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Communiqué de presse

Intervention auprès des personnes réfugiées : la Fondation de l’OIIQ octroie la subvention Pour mieux soigner de 225 000 $ à un projet du CIUSSS de l’Estrie - CHUS

04 juin 2019
Intervention auprès des personnes réfugiées : la Fondation de l’OIIQ octroie la subvention Pour mieux soigner de 225 000 $ à un projet du CIUSSS de l’Estrie - CHUS
Stéphanie Charest, infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne et chef de service à la Direction des soins infirmiers du CIUSSS de l'Estrie - CHUS; Julie Laflamme, infirmière et chef de service à la Direction des services généraux du CIUSSS de l'Estrie - CHUS; Julie Pearson, chef des services psychosociaux généraux au CIUSSS de l'Estrie - CHUS; France Desjardins, médecin et cogestionnaire à la Clinique des réfugiés du CIUSSS de l'Estrie - CHUS et chercheuse à l'Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux; et Lara Maillet, professeure à l’École nationale d'administration publique et chercheuse à l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux. Absente de la photo, Johanne Déry, co-chercheure et professeure à l’Université de Montréal.

Montréal, le mardi 4 juin 2019 – La Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) remet la subvention Pour mieux soigner, d’une valeur de 225 000 $, au projet « Implantation d’une intervention de soins infirmiers de proximité innovante auprès des personnes réfugiées » du CIUSSS de l’Estrie - CHUS. Ce projet clinique vise à améliorer l’accès et l’adaptation des soins et des services de santé aux personnes vulnérables, dont les personnes réfugiées dans la ville de Sherbrooke, par la mise en œuvre d’un réseau intersectoriel basé sur la présence d’infirmières de proximité et d’une infirmière praticienne spécialisée (IPSPL), de concert avec les ressources établies en Estrie.

 

Les soins infirmiers : un déterminant de la santé

Depuis son ouverture en 2009, la Clinique des réfugiés (CDR) de Sherbrooke a rencontré plus de 4 000 personnes réfugiées pour des bilans de santé et de bien-être. À la suite de ces bilans, les personnes réfugiées sont enregistrées au guichet d’accès dans le but d’obtenir un médecin de famille et demeurent un certain temps sur cette liste. Par conséquent, pour un suivi ou un besoin ponctuel de soins, la plupart de ces nouveaux arrivants doivent se rendre à l’urgence, car la clinique n’est pas en mesure d’offrir de suivi ni de prise en charge.

 

Afin de pallier ce manque de continuité, qui accentue la situation de vulnérabilité, l’équipe du CIUSSS de l’Estrie - CHUS a développé un modèle de réseau intersectoriel avec les différents acteurs de la communauté (institutions, organismes communautaires, municipalité) et la CDR. Ainsi, l’ajout de deux infirmières de proximité et d’une IPSPL à l’équipe d’intervention améliorera l’accès aux services de santé et le suivi clinique de cette clientèle.

 

Les expertises infirmières comme filet de sécurité

Le projet favorisera la diffusion des meilleures pratiques et la collaboration interprofessionnelle par la présence de toute l’équipe interdisciplinaire, composée entre autres de travailleurs sociaux, médecins et pharmaciens communautaires afin d’obtenir des résultats de santé optimaux. Il permettra aux infirmières et infirmiers d’œuvrer à la pleine étendue de leur pratique en réalisant auprès de cette clientèle l’ensemble des activités pour lesquelles ils détiennent la formation et les compétences : évaluation et planification des soins, enseignement à la clientèle et aux familles, communication et coordination des soins et services.

 

« Dans ce projet, les compétences infirmières jouent un rôle essentiel auprès de personnes réfugiées vivant en situation de précarité et présentant des besoins spécifiques. Leur accompagnement se fait dans une approche interculturelle et globale de la santé, de sorte que toutes les ressources nécessaires pour favoriser leur bien-être et leur intégration soient déployées », précise Lyne Tremblay, infirmière et présidente de la Fondation de l’OIIQ.

 

L’innovation au bénéfice des personnes vulnérables

La subvention est attribuée pour une période de deux ans en vue d’assurer un développement à long terme de ce projet clinique novateur, lequel a un fort potentiel de transfert à d’autres contextes et fera aussi l’objet d’un projet de recherche, coordonné conjointement par des chercheuses et professeures de l’École nationale d’administration publique et de l’Université de Montréal. Ce dernier a pour but d’évaluer les retombées sur l’accessibilité aux soins de santé, la réponse aux traitements ainsi que la continuité des soins et services offerts dans un souci d’équité et de justice sociale.

 

Programme de subvention Pour mieux soigner

Lancé en 2013, le programme de subvention Pour mieux soigner de la Fondation est la seule aide financière au Québec, pouvant aller jusqu’à 250 000 $, destinée exclusivement à des projets cliniques infirmiers qui contribuent à améliorer la qualité, la sécurité et l’accès aux soins pour les Québécois. Par l’entremise de ce programme, la Fondation appuie des projets concrets qui valorisent la contribution des infirmières et infirmiers au suivi des personnes tout au long du continuum de soins et de services ou en fin de vie.

 

À propos de la Fondation de l’OIIQ

La Fondation de l’OIIQ a pour mission de promouvoir l’intérêt et l’avancement des sciences infirmières et des soins infirmiers, au bénéfice des patients. Depuis 1987, la Fondation de l’OIIQ (auparavant la FRESIQ) a octroyé plus de cinq millions de dollars au financement des progrès réalisés dans les sciences infirmières.

 

Source : Fondation de l’OIIQ