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Contenu clinique | 07 mai 2021

Le point sur les manifestations cliniques indésirables des vaccins contre la COVID-19

Le point sur les manifestations cliniques indésirables des vaccins contre la COVID-19

Les effets indésirables des vaccins contre la COVID-19 et leur déclaration à la Direction de santé publique suscitent bon nombre de questions. Voici certaines informations à connaître.

Tous les effets indésirables n’ont pas à être déclarés. Ce sont les manifestations cliniques indésirables graves ou manifestations cliniques inhabituelles (MCI) qui doivent obligatoirement être déclarées à la Direction de santé publique. Sur son site, le MSSS énumère les critères d’une MCI à déclarer tout en les expliquant.

Pas de délai « normal » d’apparition

Il faut savoir qu’il n’existe pas de délai « normal » entre le moment de la vaccination et la manifestation d’un effet indésirable, d’où l’importance de bien informer la personne vaccinée des manifestations indésirables à surveiller.

On peut consulter les deux pages suivantes portant sur les réactions normales des vaccins contre la COVID-19 :

Les critères d’une déclaration

En revanche, certaines manifestations suivant la vaccination doivent être déclarées par le vaccinateur. Elles répondent aux critères suivants :

  • La manifestation présente un ou plusieurs critères de gravité : une MCI est jugée grave si elle met la vie de la personne vaccinée en danger, si elle entraîne la mort, si elle nécessite une hospitalisation ou la prolongation d’une hospitalisation, si elle se solde par une invalidité résiduelle ou si elle cause une malformation congénitale.
  • La manifestation est inhabituelle, peu importe sa gravité : une MCI qui n’a jamais été répertoriée auparavant ainsi qu’une MCI connue et dont la fréquence augmente sont considérées comme inhabituelles.

Le vaccin chez la personne qui a eu la COVID-19

En l’état actuel des connaissances, une seule dose de vaccin est recommandée chez la personne qui a été infectée à la COVID-19. Cet avis peut toutefois changer au fur et à mesure que les connaissances sur la vaccination et sur la maladie progressent.

Il est recommandé d’attendre après la fin de l’épisode aigu de l’infection et de la période de contagiosité avant de procéder à la vaccination (au moins trois semaines). On peut aussi envisager de retarder la vaccination de trois mois avant de vacciner une personne qui a déjà eu la maladie, puisqu’elle bénéficie d’une « certaine immunité » post-COVID.

Rappel sur la déclaration obligatoire

Selon l’article 69 de la Loi sur la santé publique, tout professionnel de la santé qui est habilité à poser un diagnostic ou à évaluer la condition de santé d’une personne et qui constate chez une personne vaccinée ou chez une personne de son entourage une manifestation clinique inhabituelle, qui est temporellement associée à une vaccination et pour laquelle il soupçonne un lien avec le vaccin, doit déclarer cette situation au directeur de santé publique de sa région dans les plus brefs délais.

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