L'Ordre

L'expertise infirmière, notre mot d’ordre

30 août 2021
* Afin de protéger son identité, l’infirmière Laurie-Anne ne mentionne pas son nom complet dans ce message publicitaire. L’OIIQ tient toutefois à rappeler que, selon l’article 9 du Code de déontologie, dans le cadre de l’exercice de sa profession, l’infirmière ou l'infirmier doit se présenter, s’identifier ou encore s’afficher sous le nom qui lui est propre, c’est-à-dire ses nom, prénom et titre professionnel.

Vous croyez savoir ce que fait une infirmière ou un infirmier dans son travail au quotidien? En réalité, la population québécoise n’en a qu’une toute petite idée!

Notre enquête a révélé que celle-ci ne connaît environ que 5 % des tâches que peuvent accomplir les infirmières et infirmiers dans leur pratique.* Selon cette même enquête, le public accorde une impressionnante cote de confiance de 94 % aux infirmières et infirmiers, mais ces derniers continuent d’être appréciés davantage pour leurs qualités personnelles, comme le dévouement, que pour leurs compétences professionnelles.

*Source : Sondage Web réalisé par Léger du 11 au 15 septembre 2020 auprès de 1 061 Québécois et Québécoises de 18 ans et plus.

 

 

Évolution de la profession

La profession infirmière a évolué depuis le temps des gardes-malades. Les infirmières et infirmiers ont des connaissances pointues et leur expertise doit être connue et reconnue.

Les rôles des infirmières et infirmiers sont divers et variés. Ils prennent des décisions de façon autonome et exercent une multitude d’activités dans des situations uniques et complexes. Au terme de leur évaluation, ils déterminent, planifient, prodiguent et coordonnent les soins personnalisés qui s’imposent. Ils exercent aussi un grand rôle de promotion de la santé, de prévention de la maladie et d’éducation à la santé.

Il existe d’ailleurs 17 activités qui sont réservées à la profession infirmière : de l’administration et l’ajustement des médicaments et autres substances lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance jusqu’à l’évaluation de la condition physique et mentale d’une personne symptomatique, en passant par la contribution au suivi de grossesse, à l’accouchement et au suivi postnatal. Vous pouvez consulter la liste complète de ces 17 activités réservées à la profession infirmière ici.

 

Mythe ou réalité?

 

Mythe
Les infirmières et infirmiers sont les anges gardiens de la population.

Réalité
La profession infirmière est basée sur des connaissances scientifiques.

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Les gestes des infirmières et infirmiers sont guidés par la science, et non pas uniquement par leur bienveillance. La majorité (55 % du public) a préféré des qualités personnelles qui les décrivaient comme des personnes dévouées, en soutien au médecin ou empathiques. Le dévouement est d’ailleurs le qualificatif le plus souvent sélectionné par les répondants (37 %).* 

L’infirmière et l’infirmier sont souvent perçus comme ceux qui prennent soin des gens. Or, soigner nécessite une expertise. Il ne s’agit pas d’une aptitude innée et encore moins le reflet d’une vocation. Des études en soins infirmiers ou en sciences infirmières sont le préambule de l’exercice de la profession, pendant lesquelles se développe l’expertise.  

Pendant la première vague de la pandémie, plusieurs professionnels de la santé ont été interpelés afin de prendre la parole, alors que les infirmières et infirmiers étaient bien au fait de la situation. Que l’on parle de prévention et de contrôle des infections, de dépistage, des hospitalisations, les membres de la profession infirmière détiennent les connaissances et les compétences pour intervenir et gérer ce genre de situation.

*Source : Sondage Web réalisé par Léger du 11 au 15 septembre 2020 auprès de 1 061 Québécois et Québécoises de 18 ans et plus.

 

 

Mythe
Le rôle des infirmières et infirmiers se limite à la prise de la tension artérielle ou aux prélèvements sanguins.

Réalité
Les infirmières et infirmiers ne sont pas interchangeables; ils ont des connaissances spécifiques, selon leur domaine de pratique.

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Leur expertise leur permet d’exercer auprès de différentes clientèles dont les besoins de santé sont très complexes et distincts. Ils œuvrent au sein de tous les milieux et travaillent également à promouvoir la santé et la prévention des maladies.

Ainsi, la population bénéficie de l’expertise infirmière tout au long du cycle de la vie. D’abord, des cours prénataux à la santé en milieu scolaire en passant par l’accouchement et le suivi postnatal. Par la suite, en vieillissant, certaines personnes recevront des soins pour des problèmes de santé chroniques comme le diabète, lors de situations critiques comme un passage aux soins intensifs, ou encore en fin de vie. Les infirmières et infirmiers sont partout, entre autres en centre d’hébergement, à domicile, en milieu carcéral et en maison de soins palliatifs.

Chacun de ces types de soins nécessite une expertise spécifique et une formation adéquate. Plus que jamais, l’accès à des soins de santé de qualité et sécuritaires est un enjeu pour tous les Québécois, et le sera tout au long de leur vie.

 

 

Mythe
Les infirmières et infirmiers sont les yeux et les oreilles des médecins.

Réalité :
Les infirmières et infirmiers sont des professionnels autonomes, qui sont souvent la voix du patient.

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Cette perception leur confère un rôle de subalternes. Il serait beaucoup plus juste d’affirmer que les infirmières et infirmiers sont des professionnels à part entière. Ils sont autonomes et leur expertise se distingue de celle des autres professionnels de la santé, dont les médecins.

Les infirmières et infirmiers sont régulièrement appelés à travailler en étroite collaboration avec plusieurs professionnels de la santé et à prendre des décisions.

L’évolution des soins et des services à la population doit passer par l’autonomie de la profession infirmière (par exemple : droit de prescrire, pratique infirmière avancée, etc.)

 

L’importance de l’accès aux soins de santé

Le Québec fait actuellement face à des défis de taille : vieillissement de la population, augmentation du nombre de maladies chroniques, nouveaux virus, changements climatiques, hausse des cas de problèmes de santé mentale, etc. Les infirmières et infirmiers doivent donc répondre aux besoins grandissants de la population tout en continuant de développer leurs compétences afin d’offrir des soins de qualité.

Changements démographiques

Plus la population augmente, plus la demande de soins s’accroît.

Population vieillissante

Le vieillissement de la population crée une demande de soins complexes dans la communauté et à domicile.

Avancées technologiques

Les avancées technologiques et scientifiques impliquent de nouvelles formations et des changements de pratique.

Changements climatiques

Accroissement des problèmes de santé liés aux catastrophes naturelles, aux températures extrêmes, à la pollution de l’air, etc.

 

Comment faire face aux défis actuels de la profession infirmière?

L’OIIQ travaille sans relâche en vue de continuellement faire évoluer la contribution des infirmières et infirmiers à l’atteinte des objectifs du réseau de la santé, de sorte qu’ils puissent faire face aux défis actuels et répondre aux besoins grandissants et complexes de la population du Québec.

N’oublions jamais que les quelque 80 000 infirmières et infirmiers contribuent à de meilleurs soins de santé de la population, au moyen non seulement de leurs qualités humaines et de leur détermination, mais principalement de leurs compétences et de leurs connaissances – pour ainsi être en mesure de bien soigner.

Découvrez comment l’OIIQ et ses membres veillent sur votre santé depuis plus de 100 ans, dans cette entrevue avec Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

 

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