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Portrait

Jean Roussel, Engagé dans le développement professionnel

Par Geoffrey Dirat

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2019 Sep 03
Jean Roussel, Engagé dans le développement professionnel

Jean Roussel est conseiller-cadre à la santé physique et responsable de la qualité des soins infirmiers au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de Montréal. Habité par son travail et ses responsabilités, il manifeste un enthousiasme communicatif; sa passion pour le développement professionnel est contagieuse. Portrait d’un infirmier ouvert sur les autres, en mode partage.

« Je considère que la fonction de formateur fait partie du rôle infirmier. Il s’agit d’une autre façon de promouvoir la santé et de prévenir les complications. »

 

À l’Hôpital Notre-Dame de Montréal, au quatrième étage de l’aile G du pavillon Deschamps, de vraies infirmières s’occupent de patients fictifs. Novices ou expérimentées, elles les prennent en charge dans des locaux reproduisant le domicile, un cabinet de consultation, une chambre d’hôpital ou des salles d’examen obstétrique et pédiatrique. Les patients à ausculter ou à soigner sont tous muets. Il s’agit de mannequins. L’un d’entre eux respire, a le cœur qui bat et le ventre qui gargouille sur commande. Bienvenue dans l’univers multisoins conçu par Jean Roussel, qui accueille chaque semaine des dizaines d’infirmières et infirmiers provenant des différentes unités du CIUSSS du Centre-Sud-de- l’Île-de-Montréal. Ils viennent développer leurs compétences au Centre d’apprentissage intégré en pratiques professionnelles (CAIPP).

Cet espace, qui a ouvert ses portes en septembre 2018, d’aucuns diraient que c’est son bébé. Le conseiller-cadre en soins infirmiers en refuse cependant la paternité. « Le crédit m’en revient aujourd’hui, mais il s’agissait d’une aspiration de la directrice adjointe des soins infirmiers, Geneviève Frenette. C’était sa vision, son projet », explique humblement Jean Roussel. Après la création du CIUSSS en 2015, l’idée était de réévaluer l’offre de formations des 10 établissements fusionnés, d’en harmoniser les contenus et de les présenter dans un lieu qui favoriserait l’intégration de la relève, tout en créant un sentiment d’appartenance auprès des quelque 3 000 infirmières de l’organisation nouvellement créée.

Avant la naissance du CAIPP, « chaque établissement avait par exemple sa propre formation en soins de plaies », explique-t-il. Elles étaient adaptées aux réalités des unités de soins, mais moins aux infirmières et à leurs compétences. En outre, certains établis- sements assuraient à l’interne la tenue des activités de formation, d’autres faisaient appel à des prestataires privés. Et en contexte de pénurie d’effectifs, tous avaient de la difficulté à libérer leur personnel », se souvient le trentenaire. Dans ces conditions, imaginer et conce- voir le CAIPP constituait donc un défi organisationnel et humain qu’il n’a pas hésité à relever : « C’est un projet très gratifiant qui correspond à mes valeurs. »

 

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