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Des mesures qui facilitent l’accès à la profession pour les infirmières formées à l’étranger

L'OIIQ accueille favorablement les nouvelles mesures du gouvernement concernant l'accès à la profession pour les infirmières formées à l'étranger. Lors d'une conférence de presse tenue le 12 mai dernier, Louise Cantin, secrétaire générale de l'OIIQ, a souligné qu'elle était fière que l'Ordre soit associé aux ententes intervenues entre le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) et les ordres professionnels concernant la facilitation de l'accès aux professions pour les personnes formées à l'étranger. Les infirmières formées à l'étranger pourront dorénavant bénéficier d'un guichet offert par l'OIIQ pour le traitement de leur demande d'équivalence. De plus, les modifications législatives proposées par le gouvernement permettront à l'OIIQ de délivrer, sous certaines conditions, des permis spéciaux aux infirmières de l'étranger.

« Cette entente confirme l'importance d'un partenariat pour une intégration réussie des immigrants et pour l'accès aux professions du Québec. »
- Louise Cantin

« L'entente signée entre le MICC et l'OIIQ confirme l'importance d'un partenariat pour une intégration réussie des immigrants et pour l'accès aux professions du Québec », a souligné Louise Cantin.

Ainsi, le guichet unique évitera le dédoublement des documents demandés et minimisera les délais dans le traitement des demandes. L'envoi des différents documents se fera ainsi en une seule étape. L'expertise sera donc partagée. Le MICC sera chargé d'évaluer les diplômes obtenus et les repères scolaires québécois, tandis que l'Ordre évaluera le contenu de la formation aux fins de la reconnaissance d'une équivalence.

Entente pour les infirmières étrangères

Louise Cantin, secrétaire générale de l'Ordre, Yvon Marcoux, ministre responsable de l'application des lois professionnelles, Maria Mihaiela Chesa, membre de l'OIIQ, et sa fille Simina, et Lise Thériault, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.

« Je me réjouis de l'annonce de cette nouvelle collaboration avec l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Cette entente permettra de simplifier les démarches de reconnaissance des acquis des personnes immigrantes qui souhaitent exercer la profession d'infirmière ou d'infirmier. Il s'agit là d'une mesure concrète qui démontre encore une fois que l'intégration professionnelle des personnes immigrantes est une des grandes priorités de notre gouvernement », a déclaré la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Lise Thériault.

Entente pour les infirmières étrangères

De gauche à droite : Yvon Marcoux, ministre responsable de l'application des lois professionnelles, Raymond Bourret, président de l'Ordre des acupuncteurs du Québec, Daniel Alberto Masckauchan, membre de l'Ordre des acupuncteurs du Québec, Louise Courtois, responsable des dossiers d'admission de l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec, Debbie Provencher, présidente de l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec, Hassane Amrane, membre de l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec, Christophe Gavant, membre de l'Ordre des technologues en radiologie du Québec, Alain Cromp, directeur général et secrétaire de l'Ordre des technologues en radiologie du Québec, Lise Thériault, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Maria Mihaiela Chesa, membre de l'OIIQ, et sa fille Simina, ainsi que Louise Cantin, secrétaire générale de l'OIIQ

D'autre part, les modifications annoncées au Code des professions permettront d'autres avantages aux infirmières formées à l'étranger. Par exemple, l'Ordre pourrait désigner par règlement la pratique infirmière au bloc opératoire comme un secteur d'activités pouvant faire l'objet d'un permis spécial, c'est-à-dire un permis permanent restrictif.

Depuis plusieurs années, l'Ordre réclame des mesures et multiplie les efforts afin d'accélérer le processus d'accès aux infirmières formées à l'étranger. Entre autres, l'OIIQ jouait un rôle de précurseur en implantant le permis temporaire dès l'année 2001. L'étude des contextes de pratique des différents pays a également été implantée dans le but de permettre un jugement rapide et objectif des demandes. Les efforts concertés avec les ministères et les partenaires concernés sur la table de concertation et l'équipe de travail sur la reconnaissance des diplômes et des compétences des personnes formées à l'étranger ont également porté fruit.

Avec l'implantation de ces mesures et ces échanges d'expertise, l'OIIQ espère alléger le processus et minimiser les délais administratifs.

Les infirmières formées à l'étranger détiennent environ 7 % des permis émis annuellement au cours des dernières années. Elles proviennent majoritairement de la France, de la Suisse, de la Belgique, des pays du Maghreb, de la Roumanie, des Philippines et d'Haïti. Depuis 2001, 868 permis ont été délivrés à des infirmières formées à l'étranger, soit environ 200 par année.