Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
Cherchez dans le site
  
Besoin d'aide ?
Nous joindre
Plan du site
Site de références
Liste de diffusion

Accueil >Salle de presse et publications > Périodiques > Le Journal

Le Journal, septembre / octobre 1998 , Volume 6 Numéro 1

Retour au sommaire

Chronique déonto
.................................

Les infirmières sont sensibles au fait d’être consultées

Tel qu’il a été annoncé antérieurement dans Le Journal, l’OIIQ a décidé de consulter les infirmières dans le cadre de la révision du Code de déontologie. Depuis le mois de mai, huit groupes d’infirmières ont participé aux rencontres. Certaines exercent dans des champs de pratique cliniques (soins intensifs, soins de la petite enfance et de la famille, soins à domicile et programmes ambulatoires, santé mentale, urgence, prévention et promotion de la santé, géronto-gériatrie, médecine et chirurgie), d’autres dans des secteurs d’activité spécialisés (pratique privée et gestion). Les consultations se poursuivent auprès des infirmières en enseignement et de celles en recherche, ainsi qu’auprès des jeunes en début de carrière. Cet exercice se terminera par la rencontre de clients de services de soins infirmiers et de représentants du public. Un sondage téléphonique auprès d’un millier d’infirmières est actuellement en cours.

Louise Cantin (debout), chargée de projet pour la révision du Code de déontologie, et le groupe des infirmières en soins d’urgence: Joanne Faucher, Johanne Brodeur, Denise Trudel, Michel Lemay, Francine Gendron-Raymond, Pascal Côté, Micheline Proulx et Monique Pichette.

Durant la journée de consultation, les infirmières se font expliquer le projet de révision du code et la démarche utilisée. Elles entendent ensuite un bref exposé théorique portant notamment sur les assises de leur profession, puis remplissent un questionnaire qui permet de mesurer le niveau de connaissance et d’utilisation du code de déontologie actuel. L’essentiel de la journée est consacré à une analyse de mises en situation inspirées de la pratique infirmière dans des champs variés et qui reflètent leur quotidien. « Ces mises en situation sont particulièrement appréciées parce qu’elles incitent les participantes à préciser les valeurs professionnelles qu’elles préconisent dans leurs relations avec la clientèle, avec leurs pairs et avec les autres professionnels de la santé », explique Louise Cantin, chargée de projet pour la révision du code.

Chacune des participantes doit dresser une liste des valeurs qui sont importantes à ses yeux. Elle donne des exemples de comportements qu’elle juge souhaitables ou inacceptables par rapport à ces valeurs et exprime son opinion sur les moyens à prendre pour faire connaître le code révisé.

Toutes les infirmières qui ont participé au processus de consultation ont qualifié leur expérience d’enrichissante. Elles sont sensibles au fait que l’OIIQ les consulte. Leurs commentaires sont généralement positifs. « J’ai eu l’occasion de m’interroger sur la portée des gestes que je pose quotidiennement dans l’exercice de ma profession », a soutenu une participante du groupe d’infirmières en soins d’urgence. « C’est incroyable de constater à quel point notre rôle s’est modifié, a affirmé une autre. Nous prenons conscience qu’une réflexion sur nos valeurs professionnelles s’impose. »

D’autres retiennent de leur journée de consultation la richesse des échanges avec des collègues de différentes régions exerçant dans les mêmes champs de pratique. « À peu de choses près, nous vivons les mêmes situations et faisons face aux mêmes problèmes. D’avoir simplement pu nous arrêter pour faire le point sur nos valeurs professionnelles est, en soi, une chance inouïe. »