Arrimage à des outils connexes

Dans le cas d’une travailleuse autonome, telle une infirmière en soins des pieds ou une infirmière stomothérapeute, lorsque le motif de consultation concerne des altérations de la peau ou des téguments ou encore des plaies, le plan thérapeutique infirmier

Dans tous les contextes de pratique, le plan thérapeutique infirmier contient les décisions cliniques qui sont cruciales pour le suivi du client. Lorsque le motif de consultation concerne une altération de la peau ou des téguments ou une plaie, l’infirmière inscrit dans le PTI, dans la section des constats de l’évaluation, les problèmes qui requièrent un suivi particulier au fur et à mesure qu’elle les constate (p. ex., hyperkératose, ongle en volute et incarné, cor dur).

Dans un établissement où le plan d’intervention et la note d’évolution infirmière sont bien implantés, comment intégrer le PTI ? N’y aura-t-il pas risque de duplication?

Si le plan d’intervention et la note d’évolution de l’infirmière sont bien documentés et consignés de façon permanente au dossier du client, l’information qui sera inscrite dans le PTI sera alors minimale et servira à laisser la trace du suivi clinique effectué pour les problèmes et les besoins prioritaires. Il y aura probablement duplication, mais celle-ci sera réduite. L’informatisation pourra aider en ce sens.

En soins de longue durée, l’implantation du PTI va-t-elle avoir un impact sur les règles locales régissant la fréquence des prises de notes au dossier (hebdomadaire, mensuelle, etc.…)?

Non, car le PTI s’applique tant et aussi longtemps qu’il n’est pas ajusté en raison de l’évolution de la situation de santé du client ou de l’efficacité des soins et traitements.

Quand inscrirait-on une intervention de la physiothérapeute dans le PTI?

Ce ne serait pas l’intervention de la physiothérapeute, mais bien une indication de suivi s’y rapportant et faisant appel à une décision de l’infirmière qu’on retrouverait dans le PTI, dans la mesure où cette indication est cruciale pour le suivi clinique effectué par l’infirmière.

Pourquoi ne pas avoir rendu le plan de soins et de traitements infirmiers obligatoire plutôt que d’introduire un nouvel outil?

Le plan de soins, tel qu’il est enseigné dans plusieurs milieux d’enseignement (avec la formulation de diagnostics infirmiers, d’objectifs de soins, etc.), est devenu très exigeant pour les infirmières des milieux cliniques qui remettent en question son caractère essentiel pour les soins à la clientèle. Le PTI regroupe les décisions qui sont prioritaires et cruciales pour le suivi clinique du client et à cet égard, il constitue une norme minimale pour la protection du public.

D’un point de vue chronologique, doit-on faire le PSTI (plan de soins et de traitements infirmiers) avant le PTI ou l’inverse?

D'un point de vue règlementaire, il n'y a pas d'obligation de rédiger un PTSI explicitement. Le PTI contient les décisions relatives au suivi clinique du client dont il importe de conserver la trace, qu’il s’agisse des problèmes et besoins prioritaires issus de l’évaluation ou des directives infirmières à appliquer lors des interventions. Ces décisions sont prises tout au long de l’épisode de soins.