Le financement et l'organisation des services de santé et des services
sociaux
Résumé de l'avis de l'OIIQ sur le développement
des technologies de l'information et du dossier patient
unique
- Accès à l'information pour les intervenants du secteurEn ce qui concerne les infirmières :
- Un large accès à l'information est nécessaire
pour soigner efficacement.
- Il faut retenir que les infirmières ont besoin d'un accès
approprié à l'exercice de leurs fonctions : pratique
professionnelle 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine et, dans
plusieurs secteurs cliniques (25 % des infirmières exercent
dans plus d'un champ de pratique).
- Quelle information sera disponible ? La profession d'infirmière
a son mot à dire concernant notamment la durée de
validité de l'information, la mise à jour de l'information
en temps réel, la mise en place d'un langage commun plus
large basé sur des classifications et accepté par
les cliniciens ainsi que l'économie de l'information.
- Respect du consentement et protection des renseignements personnelsL'Ordre participe aux travaux du Comité national sur la sécurité
et souscrit aux orientations sur le sujet :
- Promouvoir un équilibre entre le droit à la vie
privée et le respect et la sauvegarde de la vie.
- Les professionnels ont besoin d'accéder à toute
l'information pour soigner. Les patients en sont conscients et coopèrent.
- Trouver un moyen simple de gérer le consentement par période
de traitement.
- En outre, il s'avère primordial de gérer la confidentialité,
au niveau des professionnels, par divers moyens, notamment
l'éducation et les mesures visant à promouvoir le
respect de la confidentialité.
- Inforoute gouvernementale
- Cette technologie semble être au point, mais il reste à
bien la gérer pour s'assurer des retombées sur le
plan clinique. Il semble que la principale embûche soit de
nature légale ; alors il faut y voir rapidement.
- Priorisation des systèmes à valeur ajoutée
- Des systèmes apportant une plus-value pour la prestation
des soins infirmiers sont à considérer.
- Le développement d'outils cliniques complémentaires
pour soutenir la pratique clinique ; l'utilisation des bases de
données nécessaires pour les soins au patient, avec
un vocabulaire normalisé pour la comparaison interétablissements
et l'amélioration de la qualité des services.
- Partenariat privé et publicIl faut trouver un moyen d'allier les forces des deux secteurs.
Il apparaît primordial de laisser aux instances cliniques du secteur
public une place importante en ce qui concerne la normalisation, afin
de parler le même langage et de pouvoir comparer les mêmes
choses, et l'évolution des contenus.
Enfin, il y a un besoin de financement pour développer les systèmes
d'information clinique selon une démarche initiée par
les établissements (du bas vers le haut et non l'inverse).
Source : Ordre des infirmières
et infirmiers du Québec (2000). Avis présenté
au ministère de la Santé et des Services sociaux dans le
cadre d'une consultation sur l'informatisation du système de santé,
Montréal, OIIQ.
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