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C’est la période de l’année où plusieurs jeunes infirmières et infirmiers feront bientôt leur entrée sur le marché du travail. Ces jeunes seront interpellés afin de s’impliquer dans divers comités de leur établissement, notamment les comités du conseil des infirmières et infirmiers ou de la relève ou encore le Comité jeunesse de leur ordre régional.
Malgré les nombreux comités existants qui peuvent parfois demander l’investissement de temps, il existe d’autres moyens à la portée de chacun pour s’impliquer au sein de la profession. En effet, de simples gestes peuvent aussi faire la différence pour bon nombre d’entre nous, car ils sont faits directement et concrètement pour autrui. Par exemple, utiliser notre expertise dans l’évaluation de la condition de santé des personnes, prendre le temps d’écouter la clientèle, faire un peu plus d’enseignement, voilà des gestes qui non seulement aident le patient à se sentir mieux, mais aussi qui nous apportent la reconnaissance de notre autonomie professionnelle et une certaine gratification. Cela peut nous rapprocher des valeurs et des motivations qui nous ont conduits à choisir d’être infirmière ou infirmier parmi toutes les autres professions.
| S’impliquer quotidiennement, c’est prendre le temps de se sentir infirmière et d’en être fière. |
L’implication, ce n’est pas seulement une question de participation à des comités et à des réunions, c’est aussi une question d’attitude personnelle dans nos gestes infirmiers au quotidien. L’attitude infirmière, c’est ce qui fait la différence dans notre implication.
Mais des infirmières et infirmiers se démarquent par leur implication clinique, professionnelle ou civile. Pensons entre autres à Zoé Brabant, infirmière reconnue parmi les 10 femmes de l’année 2006 par la revue Châtelaine, et à tous ceux et celles qui encore cette année seront reconnus par leurs pairs en recevant différents prix tels le prix de la relève, de l’innovation clinique, etc. Même si nous sommes très fiers pour nos collègues de cette reconnaissance publique, notre implication clinique et professionnelle ne débouchera pas toujours sur autant de visibilité. Néanmoins, laissons ces infirmières et infirmiers engagés nous inspirer et nous inviter au dépassement.
Choisir de s’impliquer quotidiennement dans son milieu, pour autrui, avec toute la volonté de faire la différence à plus petite échelle, voilà une autre forme de reconnaissance. Devenir infirmière, c’est d’abord et avant tout être là pour autrui et prendre le temps de s’impliquer auprès de ceux qui ont besoin de nous; c’est revenir aux fondements mêmes de la profession infirmière.
Finalement, s’impliquer quotidiennement, c’est prendre le temps de se sentir infirmière et d’en être fière.
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Photo : Martin Roy
Julie Poirier |
La présidente du Comité jeunesse de l’OIIQ,
Julie Poirier
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