Pratique professionnelle

 

Espace de ressources pour l'infirmière et l'infirmier

 

Fondation OIIQ

Dépistage des enfants vulnérables. Avenir prometteur pour le projet HoPE

Emmanuelle Salesse

|
01 janv. 2019
Dépistage des enfants vulnérables. Avenir prometteur pour le projet HoPE

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale s’est donné comme mission d’améliorer la trajectoire de soins des jeunes à risque de développer de graves maladies psychiatriques et leurs familles en concevant le rôle novateur d’infirmière navigatrice. Deux ans après l’octroi de la subvention Pour mieux soigner attribuée par la Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), les retombées positives du projet HoPE (Horizon Parent-Enfant) sont indéniables.

Le projet HoPE s’adresse aux familles composées d’enfants et d’adolescents dont un des parents est atteint d’une maladie psychiatrique grave comme la schizophrénie, la maladie bipolaire ou la dépression majeure récidivante. Ces jeunes présentent un risque 15 à 20 fois plus élevé de souffrir d’une maladie du même spectre que leurs parents. Les besoins de ces familles sont donc criants.

Dans le cadre de ce projet, près de 150 familles ont jusqu’à maintenant bénéficié de l’accompagnement des infirmières navigatrices - une statistique impressionnante qui en dit long sur le nombre de jeunes à risque, mais aussi sur la valeur ajoutée des infirmières navigatrices dans les soins prodigués à ces jeunes et à leurs familles. Elles exercent une surveillance auprès de tous les membres de la famille jusqu’à ce que les jeunes atteignent l’âge de 25 ans, sachant que 50 % des pathologies en santé mentale apparaissent avant l’âge de 14 ans et 75 %, avant l’âge de 22 ans. Par ses interventions, l’infirmière contribue au dépistage de certaines problématiques chez ces enfants vulnérables tout en facilitant leur accès aux soins de santé.

Des familles soutenues

Afin d’évaluer l’efficacité de ce programme clinique, les familles ont répondu à des questionnaires tout au long de leur suivi. Il en ressort que la satisfaction des familles est marquante. Dès le début du programme, le taux moyen d’appréciation des familles s’est élevé à 92 % et s’est maintenu dans le temps, grimpant même à 94 % après 12 à 18 mois. Les familles soulignent que le fardeau leur incombant et la détresse dont elles souffrent s’atténuent fortement lorsqu’elles sont accompagnées par les infirmières navigatrices. Le niveau de fardeau des familles est ainsi passé de 71 % à 65 % en l’espace de quelques mois.

« L’arrivée de l’infirmière navigatrice a profondément amélioré le suivi de nos patients et les résultats obtenus le démontrent », explique Joanne Lavoie, infirmière clinicienne en santé mentale et coordonnatrice du projet HoPE. « Savoir que les familles participant au projet HoPE ressentent de nombreux bienfaits est la plus belle des récompenses. » Outre les familles, l’équipe interdisciplinaire et les partenaires du réseau reconnaissent aussi le rôle de l’infirmière navigatrice au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« Les familles soulignent que le fardeau leur incombant et la détresse dont elles souffrents’atténuent fortement lorsqu’elles sont accompagnées par les infirmières navigatrices. »

 

Lire l'article intégral
 

Pour aller plus loin