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Portrait

Marthe Isabel, infirmière d'urgence en Gaspésie

Lyse Savard

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2018 Mar 01
Marthe Isabel, infirmière d'urgence en Gaspésie
Crédit photo : Roger St-Laurent photographe

« Le matin, quand j’enfile mon uniforme, j’ai l’impression de retrouver mes vingt ans », lance Marthe Isabel. L’assistante-infirmière-chef aux soins critiques a de multiples facettes : mentor, leader, perfectionniste, savante, passionnée, énergique, boute-en-train, confidente. Son territoire est la Haute-Gaspésie; son royaume, l’urgence de l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts.

« Pour travailler dans une urgence en région, il faut être allumée et débrouillarde, raconte-t-elle. Il faut avoir des plans B parce qu’il n’y a pas de spécialiste à nos côtés. L’infirmière au triage et l’infirmière en salle d’observation doivent être vigilantes parce qu’une douleur abdominale, par exemple, peut avoir des causes multiples. Des anévrismes cérébraux, nous en voyons souvent dans notre pratique et nous devons les discerner d’une migraine ou d’une autre condition clinique ayant une présentation similaire. Il faut aussi pouvoir utiliser certaines techniques même si on ne les pratique pas souvent, car demain, je devrai peut-être assister un médecin qui effectuera une perfusion intra-osseuse. »

La Haute-Gaspésie


Au début de sa carrière, il y a 31 ans, Marthe Isabel a travaillé « à plusieurs étages », toujours à Sainte-Anne-des-Monts. Après l’obstétrique et la gériatrie, son besoin d’action l’a menée à l’urgence en 2002, où son enthousiasme a continué de galvaniser ses collègues.

Originaire de Grosses-Roches dans le Bas-Saint-Laurent, elle vit à Cap-Chat à proximité de l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts qui dessert la Haute-Gaspésie, un territoire de 5 200 km2 habités par 12 000 personnes. Au cours des années, cette magnifique région s’est  métamorphosée en centre récréotouristique. Le centre hospitalier fait face au fleuve. À l’arrière, ce sont les hautes montagnes qui contribuent à la beauté des lieux. « Quelle que soit la saison, je rencontre des gens qui viennent de partout », explique l’infirmière, adepte de plein air.
 

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