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Réagir à temps pour sauvegarder les limites de la relation professionnelle

(Quatrième et dernière partie)

Comme il a été mentionné dans la dernière chronique, l'infirmière doit savoir reconnaître les indices d'une transgression possible des limites de la relation professionnelle. Cependant, même en y étant sensibilisée, il pourrait arriver, à un moment donné au cours de sa carrière, qu'elle craigne d'enfreindre les limites de sa relation professionnelle avec un client. Que faire alors?

Dès les premiers signes, il est important d'agir et de demander l'aide requise, puisque c'est à l'infirmière qu'incombe la responsabilité d'établir les limites de la relation professionnelle. L'infirmière doit tout d'abord évaluer la situation le plus objectivement possible. Elle doit, entre autres, prendre conscience de ses comportements à l'égard du client. Une démarche à privilégier est d'en parler dès qu'elle a des doutes, par exemple en demandant l'avis d'une collègue ou de sa supérieure immédiate, ou encore en téléphonant à l'OIIQ pour discuter de la situation avec une personne compétente dans les questions de nature déontologique. Elle peut même le faire sous le couvert de l'anonymat, si elle le préfère.

Après avoir évalué la situation, il est possible que l'infirmière constate qu'elle risque de franchir les limites de la relation professionnelle. Elle doit alors déterminer la meilleure façon d'éviter ce risque tout en donnant la priorité au bien-être et à la sécurité du client. S'il y a lieu d'interrompre la relation thérapeutique, elle doit lui en faire part et s'assurer d'une relève compétente. La transition doit se faire dans le respect du client.

Cependant, n'attendez pas qu'il se produise une situation problématique pour en discuter. Organisez des groupes de discussion ou des midi-rencontres, afin de faire une réflexion sur le sujet. C'est une façon intéressante d'aborder les aspects déontologiques de la profession.

Sylvie Truchon, syndic

N'oubliez pas :

  • Si vous craignez de franchir les limites de la relation professionnelle, vous devez réagir. Parlez-en à une collègue ou à votre supérieure, ou encore demandez conseil à l'OIIQ.
  • Le bien-être et la sécurité du client sont prioritaires dans le choix des mesures à prendre pour éviter une telle situation
Cette chronique a été publiée dans Le Journal, novembre/décembre 2000, vol. 8, no 2.