Événement
Thème 3

Formation infirmière : pour relever les défis du 21e siècle

Former le présent, développer l’avenir. Comment permettre aux infirmières et infirmiers de faire face aux défis du 21e siècle?

Depuis plusieurs années, les besoins en santé augmentent et se complexifient, notamment en raison du vieillissement de la population, de la hausse des maladies chroniques et de l’utilisation de nouvelles technologies telles que la génomique, l’intelligence artificielle, les télésoins et la robotique. Plus récemment, la pandémie de COVID-19 a révélé le besoin de développer davantage certaines connaissances et compétences dans des domaines comme les soins gériatriques, la prévention et le contrôle des infections, la santé mentale et la gestion des soins infirmiers. Ces nouvelles réalités font émerger de nouvelles pratiques cliniques et obligent de plus en plus d’infirmières et d’infirmiers à coordonner des trajectoires de soins complexes en dehors des structures hospitalières.

Pour faire face à ces enjeux, les infirmières et infirmiers doivent, dès le début de leur carrière, faire montre d’un jugement clinique sûr, ancré dans un raisonnement scientifique solide, et ce, dans tous les secteurs de soins. Or, il arrive régulièrement que de jeunes diplômés collégiaux se retrouvent à exercer dans des domaines de soins auxquels ils n’ont pas été exposés durant leur formation et ne disposent pas de tous les outils nécessaires pour répondre aux défis qui s’imposent à eux. De fait, lors de la création des passerelles DEC-BAC, un continuum des connaissances et des compétences à développer a été convenu entre les collèges et les universités. Ces deux portes d’entrée créent une situation unique au Québec et soulèvent plusieurs enjeux, dont le fait que l’examen donnant accès à la profession doive se limiter aux connaissances acquises dans le cadre de la formation collégiale. 

Des réflexions s’imposent aussi en matière de développement professionnel continu. Depuis 2012, les infirmières et infirmiers doivent respecter une norme fixant un minimum de 20 heures de formation continue par année1 sans obligation réglementaire. Huit ans plus tard, face aux défis qui s’imposent et au développement exponentiel des connaissances en soins infirmiers, un regard critique doit être posé sur les stratégies retenues. À l’instar du modèle que suivent d’autres professionnels de la santé, l’instauration d’une véritable culture de développement professionnel continu s’avère nécessaire afin d’assurer une prestation de soins sécuritaires et de qualité.

 

Pour en savoir plus sur ce thème

 

 

1 Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. (2011). La formation continue pour la profession infirmière au Québec : norme professionnelle, p. 3.

 

 

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