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Image professionnelle des infirmières : une prise de position actualisée

Joanie Belleau, inf., M. Sc., conseillère à la qualité de la pratique, OIIQ

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2018 Dec 12
Image professionnelle des infirmières : une prise de position actualisée

En 2006, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) publiait une prise de position visant à sensibiliser ses membres à l’importance de respecter certaines règles touchant la tenue vestimentaire pendant l’exercice de leurs fonctions, dans le but notamment de prévenir la transmission des infections et d’assurer la sécurité du public. Depuis, les soins et traitements offerts ainsi que les lieux d’exercice se sont diversifiés. Ajoutons aussi que certaines des recommandations alors proposées relevaient de la santé et de la sécurité du travail – ce qui ne fait pas partie du mandat de l’OIIQ, dont la mission première est la protection du public.

Puisque l’image professionnelle de l’infirmière va bien au-delà de la tenue vestimentaire, le titre et le contenu de la publication ont été modifiés afin de prendre en considération à la fois la diversité des contextes de soins et la variété des clientèles soignées. Dans cette nouvelle version, les membres sont invités à se questionner sur l’impact et les risques de préjudices que leur tenue vestimentaire et leur apparence sont susceptibles d’avoir sur le patient. Au total, cinq recommandations sont proposées.

Elles concernent :
• le port des vêtements lorsque des soins directs sont dispensés;
• l’hygiène des mains;
• le port de manches longues;
• les cheveux et la barbe;
• l’identification personnelle.

L’image professionnelle: au-delà de l'apparence physique

L’image professionnelle doit refléter la compétence, la rigueur ainsi que la crédibilité, sans pour autant nuire à l’expression de sa personnalité. Le professionnalisme englobe bien plus d’éléments que l’apparence physique. L’attitude, l’adhésion au Code de déontologie et le respect de celui-ci, le sérieux et la rigueur dans l’exercice de ses fonctions, ainsi que la façon de communiquer et de se comporter auprès des patients sont tous des éléments qui contribuent au professionnalisme.

En somme, tout est une question de contexte. Dans certains cas, il est adéquat, et parfois même préférable, d’être habillée en civil compte tenu des soins prodigués ainsi que de la clientèle. Dans chaque situation, l’infirmière doit se demander si ses vêtements et son apparence représentent un risque de préjudice pour ses patients. Certains vêtements peuvent être appropriés dans un secteur clinique donné et auprès d’une clientèle particulière, mais pas du tout dans d’autres cas. L’infirmière utilisera donc son jugement en vue d’opter pour une apparence appropriée au contexte dans lequel elle pratique. Afin de mieux comprendre la prise de position de l’OIIQ sur l’image professionnelle, vous pouvez consulter le document complet sur oiiq.org.
 

1re recommandation:

Les vêtements devraient être portés uniquement sur les lieux de travail, être changés quotidiennement et faire l’objet d’un entretien régulier.

2e recommandation

Lors de soins directs à la clientèle, les mains doivent être libres de bagues, bracelets ou montres. Les ongles doivent être courts, sans vernis et sans faux ongles.

3e recommandation

Lors de soins directs à la clientèle, il est recommandé de retirer le sarrau ou tout autre survêtement à manches longues, ou du moins, de relever les manches en haut des coudes.

4e recommandation

Les cheveux doivent être retenus et la barbe, recouverte, lorsqu’ils représentent un risque de contamination.

5e recommandation

Le port de la carte d’identité ou d’un moyen d’identification approprié pour le contexte est nécessaire en tout temps.

 

Cet article est une exclusivité de Perspective infirmière que vous pourrez lire dans le numéro de janvier/février 2019.

 

 

L’emploi du générique « infirmière » est utilisé aux seules fins d’alléger le texte et désigne autant l’infirmier que l’infirmière.

 

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