Portrait
Lauréate de l'Insigne du mérite 2017

Clémence Dallaire, passionnée par l'enseignement

Olivier Champion

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2018 Jan 01
Clémence Dallaire, passionnée par l'enseignement
Crédit photo : William Mazzeloni

Professeure, chercheure, auteure et gestionnaire, Clémence Dallaire poursuit une carrière marquée du sceau de l’avancement, habitée par le désir profond de promouvoir le développement du savoir infirmier et la reconnaissance de l’identité sociale de la profession.

Elle a à son actif de nombreux articles et ouvrages de référence – salués par ses pairs – qui intègrent à la fois les enjeux philosophique, scientifique, sociopolitique, culturel et organisationnel du rôle infirmier. L’apport substantiel de Clémence Dallaire à la profession a été reconnu par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec qui lui a décerné l’Insigne du mérite, sa plus haute distinction. Entretien avec une infirmière d’exception.

Perspective infirmière. D’où vient votre passion pour les études, l’enseignement, la recherche et le milieu universitaire en général?
Clémence Dallaire. J’ai toujours eu soif d’apprendre. Je n’ai pas toujours su ce que je voulais faire dans la vie, mais je savais que je voulais étudier. Je me souviens m’être retrouvée dans un auditorium pendant le baccalauréat et m’être dit : « Je ne m’arrêterai pas ici. » Pour moi, acquérir
des connaissances, comprendre, est fondamental.

Selon vous, quels sont les principaux changements qui ont pavé la profession infirmière dans les dernières décennies?
Ce que l’on entend, c’est que la pratique d’aujourd’hui est fort différente de celle d’il y a 30 ans, par exemple, mais je n’en suis pas si certaine. Oui, il y a plus de technologies, plus de médicaments, mais ce qui était au coeur des soins infirmiers il y a 30 ans est toujours là. Ce qui a changé, c’est
le temps que les infirmières peuvent consacrer à donner des soins. Il est comprimé, avec la conséquence que les infirmières et infirmiers ont plus de difficulté à donner des soins de qualité.
 

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