MOT DE LA
PRÉSIDENTE

Le soutien des IPS en soins de première ligne ou quand le « gros bon sens » ne suffit pas

Denise Gaudreau
Présidente de l’ORIIM

Comment peut-on être aussi aveugle devant autant d’évidences ? Pourquoi vivons-nous dans un système qui obéit à la loi de celui qui crie le plus fort ou de celui qui est le plus « important et riche », au mépris du bien commun ? 

Heureusement, avant la présentation du budget du gouvernement du Québec, des instances importantes du réseau (du jamais vu !) se sont unies pour réclamer la création de postes d’IPS, soit la FMOQ, la FMSQ et la FIQ. C’est sans oublier les sorties médiatiques de notre présidente., Mme Desrosiers, qui ont paru du velours à l’oreille par leur pertinence, leur cohérence et la clarté du message. Merci et félicitations Mme Desrosiers ainsi qu’à tous ceux qui nous ont soutenus dans cette bataille.

Cette bataille, nous avons cru qu’elle était gagnée lorsque le ministre Bolduc s’est « mouillé » en annonçant la création de 500 postes d’IPS en soins de première ligne devant 2000 des nôtres, à la dernière AGA de Québec. Cela prouve que tant et aussi longtemps que les argents ne sont pas dégagés dans des budgets dédiés et assurés, il ne faut surtout pas baisser notre garde, car ce n’était qu’un « round » et non pas un « K.O. » final. Cette saga, comme bien d’autres, nous prouve qu’il faut maintenir une vigie et des pressions politiques constantes dans les enjeux clés de notre profession et surtout que l’argent est le nerf de la guerre. Cet argent doit non seulement servir à la création des postes d’IPS, point essentiel, mais aussi contribuer au soutien de la formation de ces futures IPS, ce qui constitue un point fondamental.

En somme, nous avons maintenant les moyens de mettre en place une mesure visant à assurer des soins accessibles, professionnels, de qualité, à moindre coût, et ce, pour des clientèles vulnérables dans toutes les régions. N’est-ce pas là le « gros bon sens » ?

Denise Gaudreau
Présidente ORIIM


Supporting Primary Care Nurse Practitioners or when “common sense” isn’t enough.

Denise Gaudreau
ORIIM’s President

How can we be so blind in front of such obviousness? Why are we in a system that obeys the laws of those who scream the loudest or of those who are the “heaviest and richest’, literally and figuratively, in defiance of common good?

Luckily, prior to the presentation of the budget by the Québec Government, important network authorities such as the FMOQ,  the FMSQ, & the FIQ+ (never seen before!), got together to request the creation of Nurse Practitioner positions. Without forgetting the media releases by our president, Mrs. Desrosiers, which sounded like music to my ears because of the pertinence, their coherence and overall clarity of their message. Thank you and congratulations to Mrs. Desrosiers, and for all those who supported us in this battle.

We thought this battle was won when Minister Bolduc announced the creation of 500 positions of Primary Care Nurse Practitioners in front of 2000 nurses during our Annual General Assembly in Quebec City. This proves to us that as long as the money isn’t released in dedicated and confirmed within established budgets, we cannot let our guard down. This was just the first round and by no means a final knock out. This saga, as many others, proves that we have to continue exerting our political pressures in key issues concerning our profession, especially since money is the sinew of war.This money must not only serve to create Nurse Practitioner positions, essential element, but also to maintain the training of future Nurse Practitioners, fundamental element.

In summary, we now have the means of ensuring accessible, professional, quality health care at a lesser cost for vulnerable clients in all regions: Isn’t that “common sense”?

Denise Gaudreau
ORIIM President