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Un marché de l’emploi qui s’adapte aux besoins de plus en plus complexes en santé

3 879 nouveaux infirmiers et infirmières : un nombre record pour la relève 2015-2016

Laval, le 13 décembre 2016 – 

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a dévoilé aujourd’hui que le nombre d’infirmières et d’infirmiers inscrits au Tableau de l’OIIQ en 2015-2016 s’élevait à 74 206, soit 584 membres de plus que l’année précédente. Par ailleurs, l’OIIQ a délivré 3 879 permis pour la même période. Depuis les trois dernières années, l’OIIQ délivre annuellement plus de 3 500 permis – des chiffres notamment attribuables au nombre élevé de diplômés des programmes québécois de formation infirmière initiale. Ainsi, la relève comble les départs à la retraite et conduit, cette année encore, à une légère croissance de l’effectif global.

La région de Laval se démarque avec un taux de poursuite des études universitaires supérieur à la moyenne

Parmi les infirmières et infirmiers de la relève (permis délivrés en 2015-2016) qui sont titulaires d’un DEC et qui exercent dans la région de Laval, 63 % sont inscrits au baccalauréat en sciences infirmières. Ce taux de poursuite des études est supérieur à la moyenne provinciale de 51 %. Malgré tout, cette région n’embauche qu’une faible proportion de ses diplômés, soit 27 %, et bien que des infirmières de la relève viennent d’autres régions, l’effectif infirmier de Laval demeure l’un des plus âgés du Québec, avec seulement 26 % d’infirmières et infirmiers âgés de moins de 35 ans, comparativement à une moyenne provinciale de 32 %.

Au 31 mars 2016, 2408 infirmières et infirmiers exerçaient la profession dans la région de Laval, soit 3,5 % de l’effectif infirmier provincial. L’effectif infirmier de la région a enregistré une augmentation de 3,4 % au cours de la dernière année, soit le deuxième taux de croissance le plus élevé parmi les 17 régions du Québec.

Au Québec, un meilleur taux d’emploi pour les diplômés universitaires

Jusqu’en 2012-2013, le taux d’intégration sur le marché de l’emploi variait entre 93 et 94 % et on ne notait pas de différence entre les diplômés collégiaux et universitaires. Toutefois, en à peine trois ans, le taux d’emploi des diplômés universitaires est demeuré juste sous la barre des 90 %, tandis que celui des diplômés collégiaux est descendu à 83 %, une différence de 7 points de pourcentage. La formation au baccalauréat en sciences infirmières, c’est-à-dire la formation qui prépare les infirmières et infirmiers à exercer en soins de première ligne et dans la communauté, ainsi qu’en soins critiques (Ministère de l’Éducation, 2000), semble mieux répondre aux besoins et défis actuels du marché de l’emploi en matière de santé.

Pour la première fois, la poursuite des études au baccalauréat dépasse 50 %

Conscients des défis qu’ils devront relever dans un avenir proche et tout au long de leur carrière, de plus en plus de titulaires d’un DEC en soins infirmiers poursuivent leurs études au baccalauréat. En effet, 51 % de la relève 2015-2016 titulaire d’un DEC s’est inscrite au baccalauréat en sciences infirmières (cheminement DEC-BAC) au cours de l’année. Il s’agit du taux le plus élevé enregistré à ce jour. Toutefois, malgré cette percée, le Québec continue de prendre du retard par rapport au reste du Canada : l’effectif infirmier du Québec compte 40 % d’infirmières et d’infirmiers bacheliers, contre 54 % à 64 % dans les autres provinces canadiennes (ICIS, 2016).

La profession infirmière se renouvelle

Pour la première fois depuis plus de dix ans, l’âge moyen de l’effectif passe sous la barre des 43 ans pour se situer, au 31 mars 2016, à 41,9 ans. Ainsi, le sommet de la pyramide des âges s’est déplacé du côté des plus jeunes et les infirmières et infirmiers âgés entre 25 et 34 ans sont désormais plus nombreux que ceux âgés entre 45 et 54 ans, soit 17 888 contre 17 439. Néanmoins, on dénombre encore un peu plus de 12 000 infirmières et infirmiers âgés de 55 ans ou plus, soit 17,5 % de l’effectif, qui représentent autant d’éventuels départs à la retraite. L’arrivée de la relève en nombre important est encourageante, car elle assure le renouvellement et même, dans certaines régions, la croissance de l’effectif infirmier.

Proportion de l’effectif infirmier masculin

En 2015-2016, la profession compte 10,9 % d’hommes. Si l’on considère uniquement la relève, cette proportion s’élève à 12,9 %. La présence des hommes dans l’effectif du Québec est largement supérieure à ce qu’on trouve dans les autres provinces canadiennes, où les infirmiers ne représentent que 8 % ou moins des effectifs (ICIS, 2016).

Pour en savoir davantage :

» Portrait sommaire de l’effectif infirmier du Québec 2015-2016

» Rapport statistique sur l’effectif infirmier 2015-2016 : Le Québec et ses régions

» Portrait de la relève infirmière 2015-2016

» Données régionales sur l’effectif infirmier du Québec 2015-2016 (PDF)

Références :

Projet de formation infirmière intégrée : Rapport du Comité des spécialistes soumis au Comité directeur sur la formation infirmière intégrée. (2000). Québec, Québec : Ministère de l'Éducation.

Institut canadien d’information sur la santé (2016). Le personnel infirmier réglementé 2015. Ottawa, Ontario : ICIS.

À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

L’OIIQ est le plus grand ordre professionnel dans le domaine de la santé au Québec. Il est régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. L’OIIQ est également guidé par ses valeurs de gouvernance que sont la confiance, la bienveillance, le respect et l’équité. Au 31 mars 2016, il comptait quelque 74 000 membres et quelque 15 000 étudiants immatriculés. Sa mission est d’assurer la protection du public par et avec les infirmières et infirmiers tout en veillant à l’amélioration de la santé des Québécois. L’OIIQ a également pour mandat de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières et des infirmiers.

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