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Élection 2022 : rencontre avec une conseillère de section impliquée

23 juin 2022
Élection 2022 : rencontre avec une conseillère de section impliquée
Marie-Pierre Sarrazin : présidente du Conseil de section de la Montérégie

Marie-Pierre Sarrazin est une femme de défis. Après quelques années comme infirmière à l’urgence de Saint- Georges, en Beauce, elle décide d’aller travailler dans le nord du Québec auprès des communautés inuites et cries, en plus d’œuvrer en milieu carcéral. L’année dernière, elle a choisi de se concentrer davantage sur ses études en entreprenant une maîtrise en droit et politiques de la santé. 

Dès ses premiers pas sur le marché, Marie-Pierre Sarrazin n’a pas hésité à s’impliquer dans sa communauté. Elle a siégé au Comité jeunesse de Chaudière-Appalaches, puis au Conseil des études de l’Université du Québec à Rimouski. En 2020, elle a été élue pour un mandat de deux ans à titre de présidente du Conseil de section de la Montérégie.

Bien que son parcours atypique puisse sembler impressionnant, Marie-Pierre Sarrazin assure qu’il n’est pas nécessaire d’être partout ou de réussir en tout pour être un excellent conseiller de section.

Vous êtes conseillère de section depuis plusieurs années. Quelle est votre fonction?

L’OIIQ est divisé en douze sections, aussi appelées ordres régionaux (OR). Chaque section est administrée par un conseil de section formé au maximum de dix conseillers élus pour un mandat de quatre ans. Ces membres désignent ensuite parmi eux un président, un vice-président, un secrétaire et un trésorier pour des mandats de deux ans.

Les conseillers de section sont partenaires des infirmières et infirmiers et soutiennent leur formation professionnelle et continue. Le rôle d’un ordre régional, c’est d’écouter ce qui se passe sur le terrain et de soutenir les infirmières et infirmiers en leur offrant, entre autres, un programme de formation régional.

Comme présidente de mon conseil de section, je fais aussi beaucoup de gestion et d’encadrement des ressources humaines, financières et matérielles. Ça s’apparente à la gestion d’un organisme à but non lucratif, dont la mission s’inscrit dans la continuité de celui de l’OIIQ, soit la protection du public.

Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer en tant que conseillère de section?

S’impliquer, c’est le seul moyen de faire changer les choses, d’aller chercher les bons alliés pour renforcer les bons messages. C’est ma façon à moi de contribuer à la fierté des infirmières et infirmiers et à leur positionnement comme professionnels.

Quels sont les avantages à être conseillère de section?

Ce rôle m’a apporté énormément de connaissances, dont certaines en gestion. Je suis aussi très fière de participer au développement professionnel et continu des infirmières et infirmiers de ma région. Les gens se déplacent pour nos formations, ils se montrent très reconnaissants et intéressés. C’est extrêmement gratifiant.

Concrètement, que représente cet engagement?

Les conseillers de section se réunissent de six à neuf fois par année. On doit compter quelques heures pour la préparation et le suivi de ces rencontres. Les conseillers participent aussi à l’Assemblée générale annuelle régio­nale, ainsi qu’à différents comités et à leurs activités.

Quelles compétences et qualités personnelles doit-on posséder pour s’impliquer dans son ordre régional?

Il faut posséder une grande capacité d’organisation et être passionné, bien sûr, mais aussi faire preuve d’ouverture d’esprit et d’humilité. Souvent, les meilleures idées ne viennent pas de nous. Il faut être capable de le reconnaître pour avancer et offrir le meilleur à nos membres. Les gestionnaires ont souvent la vision d’un modèle de gouvernance plus vertical. Au Conseil de section de la Montérégie, par exemple, on fonctionne vraiment en collaboration. C’est un apprentissage extrêmement enrichissant.

Quel serait votre meilleur conseil à une personne qui souhaite présenter sa candidature?

Lancez-vous! Peu importe votre parcours, vos compétences et vos expertises, elles seront utiles et enrichiront le débat, la vision de notre profession et son avenir. Ce n’est pas toujours facile. Ça prend du cœur au ventre, mais c’est la plus belle expérience qui soit. Vous ne le regretterez pas!