L'Ordre

Tournée du président 2019 - 2020

Conversations avec les membres

Dans l’objectif de créer une plus grande proximité avec les membres, le président de l’Ordre, Luc Mathieu, est allé à la fin de 2019 et au début de 2020 à la rencontre des membres pour entendre leurs préoccupations et discuter des problèmes non résolus de la profession.

Sur une base volontaire et dans un mode conversationnel, 440 membres d’un peu partout au Québec se sont exprimés. Ils ont fait part de leur expérience autour de trois grands thèmes avec la perspective de ceux qui exercent la profession infirmière.

1.    Autonomie professionnelle et organisation des soins
 

Les infirmières et infirmiers participants ont été invités à parler de leur vie professionnelle au quotidien. Est ce que l’organisation des soins dans leur établissement leur permet d’exercer l’autonomie professionnelle conférée par leurs responsabilités? Précisément, les participants ont été invités à nous clarifier si leurs conditions d’exercice leur permettent d’offrir les soins qu’ils veulent donner en s’appuyant sur leurs décisions.

2.    Occupation du champ d’exercice


On oublie souvent que le champ d’exercice des infirmières et infirmiers est l’un des plus vastes des professions de la santé. Ils possèdent 17 activités réservées. Ici, le président a invité les participants à s’exprimer sur les facteurs qui favorisent ou empêchent la possibilité d’exercer leur profession en occupant leur champ d’exercice.

3.    La formation et son application sur le terrain


Compte tenu de l’évolution du portrait épidémiologique de la population, notamment la hausse importante du nombre de personnes âgées d’ici 15 ans, le tabagisme chez les jeunes, le niveau d’obésité, les incidences du faible revenu sur la santé, la croissance du nombre de maladies chroniques et la multiplication des problèmes de santé mentale, la prise en charge des patients a tendance à se complexifier. Pour répondre aux besoins en santé de la population, l’infirmière et l’infirmier d’aujourd’hui doivent avoir les compétences que requiert la complexité de son état de santé. Devant ces constats, l’OIIQ demande depuis plusieurs années que la porte d’entrée à la profession infirmière soit une formation universitaire. Les participants se sont exprimés sur cette position de leur ordre professionnel. Ils ont aussi échangé sur l’offre de formation continue et le contexte à mettre en place pour faciliter sa réalisation.

Le rapport produit à la suite de la tournée permet d’entendre leurs préoccupations et de prendre le pouls du terrain. Un point de vue unique de la part de ceux qui vivent la profession. 

 

 

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