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Élections 2022 : rencontre avec un administrateur engagé

09 juin 2022
Élections 2022 : rencontre avec un administrateur engagé
Simon Ouellet : membre du CA de l’OIIQ

Simon Ouellet est un touche-à-tout. Après une technique et un baccalauréat en soins infirmiers, il entreprend une maîtrise, puis un doctorat en sciences infirmières. Ses recherches portent sur l’évaluation de la qualité du triage à l’urgence. Infirmier d’urgence à l’Hôpital régional de Rimouski, Simon Ouellet enseigne à l’Université du Québec à Rimouski, en plus de s’impliquer sur le plan politique. Il a notamment œuvré comme président du comité exécutif du Conseil des infirmières et infirmiers, et il entamera bientôt un premier mandat comme administrateur du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l’espace francophone (SIDIIEF). Depuis 2020, il tient également le rôle d’administrateur de l’OIIQ pour la région. 

Vous êtes membre du CA depuis deux ans. Quel est votre rôle?

Mon rôle consiste à tout mettre en œuvre afin que les infirmières soient formées adéquatement et développent les compétences nécessaires pour offrir des soins de qualité, en réponse aux besoins de la population québécoise. Les administrateurs jouent vraiment un rôle de vigie dans la gouvernance de l’OIIQ. Nous veillons à l’application des codes et des règlements qui régissent la profession et adoptons de nouveaux règlements pour mieux l’encadrer et la faire rayonner. Par exemple, au printemps 2022, nous avons déposé une demande de révision de la norme d'entrée à la profession afin que seuls les diplômes donnant ouverture au permis d’exercer soient de niveau universitaire (BAC ou DEC-BAC).

Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer dans le CA?

La profession d’infirmier est multiple. Elle se décline en cinq domaines de pratique : les soins directs, l’enseignement, la gestion, la recherche et le volet politique. Pour moi, c’est important de toucher à tous les volets. L’OIIQ, c’est le meilleur endroit pour être à l’avant-garde en vue de faire avancer la profession et de faire valoir la pertinence et l’expertise des infirmières et infirmiers. C’est aussi une occasion de nouer des liens avec des gens passionnés de partout à travers le Québec.

Avez-vous l’impression d’exercer une influence posi­tive, de changer les choses?

Oui, absolument. Lorsqu’on a l’habitude de travailler sur le terrain, la politique demande un certain ajustement. Je suis infirmier en soins critiques d’urgence, où on est beaucoup dans l’action-réaction. Au CA, les impacts ne sont pas immédiats. Il faut être patient et regarder vers l’avenir. Personnellement, j’ai réellement l’impression d’exercer une influence positive et un certain pouvoir en faisant valoir ma vision. Pour changer les choses, on ne peut pas juste se contenter d’émettre des critiques sur les réseaux sociaux. Il faut aussi s’impliquer dans différents comités afin d’avoir un réel impact.

Concrètement, que représente cet engagement?

Il faut prévoir une à deux journées par deux mois pour les rencontres du CA, qui ont lieu en visioconférence ou en présentiel. Ces rencontres sont précédées de quelques heures de lecture, qu’on reçoit deux semaines avant la rencontre. Quelques fois par année, on a aussi des rencontres entre comités plus spécialisés. Somme toute, c’est très facile à gérer et à intégrer dans mon horaire, car le calendrier des rencontres est envoyé un an à l’avance.

Quelles compétences et qualités personnelles doit-on posséder pour s’impliquer dans le CA?

Il faut être passionné par sa profession et faire preuve d’une grande ouverture d’esprit. Je pense qu’il faut aussi être polyvalent. Même si on se spécialise dans un domaine, on est amené à travailler sur des dossiers qui touchent l’ensemble de la profession. Surtout, il faut être engagé et vouloir changer les choses.

Que diriez-vous à une personne qui songe à s’impliquer dans le CA?

Foncez! Il nous arrive à tous d’avoir le syndrome de l’imposteur, mais si vous avez envie de vous impliquer, n’hésitez pas. Votre vision de votre travail sera transformée à jamais et vous retirerez beaucoup de fierté de cet engagement. C’est une merveilleuse expérience personnelle et professionnelle. J’ai le privilège de côtoyer une