Engagement communautaire 2016

Mélodie Hicks

Mélodie Hicks

Mélodie Hicks, inf., B. Sc.
Enseignante en soins infirmiers
Coordonnatrice des échanges étudiants au Malawi
Cégep Vanier

Mélodie Hicks est reconnue pour son dévouement à l'enseignement, son énergie, son ouverture d'esprit et son engagement dans le programme d'échange international en soins infirmiers qu'elle a instauré au Cégep Vanier.

Chaque printemps, Mélodie Hicks emmène un groupe d'étudiants au Malawi, en Afrique, pour un stage de sept semaines pendant lequel ils donnent des soins à domicile, en clinique, dans des hôpitaux de district et à l'hôpital central. Une expérience qui les oblige à prendre conscience de leurs préjugés culturels et les aide à comprendre l'importance d'adapter leurs soins aux valeurs et aux croyances de leurs patients. Un apprentissage indispensable dans un Québec de plus en plus multiculturel, selon Mélodie Hicks.

Consciente du choc culturel qui attend les participants du programme, Mélodie Hicks les soutient tout au long de leur préparation, tant au plan scolaire que psychologique, ainsi qu'à leur retour. Elle les incite à maintenir les liens établis à l'étranger et à donner des conférences pour partager leurs nombreux apprentissages avec leurs camarades de classe et leurs enseignants. En six ans, 37 étudiants l'ont accompagnée au Malawi et tous continuent de s'impliquer dans les collectes de fonds du programme. Et deux se sont inscrits à la maîtrise en santé mondiale!

Mélodie Hicks a prouvé ses capacités de gestionnaire en coordonnant les activités de financement du programme, dont une campagne de sensibilisation à la question du sida et de la pauvreté. Elle sollicite également des organismes et des entreprises pour obtenir des médicaments et de l'équipement médical pour les centres de santé qui reçoivent ses étudiants en Afrique.

Le Temple de la renommée canadien du marketing des soins de santé a reconnu, en 2014, le service communautaire accompli par Mélodie Hicks au Canada et au Malawi en lui remettant le prix Phil Diamond.

« Je ne veux pas que mes étudiants aillent travailler à l'étranger. Je veux qu'ils restent au Québec, mais avec des yeux et un esprit plus ouverts. Qu'ils soient capables de reconnaître les différences culturelles des patients pour leur offrir de meilleurs soins. Qu'ils soient conscients de la chance qu'on a ici et fiers de ce qu'on réalise dans nos hôpitaux, même si tout n'est pas parfait. »