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Tel quil a été annoncé antérieurement dans
Le Journal, lOIIQ a décidé de consulter les
infirmières dans le cadre de la révision du Code de déontologie.
Depuis le mois de mai, huit groupes dinfirmières ont participé
aux rencontres. Certaines exercent dans des champs de pratique cliniques
(soins intensifs, soins de la petite enfance et de la famille, soins
à domicile et programmes ambulatoires, santé mentale, urgence, prévention
et promotion de la santé, géronto-gériatrie, médecine et chirurgie),
dautres dans des secteurs dactivité spécialisés (pratique
privée et gestion). Les consultations se poursuivent auprès des
infirmières en enseignement et de celles en recherche, ainsi quauprès
des jeunes en début de carrière. Cet exercice se terminera par la
rencontre de clients de services de soins infirmiers et de représentants
du public. Un sondage téléphonique auprès dun millier dinfirmières
est actuellement en cours.
Louise Cantin (debout), chargée
de projet pour la révision du Code de déontologie, et le groupe
des infirmières en soins durgence: Joanne Faucher, Johanne
Brodeur, Denise Trudel, Michel Lemay, Francine Gendron-Raymond,
Pascal Côté, Micheline Proulx et Monique Pichette.
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Durant la journée de consultation, les infirmières
se font expliquer le projet de révision du code et la démarche utilisée.
Elles entendent ensuite un bref exposé théorique portant notamment
sur les assises de leur profession, puis remplissent un questionnaire
qui permet de mesurer le niveau de connaissance et dutilisation
du code de déontologie actuel. Lessentiel de la journée est
consacré à une analyse de mises en situation inspirées de la pratique
infirmière dans des champs variés et qui reflètent leur quotidien.
« Ces mises en situation sont particulièrement appréciées parce quelles
incitent les participantes à préciser les valeurs professionnelles
quelles préconisent dans leurs relations avec la clientèle,
avec leurs pairs et avec les autres professionnels de la santé »,
explique Louise Cantin, chargée de projet pour la révision du code.
Chacune des participantes doit dresser une liste
des valeurs qui sont importantes à ses yeux. Elle donne des exemples
de comportements quelle juge souhaitables ou inacceptables
par rapport à ces valeurs et exprime son opinion sur les moyens
à prendre pour faire connaître le code révisé.
Toutes les infirmières qui ont participé au processus
de consultation ont qualifié leur expérience denrichissante.
Elles sont sensibles au fait que lOIIQ les consulte. Leurs
commentaires sont généralement positifs. « Jai eu loccasion
de minterroger sur la portée des gestes que je pose quotidiennement
dans lexercice de ma profession », a soutenu une participante
du groupe dinfirmières en soins durgence. « Cest
incroyable de constater à quel point notre rôle sest modifié,
a affirmé une autre. Nous prenons conscience quune réflexion
sur nos valeurs professionnelles simpose. »
Dautres retiennent de leur journée de consultation
la richesse des échanges avec des collègues de différentes régions
exerçant dans les mêmes champs de pratique. « À peu de choses près,
nous vivons les mêmes situations et faisons face aux mêmes problèmes.
Davoir simplement pu nous arrêter pour faire le point sur
nos valeurs professionnelles est, en soi, une chance inouïe. »
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