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Femmes symptomatiques actives sexuellement : Faire un examen gynécologique de manière sécuritaire

Par Joanie Belleau, inf., M. Sc.

Femmes symptomatiques actives sexuellement : Faire un examen gynécologique de manière sécuritaire

Mireille est infirmière en santé scolaire dans une école secondaire. Elle rencontre quotidiennement des élèves pour une foule de situations cliniques, dont la contraception ainsi que le dépistage et le traitement de certaines ITSS.

Aujourd’hui, elle a rendez-vous avec Roxanne, âgée de 17 ans, pour un suivi de contraception commencé il y a trois mois. Active sexuellement, la jeune fille se plaint de leucorrhée. En consultant les documents de référence, Mireille remarque qu’elle doit procéder à un examen gynécologique en présence de certaines situations cliniques. Elle se demande si elle peut effectuer cet examen.

Depuis la mise à jour du Protocole de contraception du Québec (INSPQ, 2018), et la publication du Protocole médical national – pertes vaginales inhabituelles (Institut national d’excellence en santé et services sociaux, 2019), la pratique des infirmières auprès de cette clientèle s’est développée davantage, en leur donnant l’occasion d’intervenir auprès de femmes symptomatiques actives sexuellement. De façon plus précise, comme l’ordonnance collective – intitulée « Initier des mesures diagnostiques et un traitement pharmacologique chez une femme présentant des per tes vaginales inhabituelles » – est maintenant disponible, les infirmières et infirmiers peuvent dorénavant l’appliquer, lorsqu’elle est implantée dans leur milieu. L’application de ce protocole implique que l’infirmière doit effectuer un examen physique, comprenant un examen à l’aide du spéculum et un autre bimanuel.