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Intégrité et confiance : Un tandem gagnant

Depuis un certain temps, l'actualité fait état de nombreux scandales où la notion d'intégrité est sérieusement malmenée; pensons aux scandales de Norbourg, à ceux mis en lumière par la commission Gomery ou à la turbulence récente dans la sphère de la politique municipale. De telles situations conduisent inévitablement à douter de l'intégrité des acteurs impliqués et ébranlent la confiance du public.

Qu'est-ce que l'intégrité?

L'intégrité se définit comme une valeur morale qui sert de référence et guide nos choix et nos actions. Elle suppose une notion d'honnêteté. Une personne intègre est un individu sur qui on peut compter, dont les choix de valeurs sont fiables et stables. L'intégrité désigne aussi la capacité d'une personne à respecter ses engagements et ses principes, malgré des pressions contraires. La personne intègre accepte d'être tenue responsable de ses actes.

Qu'en est-il pour les infirmières?

L'intégrité est sans conteste une composante essentielle de la déontologie professionnelle. L'obligation d'intégrité comporte une série de normes destinées à favoriser l'honnêteté et la probité des rapports qu'entretiennent les professionnels avec leurs clients, le public et leurs confrères.

L'obligation d'intégrité est considérée comme la pierre angulaire de tous les autres devoirs déontologiques, base fondamentale de la conscience professionnelle et du lien de confiance entre le client et le professionnel. Ainsi, les professionnels, dont l'infirmière, ne doivent pas agir de façon malhonnête, par exemple en s'appropriant les biens d'un client, en faisant des représentations fausses ou trompeuses ou encore en dissimulant un incident ou un accident.

Le Conseil de discipline rappelait récemment comment la jurisprudence a déjà déterminé que les principes de confiance, d'honnêteté et d'intégrité constituent le fondement même de la profession d'infirmière. Dans leur pratique, les infirmières affichent une excellente feuille de route en la matière.

Un sondage du groupe Léger Marketing, réalisé en 2009, situe la profession infirmière parmi les professions les plus dignes de confiance au sein de la population. Afin de maintenir ce haut degré de confiance, les infirmières doivent continuer à faire preuve d'intégrité dans leur pratique, dans le respect de leurs devoirs et obligations déontologiques. Comme le disait si bien Wayne Cheng :

« L'intégrité engendre la crédibilité. »

Sylvie Truchon, syndic


Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC). « Comprendre l'autoréglementation » dans Zoom sur les soins infirmiers.Enjeux et tendances dans la profession infirmière au Canada. No 21, février 2007. ISSN 1206-3886. 6 p.
Infirmières et infirmiers c. Alabré, C.D. Inf.  20-2006-00368, 2009-06-02.
Journal de Montréal, 30 mars 2009. Résultats d'un sondage Léger Marketing sur les professions qui inspirent le plus et le moins confiance.
OIIQ. « Réflexion juridique à l'appui de la révision du Code de déontologie des infirmières et infirmiers ». Document de travail, 1998, 42 p.
Piron, Florence. « Intégrité, probité et professionnalisme ». Extraits d'un rapport du projet de recherche Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec), CSSS de la Vieille Capitale. Septembre 2007.

Cette chronique a été publiée dans le Le Journal, janvier/février 2010, vol. 7, no 1.