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Contenu clinique | 12 mars 2021 (mise à jour 7 octobre 2021)

La vaccination contre la COVID-19 : situation épidémiologique au Québec

Geneviève Boily, B. Sc., B.Sc. inf., M. Sc.

La vaccination contre la COVID-19 : situation épidémiologique au Québec

Depuis l’entrée au Québec du SRAS-CoV-2 en février 2020, on recense plus de 410 000 cas confirmés et 11 000 décès de la COVID-19 pour l’ensemble de la province (source : INSPQ, 2021a). Pour le moment, la première vague a montré plus de décès liés à l’infection. La deuxième vague, quant à elle, a montré une plus forte incidence de cas. Qu'en est-il des travailleurs de la santé qui sont aux prises avec la COVID-19 au Québec?

Les travailleurs de la santé touchés par la COVID-19 au Québec

Depuis le printemps, le réseau de la santé et des services sociaux, ses professionnels de la santé et l’ensemble du personnel vivent une pression sans précédent. Celle-ci est directement en lien avec le nombre d’hospitalisations de patients atteints de COVID-19 au Québec, incluant celles qui sont aux soins intensifs.

Les travailleurs de la santé ont également été particulièrement touchés par la COVID-19 au Québec. De mars à novembre 2020, ils représentaient 18 % de l’ensemble des cas de COVID-19 dans la province. Cela représente plus de 20 000 travailleurs. De ceux-ci, 3 % ont été hospitalisés et 2 % ont été admis aux soins intensifs. Treize personnes sont malheureusement décédées (source : Perron et coll., 2020).

 

Études et enquêtes sur la COVID-19 au Québec

Une étude de séroprévalence a été réalisée au Québec de juillet à septembre 2020 sur la présence d’anticorps chez les travailleurs de la santé. Celle-ci a montré que les infirmières et infirmiers ainsi que les préposés aux bénéficiaires avaient été particulièrement touchés durant la première vague (source : Brousseau et coll., 2020).

D'autre part, l'INSPQ a effectué une enquête épidémiologique spécifiquement auprès des travailleurs de la santé. Cette dernière a montré qu’une forte majorité des travailleurs infectés ont été en arrêt de travail. De plus, la durée médiane de l’arrêt de travail était de 24 jours. Finalement, dans 30 % des cas, lorsque le travailleur de la santé était le premier cas dans son domicile, au moins un cas secondaire était rapporté éventuellement (source : De Serres et coll., 2020).

 

 

L'auteure

Geneviève Boily est conseillère scientifique et coordonnatrice professionnelle à la Direction des risques biologiques et santé au travail de l'Institut national de santé publique du Québec. Elle détient une formation en sciences infirmières et une maîtrise en santé communautaire.