Récipiendaires 2006

Grand prix

Montérégie

Implanter des pratiques exemplaires pour améliorer le bien-être des usagers : une expérience unique dans deux centres hospitaliers

Des infirmières de l'Hôpital Charles-LeMoyne et du Centre universitaire de santé McGill ont amélioré la qualité des soins et le bien-être des patients hospitalisés grâce à l'implantation et à l'évaluation de pratiques exemplaires en soins infirmiers touchant les lésions de pression, les chutes et les douleurs contrôlables. Ce projet a été mené avec le soutien de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario qui, depuis quelques années, élabore des lignes directrices concernant des pratiques exemplaires en soins infirmiers. Des infirmières de ces deux centres hospitaliers ont ainsi développé et partagé des stratégies d'implantation, d'évaluation et de recherche ainsi que des activités de formation et des stratégies pour assurer la pérennité du projet. Résultat? Moins de lésions de pression, moins de chutes et moins de douleur. Ce projet a aussi augmenté le sentiment de compétence des infirmières, en plus d'augmenter leur crédibilité auprès de leurs collègues.

Hélène Guitard, chargée de projet des pratiques exemplaires et conseillère en soins spécialisés, médecine, à l'hôpital Charles LeMoyne (HCLM);
Cécile Michaud, professeure à l'Université de Sherbrooke, chercheure à l'HCLM;
Andréa M. Laizner, chercheure et consultante en recherche en sciences infirmières au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Récipiendaires régionaux

Abitibi-Témiscamingue

Une première clinique en région éloignée pour les personnes atteintes de VIH/sida

Pauline Clermont, Suzanne Fisette, et Danielle Gélinas, infirmières, ont mis sur pied la Clinique régionale de soins intégrés en VIH/sida de l'Abitibi-Témiscamingue. Il s'agit de la seule clinique offrant des soins aux personnes atteintes de VIH/sida en région éloignée. Ce projet a permis de pallier les lacunes causées par le manque d'expertise régionale en matière de VIH/sida en offrant aux personnes vivant avec cette maladie des soins adaptés dans leur milieu de vie. Les patients bénéficient maintenant de suivis sur les plans infirmier, nutritionnel, pharmacologique et psychosocial. Les soins sont coordonnés par une infirmière. Jusqu'ici, les patients se sont dits fort satisfaits. La clinique a permis de tripler le nombre de patients bénéficiant de services adaptés à leurs besoins en matière de santé.

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Soutien, enseignement et suivi pour mieux encadrer les personnes dépressives

Face à la problématique complexe que constitue la dépression majeure, Carmen Deschênes, infirmière clinicienne, en collaboration avec une équipe du Réseau de la santé et des services sociaux de la Matapédia, a élaboré un programme de suivi intégré dans la communauté pour les adultes atteints de dépression et qui éprouvent des difficultés à suivre leur traitement. Cette infirmière offre ainsi un enseignement et un soutien à la personne et à son entourage. Au besoin, elle communique avec le médecin, le pharmacien et le psychiatre et elle peut aussi référer le patient à d'autres professionnels ou organismes communautaires. Jusqu'ici, le programme a permis de diminuer les hospitalisations ainsi que le risque suicidaire, en plus de responsabiliser la personne atteinte dans son processus de guérison. 

Chaudière — Appalaches

Pas de projet cette année

Côte-Nord

Le guide Précautions contre la transmission : un outil efficace pour contrer les infections nosocomiales

Nathalie Tremblay, conseillère en prévention des infections au Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Sept-Îles, a créé un guide de Précautions contre la transmission pour réduire la propagation des infections nosocomiales. Cet outil de travail et de référence détaille les mesures de protection pour différents types d'isolement. À la fois concis, complet et pratique, il renferme aussi des tableaux de référence, des dépliants d'information pour les familles ainsi que des pictogrammes pour le personnel et les visiteurs. Un premier guide s'adresse au personnel infirmier et aux préposés aux bénéficiaires, tandis que le second vise le personnel d'entretien sanitaire. Ce guide contribue à rendre les mesures de prévention plus uniformes et répond mieux aux questions du personnel.

