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Isoler les personnes itinérantes pour les protéger de la COVID-19

Le concours Innovation infirmière Banque Nationale vise à mettre en valeur les contributions cliniques novatrices d’infirmières et d’infirmiers partout au Québec.
2021 Oct 14
Isoler les personnes itinérantes pour les protéger de la COVID-19

Cette semaine, découvrez le projet gagnant de Montréal-Laval, Mise en place d’une unité d’isolement et de services adaptés pour les personnes en situation d’itinérance atteintes de la COVID-19 et présentant des besoins en lien avec l’usage de substances psychoactives.

L’unité d’isolement Royal-Victoria a ouvert ses portes le 31 mars 2020 grâce à l’équipe du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Il s’agissait alors du premier milieu à assurer l’isolement sécuritaire des personnes en situation d’itinérance déclarées positives à la COVID-19, ou en attente d’un résultat. C’est aussi là que les premières initiatives québécoises de gestion de l’alcool et d’approvisionnement sécuritaire ont été mises en place.

Les infirmières et infirmiers occupent un rôle central dans le projet quant au respect des critères d’admissibilité, à la surveillance de l’état de santé physique et mentale des usagers ainsi qu’à l’évaluation et au traitement approprié de chacun.

« L’autonomie et le jugement clinique des infirmières et infirmiers ont été mis à contribution dans plusieurs situations cliniques complexes. Ils ont su mettre à profit leur leadership au sein d’une équipe interdisciplinaire, poursuit Cynthia Abel-Barriault, infirmière clinicienne à l’Équipe itinérance. »

Un an d’opération

Entre mars 2020 et mars 2021, 330 personnes ont séjourné à l’unité. De ce nombre, 48 usagers ont bénéficié d’un programme de gestion de l’alcool et seulement 23 usagers ont été transférés dans un hôpital en raison d’une détérioration de leur état physique ou mental pendant l’isolement.

« Des liens ont été créés entre les usagers et les équipes en place, dont les membres de l’équipe itinérance, ce qui a permis à certains usagers d’intégrer des programmes de réadaptation en dépendances », souligne Cynthia Abel-Barriault.

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