Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
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Le financement et l'organisation des services de santé et des services sociaux

Résumé de l'avis de l'OIIQ sur le développement des technologies de l'information et du dossier patient unique

  1. Accès à l'information pour les intervenants du secteurEn ce qui concerne les infirmières :
    • Un large accès à l'information est nécessaire pour soigner efficacement.
    • Il faut retenir que les infirmières ont besoin d'un accès approprié à l'exercice de leurs fonctions : pratique professionnelle 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine et, dans plusieurs secteurs cliniques (25 % des infirmières exercent dans plus d'un champ de pratique).
    • Quelle information sera disponible ? La profession d'infirmière a son mot à dire concernant notamment la durée de validité de l'information, la mise à jour de l'information en temps réel, la mise en place d'un langage commun plus large basé sur des classifications et accepté par les cliniciens ainsi que l'économie de l'information.
  2. Respect du consentement et protection des renseignements personnelsL'Ordre participe aux travaux du Comité national sur la sécurité et souscrit aux orientations sur le sujet :
    • Promouvoir un équilibre entre le droit à la vie privée et le respect et la sauvegarde de la vie.
    • Les professionnels ont besoin d'accéder à toute l'information pour soigner. Les patients en sont conscients et coopèrent.
    • Trouver un moyen simple de gérer le consentement par période de traitement.
    • En outre, il s'avère primordial de gérer la confidentialité, au niveau des professionnels, par divers moyens, notamment l'éducation et les mesures visant à promouvoir le respect de la confidentialité.
  3. Inforoute gouvernementale
    • Cette technologie semble être au point, mais il reste à bien la gérer pour s'assurer des retombées sur le plan clinique. Il semble que la principale embûche soit de nature légale ; alors il faut y voir rapidement.
  4. Priorisation des systèmes à valeur ajoutée
    • Des systèmes apportant une plus-value pour la prestation des soins infirmiers sont à considérer.
    • Le développement d'outils cliniques complémentaires pour soutenir la pratique clinique ; l'utilisation des bases de données nécessaires pour les soins au patient, avec un vocabulaire normalisé pour la comparaison interétablissements et l'amélioration de la qualité des services.
  5. Partenariat privé et publicIl faut trouver un moyen d'allier les forces des deux secteurs. Il apparaît primordial de laisser aux instances cliniques du secteur public une place importante en ce qui concerne la normalisation, afin de parler le même langage et de pouvoir comparer les mêmes choses, et l'évolution des contenus. Enfin, il y a un besoin de financement pour développer les systèmes d'information clinique selon une démarche initiée par les établissements (du bas vers le haut et non l'inverse).

Source : Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (2000). Avis présenté au ministère de la Santé et des Services sociaux dans le cadre d'une consultation sur l'informatisation du système de santé, Montréal, OIIQ.

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