Responsabilités inhérentes au PTI

Le PTI doit-il être déterminé pour une clientèle résidant en ressources intermédiaires lorsque des soins sont confiés à des aides-soignants en vertu des articles 39.7 et 39.8 du Code des professions?

Il est important de ne pas confondre l’encadrement des soins offerts par les aides-soignants et le suivi clinique. L’encadrement des soins consiste à mettre en œuvre des interventions afin d’assurer la qualité et la sécurité des soins donnés par les aides-soignants. Le suivi clinique consiste à mettre en œuvre des interventions dans le but de surveiller la condition du client, de lui offrir les soins et les traitements requis par son état de santé et d’en évaluer les résultats.

Dans le cas d'un suivi intensif en santé mentale de clientèles vivant dans la communauté, quelles sont les responsabilités de l'infirmière quant à la détermination et à la réalisation d'un plan thérapeutique infirmier?

De nombreux clients sont suivis dans la communauté par un gestionnaire de cas faisant partie d’une équipe multidisciplinaire pouvant comprendre des professionnels et des non-professionnels, tant de l'établissement de santé que d'organismes communautaires. Ensemble, ils élaborent le plan d'intervention interdisciplinaire.

Si je suis seule à assurer le suivi d’un client, ai-je l’obligation de déterminer un PTI?

Oui, dès que l’infirmière effectue le suivi clinique d’un client, elle doit déterminer un PTI, qu’elle travaille seule ou au sein d’une équipe de soins infirmiers, en pratique autonome ou dans un établissement de santé.

Les clients vivant dans une résidence privée doivent-ils avoir un PTI ? Si oui, qui en est responsable, notamment lorsqu’il n’y a pas d’infirmière?

Parmi les personnes vivant dans une résidence privée, seules celles qui requièrent un suivi clinique infirmier doivent avoir un PTI. Comme le suivi infirmier est une activité légalement réservée à l’infirmière, il ne peut être assuré que par une infirmière, qu’il s’agisse de l’infirmière de la résidence ou de l’infirmière du CLSC, selon le cas.  

En raison de son caractère obligatoire, la non-application d’une directive infirmière pourrait-elle conduire à remplir un rapport d’accident-incident?

Lorsqu’une directive infirmière n’est pas appliquée, il faut justifier sa non-application dans les notes d’évolution narratives. Si l’omission d’appliquer une directive infirmière n’est pas justifiée et qu’elle entraîne ou aurait pu entraîner des préjudices pour le client, il faut alors remplir un rapport d’accident-incident, comme on le ferait pour toute autre activité professionnelle.

Doit-on inscrire l’administration des PRN dans les directives lorsque l’équipe de soins inclut des infirmières auxiliaires?

L’administration d’un médicament PRN fait l’objet d’une directive infirmière seulement lorsque la situation du client le requiert, par exemple lorsqu’une évaluation de l’infirmière est requise au préalable ou lorsque l’administration de ce médicament est associée à une stratégie d’intervention déterminée par l’infirmière.

Inscrit-on une directive infirmière au PTI pour l’application d’une ordonnance collective?

Oui, mais uniquement dans la mesure où cette décision est cruciale pour le suivi clinique du client, notamment lorsque l’équipe de soins infirmiers comprend des infirmières auxiliaires et que l’infirmière a déterminé la pertinence d’appliquer l’ordonnance collective et de spécifier des conditions de réalisation, le cas échéant.