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Le DEC-BAC favorise la poursuite des études : plus du tiers des diplômées du DEC obtiennent leur baccalauréat |
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En place depuis septembre 2004, le continuum de formation infirmière intégrée, mieux connu sous le nom de « DEC-BAC1 », favorise la poursuite des études universitaires chez les nouvelles infirmières de formation collégiale. En effet, jusqu'à 37 % des premières cohortes de diplômées du DEC en soins infirmiers ont obtenu leur baccalauréat en sciences infirmières alors que ce taux ne dépassait pas 25 % avant la création du DEC-BAC.La proportion totale des infirmières bachelières au sein de l'effectif atteint donc un sommet historique de 30 % en 2009-2010. Malgré tout, cette proportion croît moins rapidement au Québec que dans les autres provinces canadiennes où le baccalauréat est la formation minimale exigée pour accéder à la profession. Et pendant ce temps, les possibilités pour les infirmières de formation universitaire se multiplient au Québec.Le graphique 1, montre que la proportion des nouvelles infirmières de formation collégiale poursuivant leurs études universitaires est plus élevée d'environ dix points de pourcentage depuis l'implantation du DEC-BAC. En effet, pour les deux premières cohortes, soit les diplômées du DEC de 2004 et de 2005, respectivement 36,5 et 33,4 % ont déjà obtenu leur baccalauréat en sciences infirmières. Comparativement, ce taux varie entre 22 et 25 % pour les cohortes de 2001 à 2003, soit les dernières avant le DEC-BAC. Si on tient compte des infirmières qui sont toujours aux études, jusqu'à 45 % des diplômées du DEC de 2004 et de 2005 pourraient obtenir leur baccalauréat. 1 Le programme DEC-BAC offre un parcours condensé pour l'obtention du baccalauréat après cinq années d'études, soit trois au cégep et deux à l'université, tout en maintenant la possibilité d'obtenir un permis d'exercice de l'OIIQ après le DEC et de concilier travail-études par la suite. |
Graphique 1 :Proportion des diplômées du DEC en soins infirmiers poursuivant leurs études au baccalauréat en sciences infirmières, cohortes de 2001 à 2006
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Des intentions à canaliser : 75 % des étudiantes du DEC voulaient poursuivre leurs études |
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À l'automne 2003, le ministère de l'Éducation a mené un sondage auprès des futures finissantes du DEC en soins infirmiers, les premières diplômées admissibles au DEC-BAC : 75 % d'entre elles signifiaient alors leur intention de poursuivre leurs études au baccalauréat2. Depuis la création du programme DEC-BAC, l'OIIQ assure un suivi constant de l'inscription au baccalauréat des nouvelles diplômées du DEC.Le graphique 2 indique que 36,4 % des diplômées de 2004 se sont inscrites au baccalauréat dans l'année suivant l'obtention de leur DEC. Cette proportion descend à 31,4 % pour la cohorte de 2006 ; puis, elle remonte un peu à partir de la cohorte de 2007. Si on tient compte des diplômées qui s'inscrivent au baccalauréat un an ou plus après l'obtention du DEC, on atteint un total d'environ 45 % d‘inscriptions. À l'automne 2009, l'OIIQ lançait la campagne de promotion du DEC-BAC auprès des futures finissantes du DEC, Multiplie tes choix : additionne DEC et BAC. Des données préliminaires laissent entrevoir une remontée du nombre d'inscriptions : en effet, près de 39 % des diplômées du DEC de mai 2010 se seraient inscrites au baccalauréat cet automne (données non illustrées). L'effet réel de cette campagne d'une durée de trois ans devra se mesurer à plus long terme. 2 Ministère de l'Éducation du Québec. (2003). Résultats de l'enquête menée auprès des étudiantes et des étudiants du programme d'études en soins infirmiers (180.A0) : intentions quant à la poursuite des études au baccalauréat en sciences infirmières, pour le compte du Comité directeur sur la formation infirmière intégrée, Enseignement supérieur, Direction générale de l'enseignement et de la recherche. |
Graphique 2 :Proportion des diplômées du DEC s'inscrivant au baccalauréat en sciences infirmières selon le temps écoulé depuis l'obtention du DEC, cohortes de 2004 à 2009 ![]() |
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La proportion des infirmières bachelières augmente plus rapidement ailleurs au Canada |
