Communiqué de presse

Budget provincial 2021-2022 : l’OIIQ salue les investissements en santé, mais insiste sur la nécessité d’une vision concrète post-pandémie pour assurer la performance du réseau

26 mars 2021
Budget provincial 2021-2022 : l’OIIQ salue les investissements en santé, mais insiste sur la nécessité d’une vision concrète post-pandémie pour assurer la performance du réseau

Montréal, le 26 mars 2021 — À l’annonce du budget provincial du Québec 2021-2022, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) se dit satisfait du maintien des investissements dans les services de santé et sociaux dans le but de continuer à gérer la crise sanitaire et de soutenir les soins directs aux personnes vulnérables (aînés, personnes aidantes, communautés autochtones et jeunes), notamment en santé mentale. Toutefois, il déplore le manque d’orientations et de plans visant à reconnaître et à maintenir l'expertise infirmière au sein du réseau de la santé afin d’améliorer la performance de ce dernier.

« La qualité des soins n’est pas qu’une question de rémunération, de nombre d’intervenants ou de modernisation d’infrastructures. Il importe de reconnaître le rôle incontournable de l’expertise infirmière pour une prestation de soins et de services à la hauteur des besoins de santé de plus en plus complexes de la population québécoise. Il faudra y travailler dans les prochaines années pour espérer une amélioration de la performance du système de santé et, par conséquent, de l’accès aux soins pour tous », a affirmé Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

 

Soins aux personnes âgées : une priorité à laquelle s’affairer

Le budget supplémentaire visant à consolider les services aux aînés en soins à domicile, entre autres, par la majoration du crédit d’impôt pour le maintien à domicile, est un pas dans la bonne direction, tout comme le sont les sommes investies pour les résidences privées pour aînés. Mais le travail à faire demeure immense. Les soins en centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) commandent une expertise particulière, car les personnes âgées, plus vulnérables, demandent des soins spécialisés et, pour les assurer, il faut également des investissements en formation pour le personnel.

 

Former plus d’infirmières et d’infirmiers fait partie de la solution

Par ailleurs, l’OIIQ se réjouit que le gouvernement prévoie des investissements accrus en vue de répondre aux besoins grandissants de professionnels en matière de soins infirmiers, que ce soit par l’amélioration de la coordination de stages ou la mise en place d’un programme de bourses d’excellence à la persévérance académique menant à la diplomation.

« Le rôle essentiel joué par les infirmières et infirmiers au sein du réseau de la santé n’est plus à démontrer. Or, le temps n’est pas aux formations raccourcies pour les professionnels de la santé; c’est un enjeu avec lequel il faut faire preuve de prudence, comme je l’ai déjà mentionné pour ce qui est des préposés aux bénéficiaires. C’est en investissant dans la formation et l’innovation que la population peut bénéficier des meilleures pratiques cliniques qui soient, ce à quoi elle est en droit de s’attendre », a ajouté Luc Mathieu.

 

À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

L’OIIQ est le plus grand ordre professionnel dans le domaine de la santé au Québec. Il est régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. L’OIIQ est également guidé par ses valeurs de gouvernance que sont la confiance, la bienveillance, le respect et l’équité. Il compte quelque 78 000 membres et quelque 16 000 étudiants immatriculés. Sa mission est d’assurer la protection du public par et avec les infirmières et infirmiers, tout en veillant à l’amélioration de la santé des Québécois. L’OIIQ a également pour mandat d’assurer la compétence et l’intégrité des infirmières et infirmiers du Québec ainsi que de contribuer à la promotion d’une pratique infirmière de qualité.