L'Ordre

Norme d’entrée à la profession

La consultation menée pour préparer la planification stratégique 2020-2023 et les États généraux de la profession infirmière a mis en lumière la nécessité, selon les principaux acteurs de la santé sondés, que le projet de révision de la norme d’entrée à la profession infirmière soit remis de l’avant par l’OIIQ, de sorte que les défis et les besoins de la population québécoise en matière de santé puissent être pris en charge. 

Au terme de cette vaste exercice de consultation, la communauté infirmière et la population ont alors exprimé le souhait d’offrir aux générations futures d’infirmières et d’infirmiers une formation initiale à la hauteur du caractère distinctif de leur profession.

Préoccupé par ce constat, l’OIIQ a déposé, le 12 mai 2022, un mémoire intitulé Une réponse à la hauteur des besoins de santé de la population québécoise pour demander à l’Office des professions du Québec (OPQ) une révision de la norme d’entrée à la profession infirmière.

Une réponse nécessaire à un contexte en évolution

À l’image des grandes transformations sociales, démographiques, scientifiques et technologiques qu’a connues le Québec, la profession infirmière a vu son environnement de pratique complètement métamorphosé au cours des dernières décennies.

  • La complexification des situations cliniques en raison de l’évolution du contexte sociodémographique du Québec, notamment le vieillissement, la prévalence des maladies chroniques et les changements climatiques.
  • L’élargissement des obligations et des responsabilités professionnelles confiées aux infirmières et infirmiers, par les lois et les règlements, au cours des 20 dernières années.
  • La transformation majeure du système de santé qui fait en sorte que les infirmières et infirmiers doivent offrir des soins dans une multitude de milieux, au-delà des hôpitaux où leur présence constitue un maillon essentiel.
  • La réduction de l’offre de soutien clinique dans les établissements de soins qui oblige la relève infirmière à être plus autonome dans ses apprentissages et à avoir acquis un plus grand éventail de connaissances avant son arrivée sur le marché du travail.
  • L’accroissement de l’usage de nouvelles technologies et de nouvelles connaissances scientifiques nécessaires dans la pratique quotidienne.

Une formation à la hauteur du caractère distinctif de la profession

À l’heure actuelle, l’existence de deux formations (collégiale et universitaire), donnant ouverture au même permis d’exercice et au même champ d’exercice à la suite de la réussite du même examen professionnel — place la profession infirmière dans une situation à part au Canada et parmi les professions de la santé, ce qui a pour effet de la fragiliser.

La proposition du mémoire déposé à l’OPQ vise alors à remédier à cette situation et repose sur le principe que les seuls diplômes donnant ouverture au permis d’exercer soient de niveau universitaire :

  1. Un baccalauréat décerné au terme d’un parcours de formation en sciences infirmières DEC-BAC.
  2. Un baccalauréat décerné au terme d’un programme de formation initiale en sciences infirmières. .
  3. Une maîtrise (appliquée) en sciences au terme d’un programme de formation initiale en sciences infirmières.

Un projet bénéfique pour la profession infirmière et la population

Pour l’OIIQ et plusieurs partenaires des milieux cliniques et des milieux d’enseignement, il est temps que ce projet de société se concrétise, non seulement pour les infirmières et infirmiers qui verront dans la foulée leur expertise reconnue, mais aussi pour la population.

  • De meilleures conditions d’exercice pour l’ensemble des infirmières et infirmiers du Québec afin de répondre adéquatement aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux.
  • Le fonctionnement optimal du réseau de la santé et des services sociaux.
  • Un accès élargi aux soins pour la population québécoise.
  • Le bien-être de la population québécoise.

Informations et renseignements

Vous trouverez aux liens ci-dessous des réponses à vos questions sur les répercussions des propositions du mémoire sur votre pratique, les avis de la communauté infirmière et de la population sur les enjeux de la profession présentés lors des États généraux de la profession infirmière ou encore sur le processus de rehaussement de l’Office des professions.

 

Pour aller plus loin