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Accidents médicaux : le président de l’OIIQ réagit

19 sept. 2019
Accidents médicaux : le président de l’OIIQ réagit

Le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Luc Mathieu, s’inquiète des trop nombreux décès survenus dans des CHSLD et des résidences pour aînés à la suite d’accidents médicaux et estime qu’il faut mieux protéger cette clientèle vulnérable.

Après avoir compilé quelque 900 rapports du coroner, La Presse révélait la semaine dernière que près de 200 personnes sont décédées entre 1998 et 2018 à la suite d’accidents médicaux dans des hôpitaux ou des résidences qui les hébergeaient. Elles sont mortes, entre autres, de déshydratation, étouffées par leur ceinture de contention ou intoxiquées par un médicament trop puissant. Des situations que Luc Mathieu juge « déplorables et inquiétantes ».

 « Les conditions d’exercice ont des impacts importants sur la qualité des soins. Il faut donner aux gens les moyens d’exercer leurs fonctions dans des contextes sécuritaires », indique-t-il en précisant que plusieurs rapports du coroner relèvent l’insuffisance des effectifs au moment des accidents. Cette insuffisance d’effectifs mène à des ratios infirmière-patients « inadmissibles », selon lui. Parfois, les infirmières étaient même absentes, alors que leur présence est requise 24 heures sur 24.

Luc Mathieu déplore que certains CHSLD demandent aux infirmières de remplacer des infirmières auxiliaires ou des préposés aux bénéficiaires pour prodiguer des soins de base. Dans ces cas, elles ont moins de temps à consacrer aux activités réservées et à risque de préjudice comme la surveillance clinique de la condition des personnes dont l’état de santé présente des risques ou l’administration des médicaments lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. Cette situation a des impacts importants sur la qualité et la sécurité des soins.

 

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