Salle de presse

Communiqués

Un marché de l’emploi qui s’adapte aux besoins de plus en plus complexes en santé

3 879 nouveaux infirmiers et infirmières : un nombre record pour la relève 2015-2016

Sept-Îles, le 13 décembre 2016 – 

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a dévoilé aujourd’hui que le nombre d’infirmières et d’infirmiers inscrits au Tableau de l’OIIQ en 2015-2016 s’élevait à 74 206, soit 584 membres de plus que l’année précédente. Par ailleurs, l’OIIQ a délivré 3 879 permis pour la même période. Depuis les trois dernières années, l’OIIQ délivre annuellement plus de 3 500 permis – des chiffres notamment attribuables au nombre élevé de diplômés des programmes québécois de formation infirmière initiale. Ainsi, la relève comble les départs à la retraite et conduit, cette année encore, à une légère croissance de l’effectif global.

La Côte-Nord se démarque avec un des plus hauts taux d’intégration de ses diplômés

En 2015-2016, la région a embauché 87 % de ses diplômés, soit le deuxième taux le plus élevé parmi les 17 régions du Québec. Avec les diplômés en provenance d’autres régions, ce sont 43 infirmières et infirmiers de la relève en tout qui ont commencé leur pratique dans la Côte-Nord au cours de l’année. De plus, on note que près de la moitié des infirmières de la relève titulaires d’un DEC, soit 49 %, poursuit ses études de baccalauréat, un taux presque identique à celui de l’ensemble de la relève du Québec en 2015-2016.

Par ailleurs, le taux d’emploi à temps complet de l’effectif infirmier de la région est parmi les plus élevés au Québec, soit 64 %, contre une moyenne provinciale de 60 %. Au 31 mars 2016, 909 infirmières et infirmiers exerçaient la profession dans la région de la Côte-Nord, soit 1,3 % de l’effectif provincial. Malgré une diminution de son effectif de 0,5 % au cours de la dernière année, la région compte 9,7 infirmières pour 1 000 habitants, soit plus que la moyenne provinciale de 8,4.

Au Québec, un meilleur taux d’emploi pour les diplômés universitaires

Jusqu’en 2012-2013, le taux d’intégration sur le marché de l’emploi variait entre 93 et 94 % et on ne notait pas de différence entre les diplômés collégiaux et universitaires. Toutefois, en à peine trois ans, le taux d’emploi des diplômés universitaires est demeuré juste sous la barre des 90 %, tandis que celui des diplômés collégiaux est descendu à 83 %, une différence de 7 points de pourcentage. La formation au baccalauréat en sciences infirmières, c’est-à-dire la formation qui prépare les infirmières et infirmiers à exercer en soins de première ligne et dans la communauté, ainsi qu’en soins critiques (Ministère de l’Éducation, 2000), semble mieux répondre aux besoins et défis actuels du marché de l’emploi en matière de santé.

Pour la première fois, la poursuite des études au baccalauréat dépasse 50 %

Conscients des défis qu’ils devront relever dans un avenir proche et tout au long de leur carrière, de plus en plus de titulaires d’un DEC en soins infirmiers poursuivent leurs études au baccalauréat. En effet, 51 % de la relève 2015-2016 titulaire d’un DEC s’est inscrite au baccalauréat en sciences infirmières (cheminement DEC-BAC) au cours de l’année. Il s’agit du taux le plus élevé enregistré à ce jour. Toutefois, malgré cette percée, le Québec continue de prendre du retard par rapport au reste du Canada : l’effectif infirmier du Québec compte 40 % d’infirmières et d’infirmiers bacheliers, contre 54 % à 64 % dans les autres provinces canadiennes (ICIS, 2016).

La profession infirmière se renouvelle

Pour la première fois depuis plus de dix ans, l’âge moyen de l’effectif passe sous la barre des 43 ans pour se situer, au 31 mars 2016, à 41,9 ans. Ainsi, le sommet de la pyramide des âges s’est déplacé du côté des plus jeunes et les infirmières et infirmiers âgés entre 25 et 34 ans sont désormais plus nombreux que ceux âgés entre 45 et 54 ans, soit 17 888 contre 17 439. Néanmoins, on dénombre encore un peu plus de 12 000 infirmières et infirmiers âgés de 55 ans ou plus, soit 17,5 % de l’effectif, qui représentent autant d’éventuels départs à la retraite. L’arrivée de la relève en nombre important est encourageante, car elle assure le renouvellement et même, dans certaines régions, la croissance de l’effectif infirmier.

Proportion de l’effectif infirmier masculin

En 2015-2016, la profession compte 10,9 % d’hommes. Si l’on considère uniquement la relève, cette proportion s’élève à 12,9 %. La présence des hommes dans l’effectif du Québec est largement supérieure à ce qu’on trouve dans les autres provinces canadiennes, où les infirmiers ne représentent que 8 % ou moins des effectifs (ICIS, 2016).

Pour en savoir davantage :

» Portrait sommaire de l’effectif infirmier du Québec 2015-2016

» Rapport statistique sur l’effectif infirmier 2015-2016 : Le Québec et ses régions

» Portrait de la relève infirmière 2015-2016

» Données régionales sur l’effectif infirmier du Québec 2015-2016 (PDF)

Références :

Projet de formation infirmière intégrée : Rapport du Comité des spécialistes soumis au Comité directeur sur la formation infirmière intégrée. (2000). Québec, Québec : Ministère de l'Éducation.

Institut canadien d’information sur la santé (2016). Le personnel infirmier réglementé 2015. Ottawa, Ontario : ICIS.

À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

L’OIIQ est le plus grand ordre professionnel dans le domaine de la santé au Québec. Il est régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. L’OIIQ est également guidé par ses valeurs de gouvernance que sont la confiance, la bienveillance, le respect et l’équité. Au 31 mars 2016, il comptait quelque 74 000 membres et quelque 15 000 étudiants immatriculés. Sa mission est d’assurer la protection du public par et avec les infirmières et infirmiers tout en veillant à l’amélioration de la santé des Québécois. L’OIIQ a également pour mandat de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières et des infirmiers.

- 30 -