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En 2009-2010, la proportion des infirmières bachelières au sein de l'effectif infirmier du Québec dépassait la barre des 30 % pour la première fois3. Bien que cette croissance soit appréciable, la proportion des bachelières augmente plus rapidement dans les autres provinces canadiennes où elle dépasse parfois 40 %. Rappelons que le Québec demeure l'une des deux seules provinces canadiennes où le baccalauréat n'est toujours pas la norme minimale requise pour l'obtention d'un permis d'exercice.Le graphique 3 montre que la proportion des infirmières bachelières croît plus rapidement ailleurs au Canada. Entre 1999 et 2008, cette proportion a augmenté de 6 points de pourcentage au Québec comparativement à 13 points en Ontario, 17 points au Nouveau-Brunswick et 18 points en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Évidemment, la proportion des bachelières croît encore plus rapidement à partir du moment où le baccalauréat devient obligatoire pour entrer dans la profession. En Ontario, par exemple, la proportion des bachelières a augmenté de neuf points de pourcentage depuis 2005 (année d'entrée en vigueur du baccalauréat obligatoire), alors qu'elle avait augmenté de quatre points entre 1999 et 2004 (voir graphique 3). Dès le début des années 1980, l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) a adopté une prise de position selon laquelle le baccalauréat en sciences infirmières devient le niveau de formation requis pour entrer dans la profession. Cette position avait l'appui de l'ensemble des organismes provinciaux de réglementation et, en 2010, toutes les autres provinces canadiennes, à l'exception du Manitoba, avaient opéré la transition4. Un récent livre blanc de l'Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACÉSI), Plaidoyer pour des Canadiens en meilleure santé : formation en sciences infirmières pour le XX1e siècle, réaffirmait la nécessité d'une formation universitaire. 3 Voir le communiqué de presse de l'OIIQ du 4 novembre 2010. 4 Voir l'évolution des exigences d'entrée en pratique pour les infirmières dans l'ensemble des provinces canadiennes sur le site de l'AIIC. |
Graphique 3 :Évolution de la proportion des infirmières bachelières au Québec et dans d'autres provinces canadiennes, de 1999 à 2008 |
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Le nombre de postes d'infirmières cliniciennes a presque doublé en 10 ans |
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Au Québec, au sein du personnel soignant du réseau public de la santé et des services sociaux, les postes d'infirmières cliniciennes5 connaissent la plus forte croissance. En effet, au cours des dix dernières années, ils ont presque doublé, passant de 7 000 à 13 000.Le graphique 4 montre que de 1999‑2000 à 2008‑2009, le nombre de postes d'infirmières cliniciennes (en équivalent temps complet) a augmenté de 87 %, comparativement à 33 % pour les infirmières auxiliaires et 32 % pour les préposés aux bénéficiaires. Quant aux postes d'infirmières6, leur nombre connaît quelques fluctuations d'année en année, mais demeure stable pour l'ensemble de la période. Toutefois, pour ce qui est de la répartition, la proportion des infirmières cliniciennes au sein de l'équipe soignante a augmenté de cinq points de pourcentage (de 9,7 à 14,4 %) tandis que celle des infirmières a diminué de dix points de pourcentage (de 44,1 à 34,2 %). Face aux défis grandissants des pratiques de soins et des rôles émergents, l'OIIQ est soucieux de favoriser la poursuite des études universitaires. En outre, il importe d'arrimer la formation des infirmières québécoises aux tendances canadienne et internationale. Cette question fait l'objet du dernier éditorial de la présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers. Infostats continuera de surveiller attentivement l'évolution de la formation universitaire. 5 Ce titre d'emploi anciennement appelé infirmière bachelière, qui comprend également les désignations infirmière clinicienne assistante du supérieur immédiat, infirmière clinicienne assistante infirmière-chef et conseillère, ne peut être attribué qu'à une infirmière titulaire d'un baccalauréat en sciences infirmières ou d'un baccalauréat par cumul de trois certificats dont au moins deux reconnus en sciences infirmières. 6 Ce titre d'emploi comprend également les désignations infirmière-chef d'équipe, infirmière assistante du supérieur immédiat et infirmière assistante infirmière-chef. Ces postes ne nécessitent pas de formation universitaire.
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Graphique 4 :Nombre et pourcentage de personnel soignant en équivalent temps complet (ETC) dans le réseau public de la santé et des services sociaux, selon le titre d'emploi, de 1999-2000 à 2008-2009 |
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