Estrie

Des guides d'intervention pour les personnes atteintes de maladies chroniques : bons pour le suivi des patients et la collaboration infirmière-médecin

À l'automne 2004, les infirmières Annie Brouillette, Nathalie Côté et Diane Langevin ont préparé des guides d'intervention pour le suivi conjoint (médecin-infirmière) de personnes atteintes de maladies chroniques. Ils portent sur le suivi de la tension artérielle, le diabète, l'obésité et le surpoids, la dyslipidémie et le suivi de la clientèle anticoagulée. Ces outils permettent d'augmenter la collaboration médecin-infirmière et augmentent l'accessibilité à des soins de qualité et à un médecin de famille. Ils mettent l'accent sur des pratiques cliniques préventives. Les guides augmentent aussi l'efficacité de l'équipe de soignants et épargnent donc du temps aux médecins, aux infirmières et aux patients.

Laurentides/Lanaudière

Pour que l'urgence traite réellement… les urgences : mise sur pied d'un Accueil Clinique

Lynda Jean, Diane St-Georges et Annie Croteau, du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du sud de Lanaudière, ainsi que six collaborateurs, ont mis sur pied un projet innovateur qui mise sur le rôle élargi des infirmières pour désengorger les urgences. En effet, plutôt que de diriger les patients ayant une condition semi-urgente ou non urgente à l'urgence, les médecins peuvent maintenant les diriger vers l'Accueil clinique, où une infirmière les prend en charge rapidement. L'infirmière s'appuie sur des ordonnances collectives pour négocier, organiser et réaliser le cycle diagnostique complet et diriger la clientèle vers les services appropriés. Celle-ci peut donc maintenant recevoir les services requis dans un délai de 72 heures. Un an après l'implantation de ce projet, les professionnels de la santé et les usagers qui ont bénéficié de ce service sont nombreux à en faire la promotion et à louanger l'accessibilité et la qualité des soins.

Mauricie/Centre-du-Québec

Réduire les risques des maladies cardiovasculaires : mission possible… par la création d'une clinique en GMF

Carole Dufour et Marie-Josée Richard, infirmières au groupe de médecine de famille de La Tuque, ont mis sur pied une clinique d'intervention afin de réduire les risques de maladies cardiovasculaires. À partir de rencontres interdisciplinaires que coordonnent l'infirmière, le client est informé de ses propres facteurs de risque et peut modifier son mode de vie (tabagisme, exercice physique, alimentation, etc.). Une réduction significative du risque de maladie cardiovasculaire a été enregistrée chez 30 % des clients ayant participé aux cliniques. Ce projet contribue à améliorer la santé de la population et ainsi à réduire le taux d'hospitalisation, de réhospitalisation et de consultation, mais aussi à améliorer la collaboration interdisciplinaire.

Montérégie

Implanter des pratiques exemplaires pour améliorer le bien-être des usagers : une expérience unique dans deux centres hospitaliers

Des infirmières de l'Hôpital Charles-LeMoyne et du Centre universitaire de santé McGill ont amélioré la qualité des soins et le bien-être des patients hospitalisés grâce à l'implantation et à l'évaluation de pratiques exemplaires en soins infirmiers touchant les lésions de pression, les chutes et les douleurs contrôlables. Ce projet a été mené avec le soutien de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario qui, depuis quelques années, élabore des lignes directrices concernant des pratiques exemplaires en soins infirmiers. Des infirmières de ces deux centres hospitaliers ont ainsi développé et partagé des stratégies d'implantation, d'évaluation et de recherche ainsi que des activités de formation et des stratégies pour assurer la pérennité du projet. Résultat? Moins de lésions de pression, moins de chutes et moins de douleur. Ce projet a aussi augmenté le sentiment de compétence des infirmières, en plus d'augmenter leur crédibilité auprès de leurs collègues.

