Nouvel examen professionnel

Est-ce que la décision d’abandonner le volet pratique pour n’utiliser qu’un examen écrit implique que l'OIIQ favorise que les infirmières se tournent vers des postes en gestion?

L'examen est élaboré à partir du référentiel des compétences cliniques initiales et il est constitué d'un échantillon de situations cliniques que l'infirmière est susceptible de rencontrer en début de pratique. Ce n'est pas un examen théorique, mais bien un examen qui évalue la capacité de la candidate à intégrer ses connaissances, habiletés et attitudes pour exercer un jugement clinique et intervenir adéquatement dans des situations spécifiques.

Qu'en est-il de la préparation à l’examen pour la première cohorte qui sera touchée?

Les personnes concernées par le nouvel examen sont celles qui effectueront leur examen professionnel à compter de septembre 2014.

Le Guide de préparation à l'examen professionnel de l'OIIQ sera mis à jour en conséquence et une nouvelle édition a été publiée en avril 2014. Toutefois, comme le nouvel examen s’apparente au volet écrit de l’examen actuel, les exemples du troisième chapitre du guide précédent sont les mêmes dans la nouvelle édition.

Qu'arrive-t-il aux personnes qui ont, dans le passé, échoué à l'examen professionnel de l'OIIQ en raison du volet pratique?

Leur échec sera maintenu, car la mesure de l'aptitude à exercer la profession infirmière demeure la même. Il ne s'agit que d'un changement du format de l'examen. Celui-ci continuera à comprendre un échantillon de situations cliniques choisies en fonction du référentiel de compétences initiales et en tenant compte du diplôme d'études collégiales donnant accès au permis. Donc, la matière demeurera la même.

Pourquoi l'OIIQ prône-t-il le rehaussement de la norme d'entrée dans la profession s'il diminue les exigences pour y entrer?

Le retrait du volet pratique de l’examen ne constitue pas une diminution des exigences pour l’entrée à la profession. Il ne s’agit que d’un changement du format de l’examen. Le référentiel de compétences ne change pas et la matière évaluée demeurera la même. L'examen écrit évaluera les aspects les plus critiques pour déterminer l'aptitude à exercer la profession, comme la prise de décisions cliniques et leur justification.

La partie la plus coûteuse de l'examen est retranchée. Pourquoi la tarification ne diminue-t-elle pas?

Actuellement, les frais pour tenir l'examen sont plus élevés que le tarif demandé aux candidates. Même en retirant la partie pratique, les coûts du nouvel examen seront plus élevés que le tarif actuel. Donc, pour cette raison, le tarif de l'examen professionnel ne peut être revu à la baisse et continuera à être supporté par l'ensemble des membres.

Pourquoi ne plus évaluer les habiletés relationnelles ou opérationnelles dans l'examen écrit?

Les habiletés relationnelles ou opérationnelles qui étaient évaluées dans l'ECOS sont évaluées dans le cadre de la formation et, plus particulièrement, des stages cliniques, soit dans un contexte plus favorable qu’une station de 10 minutes dans le cadre de l’examen. L'examen professionnel se centrera sur les aspects critiques pour déterminer l'aptitude à exercer la profession.

Comment est-il possible de mesurer, par un simple examen écrit, l'aptitude d'une personne à exercer la profession infirmière?

Le référentiel de compétences ne change pas et la matière évaluée demeurera la même. Dans l'examen précédent, l'échantillon de situations cliniques était réparti dans les deux volets, écrit et pratique, et cette répartition variera d'un examen à un autre. Le nouvel examen comprendra également un échantillon de situations cliniques suffisamment long pour bien évaluer l'aptitude à exercer la profession infirmière.

Pourquoi l'OIIQ a-t-il choisi de retirer l'ECOS (volet pratique) de l'examen professionnel?

Tout d'abord, il est important de souligner que, comme par le passé, le nouvel examen professionnel déterminera l'aptitude à exercer la profession à partir du référentiel de compétences initiales. Il tiendra compte du diplôme collégial fixé par le gouvernement du Québec, le DEC en soins infirmiers.