Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
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Le Journal, mars / avril 1998, Volume 5 Numéro 4

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Chronique déonto
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Le Code de déontologie des infirmières et infirmiers du Québec fera bientôt peau neuve

La fin de ce millénaire aura été le témoin d’une complexification constante de l’exercice de la profession d’infirmière. L’accroissement des soins spécialisés, la modification des milieux et des modes de pratique et l’émergence de nouveaux rôles infirmiers au sein d’une société québécoise en pleine évolution remettent en cause les repères traditionnels de l’éthique et de la déontologie. Après plus de 20 ans d’existence, le Code de déontologie des infirmières et infirmiers avait donc besoin de se renouveler, d’autant plus que le Code des professions a, en 1994, fait l’objet d’importantes modifications qui ont des répercussions sur la déontologie professionnelle. L’OIIQ vient de démarrer ce projet d’envergure afin de mieux tenir compte de l’exercice infirmier actuel.

Dans son essence, la déontologie désigne l’ensemble des devoirs et des obligations d’application morale propres à une profession. Fondus dans un code, ils guident l’infirmière dans ses rapports quotidiens avec le public, le client et la profession. De par sa nature réglementaire, le Code de déontologie constitue un instrument de protection du public d’une grande portée. Il tire force et autorité du Code des professions, loi d’application générale à l’ensemble du système professionnel.

Le Code de déontologie des infirmières et infirmiers vise à donner aux professionnels une conscience claire de leurs devoirs, prévenant ainsi tout acte ou comportement non compatible avec la profession. Il renseigne le public sur les obligations déontologiques du professionnel à son égard. Enfin, il éclaire les personnes chargées de le faire respecter – le syndic et les membres du Comité de discipline – sur les fautes susceptibles d’être réprimées.

Un processus rigoureux

La direction du Bureau du syndic a proposé au Bureau de l’OIIQ un certain nombre d’orientations pour la révision du Code. À partir d’un cadre de référence, les exigences éthiques essentielles à l’exercice de la profession d’infirmière seront précisées, ainsi que les devoirs et obligations qui en découlent. Des mécanismes de consultation des membres sont prévus tout au long de cet exercice. Au moment de la diffusion du nouveau Code, un document d’appui permettra aux infirmières d’approfondir leur réflexion sur la déontologie professionnelle tout en favorisant l’intégration des changements qui auront été instaurés.

Ce rigoureux processus de révision et d’adoption du Code de déontologie des infirmières et infirmiers s’échelonnera sur une période minimale de trois ans. Le Code remanié devra non seulement être le reflet d’un exercice infirmier contemporain, mais également donner à l’Ordre un outil mieux adapté à sa mission de protection du public.

Ne manquez pas de suivre l’évolution de ce dossier dans notre toute nouvelle «Chronique déonto».