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Portrait

Elisabeth Laughrea : conseillère cadre en soins infirmiers

Par Geoffrey Dirat

Elisabeth Laughrea : conseillère cadre en soins infirmiers

« Je suis fière d’être infirmière! » Derrière son grand sourire et ses yeux pétillants, Elisabeth Laughrea est une fonceuse. Elle vit sa carrière à fond et saisit les occasions d’acquérir de l’expérience. « On peut être à la fois jeune et compétente; il faut juste se faire confiance », affirme la conseillère cadre en soins infirmiers au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de- Montréal, qui se porte à la défense de la profession. « Je veux valoriser notre rôle dans le réseau de la santé et dans la sphère publique. »

« Je suis passionnée et je veux bien faire les choses, une étape à la fois. » Mais les étapes, Elisabeth Laughrea les franchit à la vitesse grand V. Cinq ans après avoir obtenu un baccalauréat en sciences infirmières et dix-huit mois après avoir réussi une maîtrise, option Expertise-conseil en soins infirmiers – les deux à l’Université de Montréal –, la jeune femme de 29 ans occupe un poste de conseillère cadre. Sa mission : soutenir et développer la pratique professionnelle des quelque 300 infirmières des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’île-de-Montréal.

La décision de choisir la profession d’infirmière s’est prise pendant ses études collégiales, alors qu’elle a développé un intérêt marqué pour les sciences, ainsi que pour la psychologie et la relation d’aide. Elle envisageait aussi une profession qui lui permettrait d’exercer dans un contexte de proximité avec les gens. « Devenir infirmière m’offrait une merveilleuse combinaison de tous ces aspects. » Une fois complété son premier stage en milieu de soins, tous ses doutes, si elle en avait, se sont dissipés. « Cette profession était faite pour moi et chacune des sessions de mon baccalauréat est venue me le confirmer. »

À peine inscrite au Tableau de l’OIIQ, elle obtient un emploi à l’Hôpital général juif de Montréal comme infirmière clinicienne en chirurgie-oncologie une unité de soins qu’elle trouve stimulante, qui exige des connaissances des différents systèmes, ainsi que des compétences afin de réaliser des pansements complexes et de gérer des situations d’urgence. En outre, « nous tissons des liens riches de sens avec les patients de cette unité qui doivent revenir régulièrement à l’hôpital pour leurs traitements en raison de leur diagnostic », souligne l’infirmière, qui s’estime privilégiée. Elle a pu appliquer les connaissances apprises à la Faculté des sciences infirmières dans un environnement favorable et gratifiant. « J’ai voulu m’investir dans mon milieu pour changer des choses qui ne marchaient pas, et on m’a permis de le faire », ajoute-t-elle.

 

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