Communiqué de presse

Formation initiale : le Québec ne peut plus se permettre d’attendre

Les générations futures d’infirmières et infirmiers doivent être mieux préparées pour faire face aux besoins en santé
12 mai 2022
Formation initiale : le Québec ne peut plus se permettre d’attendre

Montréal, le 12 mai 2022 – À l’occasion de la Journée internationale des infirmières et infirmiers, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) dépose à l’Office des professions du Québec un mémoire pour réviser la norme d’entrée à la profession infirmière. Intitulé Une réponse à la hauteur des besoins de santé de la population québécoise, ce document étoffé vient appuyer la nécessité de faire du baccalauréat le niveau de formation initial pour les générations futures d’infirmières et infirmiers.

La révision de la norme d’entrée à la profession infirmière constitue un enjeu de société brûlant d’actualité. Dans le contexte du virage majeur amorcé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, il est essentiel que les infirmières et infirmiers disposent d’une formation qui soit en adéquation avec les besoins actuels et futurs de la population québécoise.

Au cœur des soins en première ligne

« L’heure des choix est arrivée pour la profession infirmière et pour le réseau de la santé et des services sociaux. Comme je l’ai mentionné au ministre Dubé, les modèles actuels qui permettent d’améliorer l’accès à la première ligne mettent à contribution des infirmières et infirmiers de formation universitaire, soit des infirmières cliniciennes et infirmiers cliniciens, ainsi que des infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés. C’est la clé du succès », souligne Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

Cette révision de la norme d’entrée s’inscrit dans le continuum des recommandations découlant des États généraux de la profession infirmière, qui ont eu lieu en mai 2021. Elle s’intègre parfaitement au Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, en plus de mettre en place les conditions de réussite à une réorganisation des soins de santé axée sur une meilleure prise en charge des patients, puisque les modèles dont s’inspire le ministre sont fondés sur la contribution cruciale d’infirmières et infirmiers ayant des connaissances acquises à l’université.

Préparer l’avenir dès maintenant

Le Québec ne peut plus se permettre de faire bande à part, en acceptant que deux niveaux de formation, collégial et universitaire, puissent donner accès à un même permis d’exercice. Les autres provinces et pays qui ont relevé au baccalauréat la norme d’entrée à la profession ont tous réussi la transition, même dans un contexte de pénurie de soins infirmiers. Un rehaussement de la norme d’entrée a même entraîné des effets positifs sur l’attractivité de la profession en Ontario, en Colombie-Britannique et en Suisse romande.

Il est grand temps de valoriser à sa pleine mesure la profession infirmière. En prenant cette décision maintenant, portée par la communauté infirmière et déjà soutenue par de nombreuses organisations, nous pourrons mettre en place une période de transition permettant à tous les acteurs concernés de travailler ensemble pour assurer le succès de ce projet de société.

À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

L’OIIQ est le plus grand ordre professionnel dans le domaine de la santé au Québec. Il est régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. L’OIIQ est également guidé par ses valeurs de gouvernance que sont la confiance, la bienveillance, le respect et l’équité. Il compte plus de 82 000 membres et quelque 16 000 personnes dans un parcours d’admission à la profession. Sa mission est d’assurer la protection du public par et avec les infirmières et infirmiers, tout en veillant à l’amélioration de la santé des Québécois. L’OIIQ a également pour mandat d’assurer la compétence et l’intégrité des infirmières et infirmiers du Québec ainsi que de contribuer à la promotion d’une pratique infirmière de qualité.

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