltais, Pauline Perrault et Suzanne Smith du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ont mis sur pied une équipe d'intervention disponible 24 heures par jour, sept jours par semaine, pour les victimes d'agression sexuelle. Dès que l'une d'entre elles se présente à l'urgence, l'infirmière au triage la signale à une infirmière de l'équipe d'intervention, qui communique avec le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). L'infirmière évalue la condition physique et mentale de la personne et fait appel à une femme médecin pour la suite de l'examen, ainsi que pour les prélèvements médicaux et médico-légaux, si nécessaire. En plus d'être prises en charge rapidement, les victimes sont informées de leurs options pour la suite des événements. Depuis le début du projet, en 1994, l'équipe est intervenue auprès de 245 femmes et enfants, dont environ 140 au cours des trois dernières années.

Laurentides/Lanaudière

L'infirmière de liaison du réseau mère-enfant-famille, un rôle nouveau

Maryse Boulanger, du Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur (CHLG) a implanté un programme de suivi prénatal, une première dans la région sud de Lanaudière. Elle a coordonné toutes les étapes permettant de travailler en réseau avec les médecins des divers établissements. Ce programme permet d'identifier une future mère vivant un problème physique ou psychosocial et de la diriger vers les ressources appropriées. Mme Bélanger a aussi conçu des outils de suivi, notamment un carnet de grossesse. Depuis 2001, quelque 1400 femmes ont bénéficié de ce suivi personnalisé et une trentaine ont été orientées vers d'autres ressources, à cause notamment de leur situation financière précaire, du fait qu'elles avaient moins de 18 ans ou de difficultés prévisibles dans leur adaptation au rôle de parent.

Mauricie/Centre-du-Québec

Pédiatrie de jour à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska

Suzanne Perreault, Andrée Brière et Roxanne Bergeron ont amélioré l'accessibilité aux soins spécialisés dans la région en créant un service externe de pédiatrie, ouvert 24 heures par jour, sept jours par semaine. Les services offerts vont de l'enseignement aux traitements nécessaires après une hospitalisation, en passant par les examens diagnostiques, les examens électifs, le suivi préopératoire et postopératoire, etc. Les enfants n'ont plus besoin d'être hospitalisés inutilement, d'attendre à l'urgence ou de se rendre dans les grands centres pour recevoir des soins. Depuis sa création, en 1997-1998, le service a connu une hausse constante de ses activités. Le nombre de jours d'hospitalisation a aussi considérablement diminué en ce qui concerne les pathologies telles que des troubles respiratoires ou intestinaux, des fractures, des problèmes immunitaires et des maladies du sang.

Montérégie

L'extubation précoce des patients en post-chirurgie cardiaque : une amélioration pour le bien-être des patients et de leurs familles

Line Beaudet, Marc Pépin et Serge Rouleau, du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), en collaboration avec le Dr Redouane Bouali, ont mis au point une technique qui permet d'extuber les patients dans les huit premières heures suivant leur arrivée aux soins intensifs, soit deux fois plus vite qu'avant. Ils ont d'abord élaboré un protocole et l'ont implanté progressivement, en plus de former les infirmières. Étant intubés moins longtemps, les patients ont moins de complications pulmonaires, vasculaires et cardiaques, et ils reçoivent moins de médicaments. Ils s'éveillent donc graduellement et récupèrent beaucoup mieux. Ce nouveau procédé a aussi permis de doubler le nombre de patients pouvant être accueillis aux soins intensifs. En neuf mois, le nombre de chirurgies cardiaques a ainsi augmenté de 25 %.

Montréal/Laval

Soins à la clientèle atteinte d'anémie falciforme ; coordination et soins individualisés

Liane Ashford, Sylvie Champagne, Danièle Lamarche, Chantal Lefebvre, Danielle Soucy et Patrick Vaillant, de l'Hôpital Royal Victoria, ont développé une approche de soins adaptée à la condition clinique particulière des patients atteints d'anémie falciforme. L'Hôpital a d'abord accepté de recevoir tous les patients adultes et leur a réservé une unité de soins. Leur regroupement en un lieu a favorisé le développement d'une expertise de pointe. Les infirmières connaissent maintenant les besoins de chaque patient (allergies et intolérance à certains médicaments) et peuvent ainsi leur donner un traitement approprié. Ce projet a des effets bénéfiques sur l'état de santé des patients. Les infirmières soulagent leur douleur dans un délai de 12 à 24 heures suivant leur arrivée à l'hôpital, comparativement à 48 heures auparavant. De plus, la durée moyenne de séjour des patients dans cette unité est passée de 9,4 à 6,3 jours.

Outaouais

Continuum de soins et services aux enfants/adolescents diabétiques et à leur famille

Avec son équipe, Ginette Renaud, de la Clinique de diabète pédiatrique de la Clinique de pédiatrie du CHVO-hôpital de Gatineau, a mis sur pied un continuum de soins et services permettant aux enfants et adolescents diabétiques et à leur famille d'acquérir des connaissances et des habiletés visant à maximiser leur autonomie et leur sentiment de compétence dans la gestion du diabète. Le programme est offert dès la première hospitalisation, ce qui permet à l'enfant ou l'adolescent de demeurer dans son milieu de vie. Cette approche concertée facilite la continuité des soins dans un environnement axé sur le partenariat interdisciplinaire et professionnel. Actuellement, 59 enfants et adolescents bénéficient de ce continuum de soins et services dans la région de l'Outaouais. Selon les données recueillies, ce projet a permis d'améliorer considérablement les soins offerts aux patients et leur famille et les résultats sont concluants.

Québec

L'unité d'hémodialyse : un nouveau défi pour l'infirmière

Claude Amyot, Diane Boisvert, Hélène Côté, Danielle Dufour, Hélène Duval, Suzanne Giguère et Danielle Villeneuve, du CHUQ-L'Hôtel-Dieu de Québec, ont mis sur pied un concept unique, soit l'unité mobile d'hémodialyse. Cette solution novatrice permet d'améliorer l'accès géographique aux traitements d'insuffisance rénale et de maintenir l'accès aux soins et services à la clientèle atteinte en libérant des places dans les centres hospitaliers. Ce projet répond aux besoins des bénéficiaires tout en respectant les standards de qualité. Le potentiel de cette nouvelle unité est considérable puisque le produit pourrait aussi prendre la voie des marchés étrangers.

Saguenay–Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec

Guide de gériatrie

Andréa Boudreault, infirmière clinicienne à l'unité de courte durée gériatrique du Carrefour de santé de Jonquière, a publié un Guide de gériatrie. Ce document de 156 pages contient de l'information scientifique provenant d'ouvrages spécialisés. Il permet au lecteur d'actualiser ses connaissances sur le vieillissement et les problématiques affectant les personnes âgées : les troubles cognitifs et de démence, ceux liés aux activités de la vie quotidienne et domestique, les troubles du langage et de la communication et l'évaluation des tests menés en gériatrie. Il est fortement axé sur la réadaptation d'une personne âgée après un accident vasculaire cérébral, une fracture de la hanche, une maladie dégénérative ou tout autre problème de santé nécessitant une hospitalisation. Le guide est vendu au Québec par la maison d'édition Guérin.