100 ans de l'OIIQ

Découvrez comment l’OIIQ et ses membres veillent sur votre santé

12 févr. 2020
Découvrez comment l’OIIQ et ses membres veillent sur votre santé

Si plus de 76 000 infirmières et infirmiers inspirent confiance en travaillant avec compétence et bienveillance pour offrir les meilleurs soins de santé possible à la population, c’est que derrière chacune d’elles et chacun d’eux, il y a un ordre professionnel tourné vers l’avenir : l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

Depuis cent ans, l’OIIQ veille sur la santé en faisant respecter les exigences et les valeurs de la profession. Avec nos membres, nous n’avons qu’une priorité : favoriser l’accès aux Québécois à des soins infirmiers de qualité et sécuritaires. Entrevue avec Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

 

Comment l’OIIQ doit-il préparer l’avenir des soins infirmiers?

Les besoins spécifiques de santé et la complexité accrue dans l’organisation et la prestation des soins transforment le rôle des infirmières et infirmiers. Au cours des dernières décennies, nous avons vu croître le nombre de citoyens atteints de maladies chroniques, entre autres en raison du vieillissement de la population. Les équipes soignantes font aussi face à des problèmes de santé qui découlent des changements climatiques. Ce n’est là qu’une partie des défis qui guettent les professionnels infirmiers en 2020.

 

Quels sont les dossiers prioritaires des prochaines années?
 
  1. Le baccalauréat comme norme d’entrée minimale à la profession pour la relève. Lors de la consultation menée pour préparer les orientations des prochaines années, les principaux acteurs de la santé nous ont mentionné que l’OIIQ devait aller de l’avant avec ce dossier afin de faire face aux défis de demain.
  2. L’optimisation des mécanismes de protection du public, notamment par l’augmentation du nombre d’inspections auprès des membres pour veiller à ce qu’ils pratiquent dans les règles de l’art.
  3. La pleine occupation du champ d’exercice, qui nous préoccupe depuis plusieurs années. Nous entendons par là une utilisation optimale des connaissances et des compétences des infirmières et infirmiers au bénéfice de la population.
  4. La reconnaissance de l’expertise des infirmières et infirmiers. Les pratiques infirmières avancées, par exemple des infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés, ainsi que les pratiques innovantes améliorent l’accessibilité et la qualité des soins.

Je vous invite à aller plus loin et découvrir toutes nos orientations en prenant connaissance de notre planification stratégique 2020-2023. 

 

Qu’est-ce qui caractérise la profession infirmière?

Seuls les membres de l’OIIQ sont autorisés à utiliser le titre exclusif d’infirmière ou d’infirmier et à poser les actes professionnels qui leur sont réservés, et ce, tout en étant entourés de collègues infirmiers dignes de confiance et compétents.

Les infirmières et infirmiers sont souvent perçus comme des professionnels bienveillants et dévoués. On oublie qu’ils sont bien plus que ça! En effet, la profession infirmière a grandement évolué depuis la création de l’OIIQ en 1920 : les infirmières et infirmiers exercent une profession scientifique exigeante. Ils doivent faire preuve d’un excellent jugement clinique et se maintenir à la fine pointe des connaissances en santé. 

 

À propos de Luc Mathieu

   Président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

Après avoir œuvré en tant qu’infirmier clinicien et gestionnaire pendant plus de 20 ans dans le réseau de la santé, Luc Mathieu a été professeur à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke de 2002 à 2018. Il y a entre autres assumé les fonctions de directeur académique du Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, et de vice-doyen en sciences infirmières de 2006 à 2014. Luc Mathieu a également été chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS et au sein du Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec. Il est devenu, en novembre 2018, le premier homme à accéder à la présidence de l’OIIQ.

 

 

Pour aller plus loin