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Échelle de Glasgow : évaluation du niveau de conscience

Par Caroline Arbour, inf., Ph. D., Sabrina Bouferguene, B. Sc., Louise Boyer, inf., Ph. D. et Louise-Andrée Brien, inf., M. Sc.

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2019 Feb 28
Échelle de Glasgow : évaluation du niveau de conscience
© Shutterstock / Jolygon

Glasgow est considérée comme la méthode de choix pour évaluer le niveau de conscience d’un patient dans le coma, elle n’est pourtant pas systématiquement utilisée par les cliniciens. Plusieurs experts soulèvent le besoin de démystifier cet outil et d’implanter des formations périodiques dans les milieux cliniques.

Objectifs d'apprentissage

  • Procéder à l’évaluation du niveau de conscience d’un patient avec atteinte neurologique à l’aide de l’échelle de Glasgow.
  • Interpréter les scores obtenus à la suite de l’évaluation des trois composantes de l’échelle de Glasgow.
  • Assurer la surveillance clinique d’un patient avec atteinte neurologique.

Le coma est une perturbation soutenue de l’état de conscience qui se manifeste par l’absence d’éveil ou de vigilance et l’incapacité de réagir volontairement aux stimulations extérieures (Laureys et al., 2002). L’échelle de Glasgow (Glascow coma scale [GCS]) a été développée en 1974 afin d’évaluer la profondeur et la durée du coma de patients ayant subi un traumatisme crânien (Teasdale et Jennett, 1974). Depuis, elle est devenue l’outil le plus utilisé dans le monde pour documenter les altérations du niveau de conscience causées par une atteinte cérébrale (Ingram, 1994). Combinée à d’autres examens neurologiques, comme l’imagerie cérébrale, l’échelle de Glasgow peut être utilisée pour estimer le pronostic vital des patients ayant subi une atteinte cérébrale sévère. L’outil est reconnu pour sa facilité d’administration par tous les professionnels de la santé et dans tous les contextes de soins.

Bien que l’échelle de Glasgow soit considérée comme la méthode de choix pour évaluer le niveau de conscience d’un patient dans le coma, elle n’est pourtant pas systématiquement utilisée par les cliniciens (Baker, 2008). Au cours des dix dernières années, les études ont soulevé un manque de rigueur dans l’évaluation des états de conscience altérée. Ainsi, dans certains milieux cliniques, il a été démontré que seulement 42 % des unités de soins utilisaient l’échelle de Glasgow (Santos et al., 2016). De manière tout aussi préoccupante, plusieurs infirmières affirment avoir appris à l’administrer en reproduisant les habitudes de leur milieu d’accueil sans en avoir compris nécessairement les fondements théoriques (Reith et al., 2016).

 

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Références

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