SECTION 2: LE FINANCEMENT
QUESTION A
Partagez-vous l'avis qu'au-delà des problèmes de gestion ou d'organisation, il existe un problème structurel important de financement du système de services sociaux et de santé ?
En ce qui concerne le financement, un des plus importants problèmes
structurels est celui des enveloppes budgétaires étanches
ou du financement « par silo » qui constitue un
frein à l'amélioration de l'efficacité et au développement
d'une vision d'ensemble du système (voir fiche
n° 8 en annexe). Présentement, il n'est pas possible de
prendre des sommes dans l'enveloppe budgétaire qui réalise
des économies grâce au développement d'un nouveau
service pour les injecter dans le secteur qui développe le nouveau
service, dans le but d'améliorer l'efficacité du système
dans son ensemble. Chaque « silo » est régi
par des règles qui lui sont propres et qui nuisent à l'intégration
et à l'efficacité de l'ensemble. Chaque groupe de pression
contrôle « son silo » et, dans un contexte
d'incertitude et de changement continuel, adopte une attitude qui favorise
le statu quo. Les soins à la population en souffrent. Les
changements sont ardus à réaliser et la finalité
du système difficile à atteindre, puisque les fins de chaque
groupe semblent avoir préséance sur les objectifs de soins
des malades. C'est ce qui fait dire à plusieurs analystes que la
solution n'est pas de verser plus d'argent.
Conséquemment, pour changer cette dynamique, l'OIIQ propose la fusion des enveloppes, qui seraient administrées par un gestionnaire public responsable à la fois de l'allocation des crédits et de la mise en place d'un modèle de gestion basé sur la recherche d'efficacité. Ces fonds seraient par la suite distribués sur une base régionale selon une formule de capitation et, aux organismes dispensateurs de soins, selon de nouvelles règles du jeu (sous-capitation, coût par cas, indicateurs de résultats, etc.).
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