Montréal/Laval

Un service à domicile pour la clientèle anticoagulée et en perte d'autonomie

Les infirmières Danielle L. Sasseville et Françoise Côté, du CSSS de la Pointe de l'île, de même que Sylvie Théorêt et Sylvie Demers, de l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), ont contribué à mettre sur pied un projet innovateur : le suivi à domicile de patients sous anticoagulants et en perte d'autonomie à l'aide d'un moniteur portatif, avec ajustement de la dose d'anticoagulants par l'infirmière à domicile. Grâce à ce projet, une centaine de clients qui se déplacent en fauteuil roulant ou en marchette n'ont plus à se rendre à l'ICM pour leur suivi, ce qui leur évite fatigue et stress. Les infirmières, pour leur part, effectuent un travail plus valorisant. Ce projet est mené conjointement par la Clinique d'anticoagulothérapie de l'ICM et de 10 CLSC de l'Est de Montréal.

Outaouais

Mise sur pied d'une première clinique de suivi des personnes porteuses de SARM

Jacynthe Duval, infirmière en prévention des infections au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau, a implanté dans sa région une première clinique de suivi pour les personnes porteuses du staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM). Depuis 2005, la clinique répond aux questions des patients en plus de traiter les porteurs. Elle vise plus particulièrement à mettre à jour leur statut en regard du SARM. Le suivi évite également de placer des patients en isolement si leur état est passé de porteur à ancien porteur. En plus de réduire l'anxiété chez les porteurs du SARM et leur famille, cette clinique a mené à une diminution du nombre de porteurs et de patients en isolement, ainsi qu'à une réduction des coûts hospitaliers. Ainsi, en 2005-2006, 115 personnes ont été suivies dans cette clinique, tandis que 77 personnes sont passées du statut de « porteur » à celui de « ancien porteur ».

Québec

Une infirmière communautaire contribue à créer un réseau de santé mieux intégré

Joëlle Talbot, infirmière communautaire, contribue à créer un réseau de santé mieux intégré dans la région de Québec. En effet, elle fait désormais partie de l'équipe de l'urgence de l'hôpital Saint-François d'Assise, où elle s'assure que les bonnes personnes reçoivent les bons services, au bon moment et au bon endroit. Elle renseigne notamment les patients, les familles et les infirmières de l'hôpital au sujet des services offerts dans la communauté, évitant d'autres visites à l'urgence pour ceux qui peuvent bénéficier d'autres types de services et permettant aux infirmières de planifier un retour à domicile plus aisé pour les patients. Elle assure aussi la liaison entre les différents intervenants, incluant le médecin de famille. Enfin, elle met son expertise à profit pour proposer des pistes de solutions aux difficultés qu'elle rencontre au niveau de la trajectoire de service.

Saguenay–Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec

La clinique de l'adolescence : pour soigner des problèmes de santé complexes des 12-17 ans

L'adolescence est une période de transition complexe, marquée par de nombreux changements. Pour aider les jeunes de 12 à 17 ans aux prises avec des problèmes de santé complexes, Vicky Tremblay a grandement participé avec le Dre Johanne Harvey, pédiatre spécialisée en médecine de l'adolescence, à la mise sur pied de la Clinique de l'adolescence du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi. Il s'agit de la première clinique interdisciplinaire régionale de deuxième ligne pour adolescents au Québec. Outre M Tremblay qui agit comme intervenante-pivot, elle inclut une pédiatre, une omnipraticienne, une nutritionniste, une neuropsychologue et une travailleuse sociale. Cette clinique a connu des résultats probants sur les plans de la stabilité, de l'amélioration et même de la guérison des problématiques à l'origine des consultations. Elle évite aussi des visites répétitives à l'urgence et dans les cabinets privés de médecins, ainsi que les hospitalisations.